lundi 23 avril 2018

MARCHE DES SCHTROUMPHFTROUPEN


MARCHE DES


 SCHTROUMPHFTROUPEN


Version française – MARCHE DES SCHTROUMPHFTROUPEN – Marco Valdo M.I. – 2018
Chanson italienne germaniséeMarcia delle SturmtruppenBonvi – 1981
Paroles : BonviMusique : Piero Montanari
Interprétation : Strumpete und N’Dranghete


Bonvi, nom d’artiste de Franco Bonvicini, au registre d’état civil Franco Fortunato Gilberto Augusto Bonvicini (Modène, 31 mars 1941 – Bologne, 10 décembre 1995), est un auteur de bandes dessinées italien. Il est surtout connu pour avoir inventé et réalisé la série de bandes dessinées à épisode Sturmtruppen (SCHTROUMPHFTROUPEN) de 1968 jusqu’en 1995, année de sa mort, une remarquable représentation satirique de la seconde guerre mondiale, première bande dessinée italienne réalisée dans le format à épisodes journaliers qui pendant longtemps a joui d’une vaste popularité et pas seulement en Italie, où il fut publié sur un grand nombre de journaux, de revues et de livres, mais même à l’étranger où il a été publié, traduit en onze langues différentes dont le russe, devenant ainsi la première bande dessinée étrangère jamais publiée dans l’Union soviétique. À cette bande dessinée s’inspirent deux longs-métrages homonymes de 1976 et de 1982.

Une autre des… Un autre fameux des énormes oublis des Kansonen Kontre la Kerre (KKK, hum, ok, peut-être ce Zikle n’est pas très bon mais ça va quand même), lié à la plus célèbre bédé antimilitariste, la plus terrifiante et la plus anarchiste de l’histoire italienne, les Sturmtruppen (SCHTROUMPHFTROUPEN) de Bonvi. Nous remédions avec un inkroyable rethard, mais nous chercherons à konstruire une page fraiment tigne de cette kose.



LES SCHTROUMPHFTROUPEN



SturmtruppenSCHTROUMPHFTROUPEN est la bande dessinée la plus appréciée, créée par Franco Bonvicini, mieux connu comme Bonvi.
SturmtruppenSCHTROUMPHFTROUPEN est une représentation satirique de la Seconde kerre mondiale vue par les yeux des troupes d’assaut allemandes « assassines » ; toutefois, il ne s’agit pas simplement d’une satire confortable et gratuite contre la stupidité de la guerre (kerre), parce que les soldats de Bonvi, en réalité, sont seulement un prétexte par lequel, anarchiste convaincu, il se fout impitoyablement de cette obéissance « cieka, pronta, assoluten : aveugle, prête, absolue ». En lisant la bande dessinée, il faut se rappeler que le sadique sergent et/ou les « officiers » (officieren) pourraient être sans problèmes des proviseurs ou des chefs de bureau.

Utilisant un italien « germanisé », avec des cadences et des terminaisons pseudo-germanisantes qui s’adaptent bien à l’esprit humoristique de la série, Bonvi les représente comme une masse d’hommes naïfs et incapables aux prises avec les difficultés de la kerre, la sévérité (ou la folie) de généraux, le manque de tous ces plaisirs qui permettent à l’homme de vivre et de ne pas survivre : sexe, vivres, paix. L’amère ironie des personnages bonviens résonne comme crient le besoin de paix et la résignation face à tout ce qui est insoluble, ou bien, pour Bonvi, la totalité des choses.
Dans les épisodes, on trouve des situations grotesques et irréalistes, comme un médecin de camp obsédé de vampires, une « soupe Frankenstein » qui prend vie des expériences du cuisinier, jusqu’à des invasions beaucoup plus réalistes de rats ou de punaises dans les tranchées.



LES PERSONNAGES


La bédé des SturmtruppenSCHTROUMPHFTROUPEN n’a jamais eu de véritables protagonistes. Les événements se déroulent autour des divers personnages qui composent la grotesque armée de Bonvi, qu’on peut distinguer entre eux. Outre les simples soldats, qui sont appelés avec les noms allemands les plus communs (Otto, Fritz, Franz, etc), en voici certains :

LE KAPITEINEN

Le commandant de la compagnie, c’est la figure la plus complexe du microcosme des Schtroumphftroupen. Il représente la continuité de la présence du pouvoir et de la hiérarchie au front, et héritant toutes les incohérences et les jugements, il revêt occasionnellement un rôle médiateur et d’un modérateur d’autres excès, engendrés par des subalternes, des alliés ou des supérieurs. Représenter tous ces aspects a demandé parfois d’en charger la personnification : sous cet aspect, celle du capitaine ivrogne est mémorable .

LES OFFICIEREN SUPERIOREN.

La source lointaine de l’autorité, qui parfois se matérialise : colonels, généraux ou inspecteurs. Dans une série, le général, privé d’uniforme, est traité comme un vieux gâteux, pour ensuite retrouver tout le respect et la révérence lorsque il réussit à le rendosser.

LE SERGENTEN.

Un sadique, un cruel vétéran sans scrupules, imprégné complètement du système et obsédé par l’« ordre » et la « discipline ». Il abuse souvent de la vie des soldats, en les recrutant, parfois même par ruse, pour des missions horribles et parfois suicidaires.

LE DOKTOREN MILITAREN.

Un membre du corps médical qui en réalité a étudié comme vétérinaire. Avec le temps, le docteur se retrouve protagoniste de divers événements, comme la chasse au vampire ou à la création d’une potion qui rend invisible (dans une série d’épisodes, après avoir bu tout un alambic de grappa en la nommant sa potion, « Doktoren » commence à traîner complètement nu dans les tranchées, en causant une forte perplexité parmi les soldats résignés. Même le Kapitainen ne réussit pas à l’arrêter, du fait que l’état-major décrète que, comme le docteur est major du corps médical, il est donc d’un grade supérieur au capitaine et il a le droit de se considérer comme invisible ; « et alorsen, qu’est-ce que je fais ? », telle est l’affirmation du capitaine résigné pendant que le docteur l’importune en faisant voleter une cigarette et en disant : « Regarde : eine sigaretten allumée qui tournoie toute seule dans l’airen  ! »).

L'UNTERLIEUTENANTEN DE KOMPLEMENTEN.

Un jeune officier, engagé par népotisme, absolument empoté. Toutes les fois qu’il s’offre à commander une mission, celle-ci se conclut inévitablement par un échec.

LE FIER ALLIEN GALEAZZO MUSOLESI

C’est l’allié italien, avec un nom qui est clairement tiré de ceux de Benito Mussolini et Galeazzo Ciano (mais a même une rue Musolesi à Bologne, célèbre pour une osteria renommée). C’est un homme froussard et égoïste, qui tente toujours d’escroquer et voler ses « alliés ». Musolesi a tout l’air d’une parodie des stéréotypes sur le comportement de l’armée italienne pendant la Seconde guerre mondiale. Dans un épisode, Musolesi affirme être le fédéral de San Giovanni in Persiceto, petite cité de la métropole bolognaise. Dans quelques épisodes il a l’habitude de se mettre en pose plastique sur une butte de terre, en disant qu’il le fait pour effrayer l’ennemi (lorsque l’ennemi est à leurs trousses). Il est perpétuellement en conflit avec l’autre allié de l’armée, le Japonais. Dans la plupart des épisodes, Galeazzo a d’absurdes fixations, comme le potager de guerre, la « letterina à la mamma » et assumer une pose « plastiken » en montrant la poitrine à l’ennemi.

LE KUISTOTEN MILITAREN.

Cuisinier de la cuisine du camp, toujours critiqué pour la qualité de la soupe, surtout par le Sergenten. En effet, il n’a pas tous les torts… les lavasses servies par le cuisinier sont toujours composées des plus absurdes saletés : de l’huile pour moteurs, des pneus, même des morceaux de cadavre. À rappeler l’épisode de la soupe malefiken, où le cuisinier, pendant ses expériences de gastronomie, avec un éclair fait prendre vie à sa soupe, laquelle commence à se nourrir des malheureux soldats.

LE NOBLE ALLEATEN DU SOLEIL LEVANT

Parodie du soldat japonais, basée sur des stéréotypes comme l’aptitude à l’auto-sacrifice, le sens d’honneur, etc. À peine intégré dans les troupes, il devient cible des vexations de Galeazzo Musolesi, qui d’abord raille sa basse taille, ensuite vole ses baguettes pour manger en les prenant pour des spaghettis, jusqu’à ce que, bardé comme un samouraï, il se retrouve au point de vouloir accomplir son harakiri, mais convaincu par le Capitaine de ne pas s’ôter la vie, il tourne son épée à l’encontre du Fier Allié.

LES ÉROICHEN BRANCARDIEREN.

Les éroichen brancadieren sont les soldats qui s’occupent de la récupération des blessés sur le champ de bataille au moyen d’une civière. Même s’il faut dire qu’ils n’effectuent pas leur travail à la perfection, et souvent même, ils aggravent la situation des pauvres blessés.

LE SOLDATEN HUMBERT

Le soldaten Humbert est une recrue, postée en sentinelle à l’emplacement N°8, oubliée pendant cinq ans et retrouvée par une patrouille. Humbert, dans ce laps de temps, a perdu toute caractéristique humaine, devenant une espèce de yeti vorace à la face couverte d’un épais duvet et doué d’une force et d’une résistance surhumaines. Il suffit de savoir que dans un épisode, un nuage radioactif, qui avait écorché vivant un soldat et fait tomber les dents du capitaine, passa sur lui le laissant entièrement inchangé mais, au contraire, avec sa permanente (à la stupeur générale un soldat affirma : « Qu’est-ce que je vous avais detten ? il n’est pas humain  ! »). Employé plus tard comme estafette (doté surtout de mouvement), il connut un soldat de l’Afrika Korps aux tendances « gayes », il en tombe amoureux, à l’évidente indignation de ce dernier qui explique ensuite : « Mais tu me voudrais me faire croire que nous sommes zwei hommes ? » et ensuite, « je dois demander la permission à ma maman ». Il disparaîtra de la circulation quand ses camarades d’armes le tondront découvrant ainsi qu’il s’agit d’un être formé seulement de peluche !

LA SERGENTE OLGA, LA CAPORALE HELGA, LA SIMPLE SOLDATE TILDA.

Seules soldates féminines qui sont apparues dans la bédé. Olga tombe amoureuse du Sergenten, Helga de l’Unterlieutenant de Komplementen et Tilda (par rapport aux deux autres, plus grandes et plus attrayantes) du soldat « Poeten », toutes les trois avec des résultats très minces.

LE SOLDATEN SIGFRID VON NIBELUNGHEN.

Courageux, mais aussi stupide, ce blond lycéen, un jeune de dix-huit ans qui réussit à s’engager en falsifiant ses papiers. Il perd ses membres, sa langue, ses yeux et ses oreilles en sautant sur une mine du champ, placée par lui-même quelques minutes avant, lors d’une attaque dans un champ de blé à l’aube et avec le soleil de face, en louant les « Immortelles valeurs qui rendent digne la vie d’un homme ». Il finit à l’hôpital réduit à un tronc humain, « incapable même de l’appeler l’infermieren quand je me caken dessus » ; c’est alors qu’il commence à douter des « immortelles valeurs » vantées par son professeur de lycée.

LE PLOTONEN D’EXÉCUZIONEN

C’est le peloton d’exécution chargé de l’exécution d’un juif. L’idiotie du chef de peloton, des tireurs et même du juif lui-même, rendent difficile cette tâche. D’abord, le peloton se perd ; ensuite, il perd le juif ; ensuite, il perd le mur et, quand tout est prêt, le plotonen d’exécuzionen se rend compte qu’il a de l’affection pour le juif et qu’il ne peut pas le tuer.

LA PETITE FEDETTE PRUSSIENNE

C’est un soldat triste, coincé sur un arbre que deux camarades d’armes feront descendre grâce à la douce aide d’une balle, après avoir tenté plein d’autres moyens. C’est un des personnages caractéristiques des premiers épisodes.

HEINZ LE GALVANIZZATOREN,

Heinz le galvanizzatoren est un soldat autoproclamé « galvanisateur » (une sorte d’animateur militaire) du régiment ; il cherche à empêcher le relâchement moral des troupes avec des méthodes sadiques et brutales. À la fin, il finit « auto-galvanisé » par son réveil explosif.

L’AUTORIDUKTOREN

L’autoriduktoren, parodie des bizarres personnages de la contestation de 1977 (il faut comprendre les « policiers déguisés en civils », qui dans les manifestations armés de pistolets « non réglementaires » jouaient le rôle de provocateurs et de tueurs, néanmoins couverts par leur hiérachie, y compris le ministre de l’Intérieur, futur Président de la République italienne Francesco Cossiga – par exemple, l’assassinat à Rome de Giorgiana Masi), cherche à dévergonder la rigide discipline de kerre avec des tactiques pour le moins bizarres ; il finit par « réduire » son service militaire en se tirant dans la tête.

LA MIGNONEN PUBLICHEN

La mignonen publichen est un autre personnage féminin ; c’est la prostituée du régiment, qui exerce dans les arrières. Le soldat Otto tombe amoureux éperdument d’elle, qui est intéressée seulement à l’argent, et cherche continuellement de passer un peu de temps en romantique et platonique intimité avec sa « fidanzaten ».

LES KRIMINELLEN

Virés du 27e battaglionen corazzaten (de disciplinen), les Kriminellen sont deux criminels conscrits dans l’armée, et envoyés au bataillon des Schtroumphftroupen comme une partie de leur peine. Farouches et indifférents aux inconvénients de la vie militaire, ce sont les uniques soldats craints par le sergenten, qui ne réussit pas à leur imposer son autorité. Malgré leur renommée de durs, ils aideront le soldat Otto dans ses peines d’amour. Probablement l’occasion pour la numérotation du détachement et pour le nom lui-même est tirée des bests-seller de Sven Hassel, ex-combattants de la Wermacht d’origine danoise, qui dans l’après-guerre narra en forme romancée ses aventures au front, où suite à sa désertion, il fut incorporé dans un régiment blindé allemand disciplinaire .

L'« AZZARDEN » FRITZ

« Azzarden » Fritz, est un soldat marqué par les jeux de hasard et les paris. Très habile joueur de poker, il est connu pour plumer ses collègues plus imprudents, et pour ses cotations sur la réussite des missions en cours. Il sera plumé à son tour soit par le Sergenten (qui fait valoir son grade de sorte qu’un des soldats lui fait savoir qu’il devait écrire la liste des soldats à envoyer en première ligne) et de Galeazzo Musolesi (qui, tenté par le même Fritz, organise une partie, en lui plaçant dans le dos son gros et silencieux « Gorille ». Franz, qui révèle ponctuellement chacune de ses « mains ») que du coup le ruine au point qu’il doit se déguiser et de le forcer à faire le « prostitué » pour regagner l’argent perdu, évidemment avec des résultats catastrophiques.

LE KAPOPANZER UND LE PILOTEN

Tel est l’inefficace équipage d’un char, en continuelle polémique intestine ; c’est souvent le char qui en fait les frais.

LE "GIONA" FRANZ

« Giona » Franz est le soldat qui a la terrible capacité de porter la poisse. Seul le fier alleaten Galeazzo Musolesi réussira à tirer quelque chose de la présence de cet individu, en imposant des polices anti-malchance aux autres soldats.

LE POETEN

Le Poeten est le soldat qui critique le système de l’armée à travers des poésies satiriques, et pour cela est expédié au bataillon discipline, où chaque jour , lui sont systématiquement cassés l’index et le pouce.

KHRIST HEINZ, DIT « LE MESSIE »

Khrist Heinz, dit « Le Messie » est un soldat avec des crises mystiques continuelles, durant une de celles-ci, il révèle être Jésus et parle à son Père en levant la tête vers le Ciel.

L'ESPIONEN

L'Espionen est l’espion de l’armée des Schtroumphftroupen ; c’est le plus vieil espion du Reich et lorsque il est découvert, il n’avale pas une capsule de cyanure (comme les autres espions), mais plutôt un bonbon à la menthe.

LE KAPITEIN SAUFER

Héroïque, perpétuellement ivre, combattant expérimenté, fou et sensé en même temps, rebelle à la chaîne hiérarchique, avec lui Bonvi propose une figure positive d’officier. Quand il est gravement blessé (il mourra dans quelques épisodes), sa première préoccupation est que l’éclat d’obus qui l’a frappé a cassé la bouteille de Vermouth qu’il tenait contre lui (en effet, l’odeur d’alcool qui envahit la tranchée est due à l’alcool contenu dans son sang  !). Après sa mort, on découvre, par les soldats du 27° batt. cor. (de disciplinen), qu’il en avait été le commandant avec le grade de colonel, et qu’il avait été rétrogradé parce que « était ein birikinen » (un peu espiègle). Il suffit de citer le strip-tease où il s’expose au feu ennemi en hurlant « je vous écraserai toutes, maudites mouches » face aux projectiles, ou bien quand il fait sauter un char ennemi en utilisant son cocktail comme un Molotov. Après sa mort, en différentes occasions, il aide ses soldats de diverses manières, comme de faire des blagues au « Kapitain spaccaballen (casse-couille) » qui l’a remplacé sous la forme de spectre. Sur sa tombe, on a placé une médaille Martini&Rossi.

LE SUSSISTENZEN

Sussistenzen est le soldat préposé au ravitaillement de vivres et de munitions qui confond le champ de bataille avec une foire ; il fait des ventes publicitaires de munitions (par exemple : « qui prend deux cartouches pour mitrailleuse recevra une cartouche pour fusil en cadeau  ! ») ou bien des échantillons (1 mini-cartouche) à des fins publicitaires.



Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen !

Dans la petite maison dans la tranchée popopo
Même quand on a la diarrhée,
On respire en apnée
Pour ne pas trahir notre idée.

In der bunker ! Fuss ! Achtung !

Qui ? Moi ?
Pas moi !

Nous marchons dans la merde popopo
Mais le jeudi on se lave
Puis, nous allons à la kantine.

Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !

Et puis, on va se battre à la kerre
Oui, il est interdit d’aimer
Et Lili Marleen faut oublier
On a juste le temps de krevier.

Et alors, on va se battre à la kerre
Et on ne revient jamais
Quel supplice !

Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !

En pensant à mama ki attend popopo,
Dans la petite maison,
On court soudain en vitesse
Charger nos fusils !

Dézignazionen d’un volontairen, fous !
Volontairen ?
Qui ? Moi ?
Pas moi !

Wenn à l’assaut nous allons, popopo
Peu nous rentrons,
Tel est le destin que nous avons  !

Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !

Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !

Et puis, on va se battre à la kerre
Oui, il est interdit d’aimer
Et Lili Marleen faut oublier
On a juste le temps de krevier.

Et alors on va se battre à la kerre
Et on ne revient jamais
Quel supplice!

Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !

Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-Schtroumphf-troupen,
Schtroumphf-troupen, Schtroumphf-troupen, ja !
Schtroumphftroupen ! Marchieren !

dimanche 15 avril 2018

ASIE-AFRIQUE

ASIE-AFRIQUE

Version française – ASIE-AFRIQUE – Marco Valdo M.I. – 2018

d’après la version italienne de Flavio Poltronieri – ASIA – AFRIKA – 2018
d’une chanson turque – Asya-AfrikaZülfü Livaneli – 1988




Dialogue maïeutique

Voici, Lucien l’âne mon ami, une chanson turque de Zülfü Livaneli, qu’on a commencé à découvrir avec Les Murs (Duvarlar) et Güldünya. Cette chanson-ci est l’écho d’un poème de Nazim Hikmet : Adresse aux écrivains asiates et africains (Asya-Afrika yazarlarina), qui est une sorte de profession d’internationalisme ; l’une comme l’autre s’inscrivent dans une logique tiers-mondiste, qui fut celle de Nehru. Depuis, les choses ont évolué, toute une histoire s’est écoulée. Si dans les principes, la chanson de Livaneli est parfaitement dans la ligne des revendications d’égalité humaine, dans les faits, auxquels elle se rapporte, elle ne correspond plus aux situations d’aujourd’hui.

Oh, Marco Valdo M.I. mon ami, c’est assez naturel. La chanson date d’il y a 30 ans et elle se fondait sur des faits de l’époque. Et puis, en quoi est-elle décalée par rapport à la situation actuelle ? Peux-tu me l’expliquer ?

Eh bien, Lucien l’âne mon ami, je m’en vais te détailler ces éléments qui la rendent anachronique. La première strophe parle de la Chine et de la place Tienanmen qui est une des plus grandes et plus célèbres places de notre monde ; elle est le lieu par excellence de la capitale de la Chine, Pékin. Elle porte – par je ne sais quelle ironie de l’Histoire ! – ce nom de Tienanmen qui signifie « Place de la porte de la Paix céleste ». Cette strophe comprise comme on peut la comprendre aujourd’hui semblerait indiquer que la chanson prend parti pour les révoltés de Tienanmen et ce serait très bien ainsi, si ce n’était que ce serait un contre-sens en ce qui concerne les opprimés et les oppresseurs. Si les opprimés sont toujours les opprimés et le peuple chinois, les oppresseurs d’aujourd’hui qu’évoque la Place Tienanmen, c’est le Parti Communiste Chinois. Je vois ton regard éwaré, je le vois qui me présente toute l’incompréhension du monde ; alors, je m’explique.
La chanson date de 1988 et malgré certains antécédents, on pouvait voir cette place Tienanmen comme le lieu d’expression historique des opprimés de la Chine.
L’année suivant, en juin 1989, la 27ième Armée chinoise écrasait avec ses chars les manifestants tout autour de cette place, occupée par le peuple. La répression faisait plus de 10 000 morts. Selon Alan Donald, l’ambassadeur britannique en poste à Pékin qui envoyait les informations à son gouvernement, les blindés ont « roulé sur les corps à de nombreuses reprises, faisant comme une « pâte » avant que les restes soient ramassés au bulldozer. Restes incinérés et évacués au jet d’eau dans les égouts ». Dans les jours qui suivent, l’armée chinoise occupe Pékin et la répression s’étend à tout le pays.
Il est difficile d’imaginer que cette strophe ait eu le même sens en 1988, sauf à être une chanson prophétique prenant parti sur ce qui allait se passer l’année suivante et que le sens qu’elle a pu prendre après les massacres de 1989. Depuis lors, Tienanmen est toujours symbole de lutte pour la liberté et contre l’oppression et l’oppresseur d’alors est toujours au pouvoir et s’y accroche solidement. Comme on le voit, la Guerre de Cent Mille Ans ne connaît pas de frontières ; elle fait rage partout et les riches et les puissants de partout font brutalement la répression et la guerre aux pauvres et ils le font au nom de Dieu, du Droit, de l’État, de la Nation, de la Race, de la République, de la Démocratie, de la Liberté, du Peuple, du Parti, du Prolétariat, du Prophète ou de n’importe quoi.
Quant à la dernière strophe qui parle de l’Afrique du Sud, elle devrait elle aussi être actualisée. Botha et Mandela, qui tous les deux furent présidents du pays, ont disparu.

Effectivement, Marco Valdo M.I., ces deux strophes sont circonstancielles et de ce fait, ont perdu leurs repères pour la plupart des auditeurs ; mais c’est le lot de toutes les chansons qui se focalisent sur une actualité, par essence évanescente. Il fallait vraiment introduire un peu d’histoire pour comprendre ces deux strophes de la chanson, mais il en est une autre.

Il en est une autre et celle-là, Lucien l’âne mon ami, est toujours d’actualité, car elle est quasi-intemporelle. Que dit-elle ? Elle affirme l’homme d’Asie et d’Afrique face à la colonisation par le monde « européen » et la domination du monde par l’Occident.

Maintenant, si tu le veux bien, Marco Valdo M.I. mon ami, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde déséquilibré, raciste, oppresseur et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.



La moitié de notre cœur est ici,
L’autre moitié est en Chine :
Pas dans le Fleuve Jaune,
Mais sur la place Tienanmen
Avec les opprimés.

Ne regardez pas, frères, mes cheveux blonds,
Je suis asiate, je suis africain !
Ne regardez pas, frères, mes yeux bleus,
Je suis asiate, je suis africain !

En Afrique noire,
Botha et ses hommes jouent en noir ;
Le visage de Mandela,
De Biko et de ses amis, saigne.

jeudi 12 avril 2018

GÜLDÜNYA


GÜLDÜNYA


Version française – GÜLDÜNYA – Marco valdo M.I. – 2018
tirée de la traduction italienne – GÜLDÜNYAFlavio Poltronieri – 2018
d’une chanson turque – GüldünyaZülfü Livaneli2005
Paroles et musique : Zülfü Livaneli




Livaneli écrivit et dédia la chanson à une fille victime d’un crime d’honneur.
Son nom Güldünya est composé de deux différents mots
 : la première partie « Gul » est aussi bien le nom « Rosa » que le verbe « rire », la seconde partie « dünya » signifie par contre « monde ».

Dialogue maïeutique


Vois-tu, Lucien l’âne mon ami, la chanson raconte la très triste histoire de Güldünya, une jeune fille turque qui vivait dans Istamboul, la ville la plus moderne et la plus européanisée de Turquie. Elle s’était bercée de l’illusion qu’un tel monde serait civilisé et serait capable d’atteindre la hauteur nécessaire pour donner vie à la dignité humaine, à la dignité d’être et de société humaines. C’était une illusion et Güldünya a payé très cher cette erreur de jugement : elle a voulu vivre selon ses amours, elle en est morte ; pour raison d’amour, ils l’ont assassinée.

Que racontes-tu, Marco Valdo M.I. mon ami, qu’est-il arrivé à cette jeune femme, je pressens une tragédie ?

Une tragédie, Lucien l’âne mon ami, c’en est une, assurément ; mais c’est aussi une ignominie et en langage plus cru comme le dirait le populaire, une franche saloperie. Et le pire, le pire de tout, c’est qu’ils appellent ça un « crime d’honneur ». À mon sens, il s’agit plutôt d’un « crime d’horreur ».

Un « crime d’honneur », un « crime d’horreur » ?, dit Lucien l’âne en dressant ses oreilles à la verticale, de quoi s’agit-il ?.


En clair, Lucien l’âne mon ami, Güldünya a été purement et simplement assassinée parce qu’elle avait voulu connaître et accomplir sa liberté d’être humain et sa liberté d’être humain féminin ; car elle avait décidé de suivre le penchant de son cœur et refusé de se soumettre au diktat de la religion, qui n’est rien d’autre qu’un résidu d’antiques coutumes paysannes arriérées.

Oh, dit Lucien l’âne qui en a vu d’autres, prudence, prudence, il faut être prudent avec les religions. Car les religions sont des engeances rancunières et assassines.

Oh, Lucien l’âne mon ami, je le sais et ô combien, je le sais. J’ai écrit tant de choses à propos des persécutions et assassinats de la religion catholiquedu sac de Jérusalem aux massacres d’Albi, de Béziers et de Montségur, à la torture de Claes le père de Till, à sa mort sur le bûcher, à celle de Viviani et de Bruno, à celui de Dolcino et de tant d’autres, etc., on n’en finirait pas. Mais dans ce cas-ci, il s’agit de la religion musulmane, des prescriptions du Coran et des délires machistes du prophète, relayant les ukases divins. Ah, si cette religion se contentait de mener des guerres saintes contre les religions concurrentes, je n’y trouverais pas trop à y redire ; en quelque sorte, ils laveraient leur linge sale en famille. Mais elle est plus pernicieuse, plus perverse encore, au moins autant que ne le furent les religions chrétiennes. Elle intervient dans la vie privée, quotidienne et intime de millions et de millions d’enfants (par le baptême, la circoncision ou l’excision), de femmes et d’hommes. Les religions, foi de Marco Valdo M.I., sont toutes indistinctement des machines autoritaires et indiscrètes ; toutes sont les ennemies de la liberté.

Pour ce que j’en ai vu au cours des âges, dit Lucien l’âne, tu as raison. J’ai vu les juifs se massacrer entre eux, les chrétiens massacrer les juifs, les musulmans massacrer les chrétiens et les juifs, les hindous massacrer les musulmans et inversement.

La religion est un sport dangereux, j’en conviens, dit Marco Valdo M.I.; cependant, il faut en sortir un jour ou l’autre de ce cercle infernal et à mon sens, la seule et unique manière s’est de se reconnaître tous comme des êtres vivants et de s’accorder sur cette seule base, sans l’intervention d’un être supraterrestre, sans l’intercession d’un dieu, qui en dehors de l’imaginaire de certains, n’existe tout simplement pas.


Sur ce point, Marco Valdo M.I. mon ami, je te rejoins totalement. D’ailleurs, il suffit de lire La Déclaration Universelle des Droits de l’Âne pour se convaincre que l’âne est athée. À ce sujet, il faut en toute objectivité constater qu’à la naissance, l’homme – dans toutes ses déclinaisons – est athée comme l’âne ou n’importe quel être – animal, végétal, minéral, gazeux, vide… et que tous les vivants redeviennent athées à leur mort, pour autant qu’ils se soient égarés durant leur existence dans les arcanes d’une religion ou d’une autre.

En effet, Lucien l’âne mon ami, tu fais bien de le rappeler : à la naissance, tout le monde – absolument tout le monde – est athée. Ce n’est qu’ensuite, qu’on pousse l’être humain dans les bras des religieux, qu’on fait gober l’existence d’un Dieu ou de plusieurs, qu’on le rend croyant et crédule. Tu fais tout aussi bien de rappeler que l’être humain abandonne avec sa vie toute coloration religieuse et redevient athée, quand il meurt.

Maintenant, Marco Valdo M.I., pour cette fois, il est temps de conclure et de reprendre notre tâche qui consiste à tisser le linceul de ce vieux monde absurde, assassin, ignoble, infect, religieux, croyant, crédule, idiot et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi parlaient Marco Valdo M..I. et Lucien Lane


Güldünya Güldünya !
Le monde crie, le monde rit.
Ils abattent Güldünya,
Écoute ce que je dis !

Istamboul est pleine de quartiers
Aux maisons peintes en blanc.
Ils abattent Güldünya :
L’arbre de la jeunesse est bri

Güldünya Güldünya…

Istamboul est pleine de bazars
Et d’hommes aux cœurs barbares.
Si on ne respecte pas leurs traditions,
Une tombe noire est la punition.

Güldünya Güldünya...

mardi 10 avril 2018

LES MURS

LES MURS

Version française – LES MURS – Marco Valdo M.I. – 2018
d’après la traduction italienne – MURI – Flavio Poltronieri – 2018
de la chanson turque – DuvarlarZülfü Livaneli – 1994
Paroles et musique : Zülfü Livaneli









Sais-tu, Lucien l’âne mon ami, qui est Zülfü Livaneli ?

Oh, dit Lucien l’âne, moi, tout ce que j’en sais, c’est de l’avoir rencontré, il y a bien des années quand il menait aux côtés de Mikis Théodorakis, le combat pour établir une double voie d’amitié entre les Grecs et les Turcs. C’était au siècle dernier ; il y a maintenant plus de trente ans. Et de façon évidente, ce n’est pas gagné, surtout avec le régime actuellement au pouvoir en Turquie, qui me paraît par trop nationaliste, inféodé à une religion particulièrement intolérante, dictatorial, xénophobe et pour tout dire, assez fasciste dans son développement. C’est embêtant pour ce beau pays qui fut – un temps – une vraie république laïque, pour ne pas dire débarrassée de Dieu, qui prisait assez la liberté de ses citoyens. À présent, on en est loin. Et son évolution a de quoi inquiéter ses voisins, dont nous sommes.

Pour en revenir à ma question et à l’artiste Livaneli, reprend Marco Valdo M.I., tu sais sans doute aussi qu’il est un chanteur et un musicien, très renommé en son pays, mais également sur la scène internationale. Mais, sais-tu également qu’il s’agit d’un romancier de renom, un journaliste, un cinéaste et sans doute, a-t-il d’autres faces de sa créativité comme la poésie. Bref, il s’agit d’un artiste polyédrique, diraient nos amis italiens ; ce que je traduirai à l’usage des locuteurs de langue française, par artiste polymorphe ou protéiforme ; d’autres diraient qu’il a de multiples cordes à sa lyre. Pour ce que j’en sais, on dit de lui que c’est un artiste antidogmatique, ce qui dans la Turquie d’aujourd’hui, celle du caudillo Erdogan, est très périculeux. Je dis tout cela, car il s’agit de l’auteur, du compositeur et de l’interprète de la chanson.

Au fait, Marco Valdo M.I. mon ami, que dit-elle cette chanson ?

Le fait qu’elle s’intitule « LES MURS » donne déjà une indication. Comme on peut le voir dès les premiers mots, elle s’élève contre les murs, elle appelle à les détruire, à les abattre. Reste à savoir de quels murs, il s’agit, mais il n’est pas très difficile de comprendre qu’il s’agit pour l’essentiel des murs en tant que barrières, en tant qu’obstacles mis sur la route des populations et de la liberté des gens. Il en est de physiques, il en est qui sont faits d’interdits édictés au nom d’une idéologie, d’une religion, d’une nation. Toutes choses qui, comme tu le penses, sont détestables. Enfin, j’ajouterais volontiers que cette chanson si elle vise la situation en Turquie – elle visait en réalité une situation plus ancienne, mais elle a encore plus de pertinence aujourd’hui –, si par sa langue, elle s’adresse aux Turcophones et principalement, aux gens de Turquie, elle n’en a pas moins une portée générale comme, par exemple, en avaient aussi les chansons L’autre Côté du Mur et Les Murs de Pékin.

Dis-moi, Marco Valdo M.I., pourrais-tu préciser un peu le cheminement politique de Livaneli par rapport à ce qui se passe actuellement en Turquie ?

Je vais essayer, Lucien l’âne mon ami, mais ce sera fort général, pour la simple raison que je n’ai pas d’informations récentes quant à ce que pense ou ce que devient Livaneli.
Cependant, comme je l’ai déjà laissé entendre, ce n’est pas un partisan du régime actuel et de ce que j’en sais, il s’était déjà insurgé très fortement contre la nomination d’Erdogan au poste de Premier Ministre et il a amèrement et violemment reproché au chef du Parti républicain CHP, dont il était un membre influent, d’avoir tout fait pour permettre à Erdogan, chef du parti nationaliste musulman AKP, à qui était interdit l’accès à cette fonction, de devenir « Premier ministre sans être député ». C’était en décembre 2002 (depuis le dénommé Erdogan s’est fait bombarder Président). Cette véritable trahison, qui s’apparente à un coup d’État feutré, et ses suites désastreuses ont conduit à ce qu’on connaît aujourd’hui : un plongeon dans l’obscurantisme et la barbarie. Livaneli disait dans sa lettre adressée au président du parti (je reprends cette citation d’un article publié en 2007 sur le site KABA) : « Erdoğan n’est pas n’importe qui, c’est l’homme politique que tous les ordres religieux réunis ont choisi pour remplacer Erbakan, il a pour lui le soutien des États-Unis et de l’Europe. Son projet est de faire de la Turquie une République islamique modérée. Cela ne va pas durer deux mois comme vous le dites, au contraire, il va ruiner la vie politique de tous ceux qui se trouvent dans cette pièce. » Au-delà, on trouve des traces de l’artiste au travers de concerts ou de comptes-rendus de ses romans. Mais je n’ai plus trouvé de traces actuelles, ce qui ne laisse pas de m’inquiéter, si l’on songe au sort que ce régime réserve à ses opposants et les méthodes d’intervention qu’il utilise contre ces derniers.

Oh, dit Lucien l’âne en relevant le front, je pense qu’on finira par savoir quelque chose et pour ce qui est du régime en place à Ankara, il ne faut pas se leurrer : c’est une dictature brutale et belliciste, ethnocidaire vis-à-vis des Kurdes notamment. En Turquie, ce n’est pas un coup d’essai ; il y a eu le précédent du génocide des Arméniens. Il y a là une tradition nauséabonde, que comme la chanson le montre, certains Turcs tentent de renverser. Mais tu as raison, il y a de quoi s’inquiéter, pour tous ceux qui vivent dans l’orbe turc, mais aussi pour tous les voisins du Moyen-Orient, Europe y comprise, car la Turquie est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, dispose d’une armée importante et d’une relative puissance économique.

Que faire ?, dit Marco Valdo M.I., face à un pareil État autoritaire, qui massacre ses propres populations ? Certains avancent l’idée qu’un boycott de la Turquie, à commencer par le secteur touristique, pourrait avoir un certain effet sur l’évolution des choses. C’est à voir et probablement, à tenter.

Oui, dit Lucien l’âne, faut voir. Quant à nous, il nous faut reprendre notre tâche qui consiste à tisser encore et toujours le linceul de ce vieux monde impuissant, velléitaire, impotent et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









Prenez d’assaut les murs,
Détruisez-les tous !
Assez de velléités,
Assez de divisions !



Abattez les murs,
Démolissez-les tous !
À bas les tyrannies,
Il suffit de chansons comme celle-ci !



Abattez les murs !
Le béton en cendres !
Marre des frontières,
Assez de guerres !



Abattez les murs,
Démolissez-les tous !
À bas les tyrannies,
Il suffit de chansons comme celle-ci !