lundi 23 juin 2014

ARRIVENT LES AMÉRICAINS


ARRIVENT LES AMÉRICAINS

Version française – ARRIVENT LES AMÉRICAINS – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Arrivano gli americani – Stormy Six – 1975
Texte et musique des Stormy Six




Ora e sempre: Resistenza!

Now and Always: Resistance!
Maintenant et Toujours: Résistance!
Τώρα και πάντα: Αντίσταση!





Années chaudes... À la moitié des années septante et exactement en 1975, sort ce disque qui est le plus bel exemple de « musique politique » jamais produit en Italie. L'album « Un billet de tram » est le premier véritable album décidément original et avec de forts contenus politiques des Stormy Six. Peut-être est-ce une histoire ou peut-être est-ce une légende qu'à Milan, certaines frange du « mouvement » aient accusé les Stormy Six de déviationisme ; leur faute : graver des disques et, surtout, les vendre ! Ceci a été le prix d'une notoriété construite concert après concert, place après place. La grandeur de ce « projet » a été dans la capacité de savoir raconter à travers les « images », une Italie en guerre.




Les statues suent du sang, elles parlent dans les églises,
Elles annoncent un grand miracle de l'au-delà.
Les archanges sur les plages commencent leur chasse,
Aux cuisiniers, aux femmes, aux petits cireurs, aux soldats.

Arrivent les Américains, garibaldiens martiens,
Sainte Vierge, tu as entendu nos prières !
Entre fleurs et drapeaux, quand nous battons les mains,
Des camions lancent des boîtes de liberté vides.
On allume des signaux géants sur nos ruines fumantes,
Des bougies sur les tombes de la ville.
Dans la campagne brûlée arrivent des sons lointains :
Les chiens aboient, un juke-box chante.

Arrivent les Américains…
Dans un village, un homme brandit un mégaphone
On ne le comprend pas ; il parle italien.
Une fenêtre s'ouvre ; sur la place, il n'y a personne.
Une dame ne veut pas changer son Dash ; c'est certain.
Arrivent les Américains…






samedi 21 juin 2014

APOLOGIE DE L'ÂNE

APOLOGIE DE L'ÂNE


Version française – APOLOGIE DE L'ÂNE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Tributo (a Fabrizio De Andrè e George Brassens) – Massimo Liberatori




Apologie de l'âne par les femmes
On a beau être âne, on n'en est pas moins homme...

(Tableau de Paul Gervais)






Là, je te remercie, Marco Valdo M.I. mon ami... Voilà que tu m'as créé un bien beau titre – un titre extraordinaire et pour tout dire, inespéré , que dis-je un titre proprement admirable et philosophique ; un titre platonicien et j'espère, platonique. Cependant, je te le dis tout de suite, il serait méchant de faire subir à l'âne le sort du grand Socrate, qui est d'ailleurs, on s'en sera rendu compte depuis longtemps, un de nos maîtres. Figure-toi, par parenthèse, que Socrate et moi, nous fîmes quelques voyages en Attique, ce qui fut – pour moi – l'occasion de l'entendre discourir sur mille et une choses. Mais à ce moment, je t'assure que je ne savais pas le destin de cet hirsute vieillard, ni qu'on en parlerait encore si longtemps après qu'il ait bu la ciguë. Nous les ânes, on se méfie énormément des plantes et d'autant plus qu'on ne mange quasiment que ça. On fait aussi attention à ce qu'on boit. Je n'aurais d'ailleurs jamais imaginé qu'on ferait mon apologie...


Mais Lucien l'âne mon ami, ce n'est pas ton apologie ; c'est l'apologie de l'âne de Richetto.


Mais Marco Valdo M.I., justement ! Rends-toi compte et réfléchis... L'âne de Richetto, c'est moi. Oh, ça ne date pas d'hier cette histoire ; elle est même assez ancienne et bien antérieure, à celle du Gorille. C'était au temps où j'avais poussé une pointe là-bas en Italie. J'avais rencontré Richetto au détour d'un chemin et on était devenu comme des copains. Au moment de la chanson, il allait me vendre... Alors, tu vois, je suis parti, non sans laisser des traces.


Bon, je vais faire semblant de te croire...


Mais tu dois me croire, c'est la pure vérité vraie. Autrement qui aurait pu savoir ce pensait l'âne de Richetto...




Peut-être la nouvelle est-elle déjà ancienne et au demeurant, n'est-elle pas parvenue à toutes les oreilles... Mais le « Gorille » fut bel et bien interdit d'antennes et même, censuré. Au point que la dernière strophe est toujours restée dans les cahiers de Brassens ou diffusée « sous le manteau ». Allez savoir si Fabrizio De André la connaissait... De toutes façons, elle aurait révulsé plus encore les magistrats, espèce assez tigneuse.


Oh mais, Marco Valdo M.I. mon ami, je la connais moi, cette fin finale de la canzone de Tonton Georges ... Il me l'a glissée à l'oreille (la droite ou la gauche, je ne me souviens plus...) alors que je le promenais sur le plateau d'où l'on voit Sète les beaux jours d'été. Qu'était-il venu faire là, je n'en sait plus rien. Enfin, en confidence, je peux bien te révéler que la balade, il ne la faisait pas seul...
Voici donc, afin que nul n'en ignore, les vers manquants :

« Nous terminerons cette histoire
Par un conseil aux chats-fourrés
Redoutant l'attaque notoire
Qu'un d'eux subit dans des fourrés :
Quand un singe fauteur d'opprob'e
Hante les rues de leur quartier
Ils n'ont qu'à retirer la robe
Ou mieux à changer de métier. »


Cela dit, cette version italienne à mon sens mélange deux chansons de Brassens, aussi impénitentes l'une que l'autre et aussi peu appréciées l'une que l'autre, par les autorités. Il est d'ailleurs fréquent qu'on les confonde. Tu auras reconnu L'Hécatombe et Le Gorille. Disons que le marché, c'est celui de Brive-la-Gaillarde où eut lieu la célèbre Hécatombe de gendarmes ; les oreilles renvoient quant à elles au Gorille. Car regarde bien ce qui se passe : au départ, il y a une chanson en langue française ou même deux, comme je viens de te le dire. Toutes les deux de Georges Brassens. Ensuite, Le Gorille est traduit, adapté en version italienne par Fabrizio De André et bien plus tard , reprise en une nouvelle version, celle avec l'âne de Rochetti... dont je viens de faire une version française... Et entre nous, mais faut pas le répéter, cette version m'a fort amusé. Crois-moi, Lucien l'âne mon ami, la traduction – vue comme ça – c'est un plaisir dont je ne me lasse pas.


Un vrai carrousel aussi, dit Lucien l'âne en riant de tout son piano. Reprenons, si tu le veux bien notre tâche où on l'avait laissée et tissons, tissons, comme les canuts, Marco Valdo M.I. mon ami, tissons le linceul de ce vieux monde méprisant, méprisable par conséquent, brutal et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane




Au foirail de l'autre semaine, les belles bêtes étaient nombreuses
L'âne de Richetto en était la vedette la plus lumineuse
Il était tout enrubanné pour faire bonne impression
Moines et commères en étaient perdus d'admiration

Tout à coup, le licol qui tenait l'animal
Se défit, on ne sait pourquoi, on avait dû le serrer mal,
Libéré, l'âne pensa, « S'ils veulent s'amuser, c'est leur droit.
« Je vais me trouver une ânesse, et qu'on ne m'en empêche pas ! »

Gaffe le bourriquet s'est enfui
Et ne venez pas me dire que je ne vous l'ai pas dit !

Du sommet de son talus, l'âne contemplait
Tant de bêtes amorphes dont aucune ne lui plaisait
Alors il se précipite triste et enragé
Contre ceux qui de toujours ignorant l'avaient renommé

Sur cet âne , on dit bien du mal
Aux bourgeois, à tous leurs pareils
Jusqu'au tambour de ville, au garde municipal
Au maire, au prêtre, il mordit les oreilles

Gaffe le bourriquet s'est enfui
Et ne venez pas me dire que je ne vous l'ai pas dit !

Contre cette engeance arrogante, l'âne s'était enragé
De morsures et de coups, aucun d'eux n'était épargné
Et les gens en eux-mêmes approuvaient
L'âne de Richetto qui entre ses dents, la justice avait apporté

Une histoire semblable, vous vous en rappelez...
Qu'à Gênes, Fabrizio chantait celle d'un magistrat
Qui, traîné par un gorille jusque dans un bois,
Criait comme l'innocent qu'à mort, il avait condamné

Dans toutes les nations, les chansons contre le pouvoir et le mal
Sont moins souvent censurées quand le héros est un animal
On rit encore de celle que fit Brassens avec le gorille
Ainsi de l'âne en mon pays, on fait aussi l'apologie.
Gaffe au bourriquet... Gare au gorille !


vendredi 20 juin 2014

La Genèse d'Adam

La Genèse d'Adam



Canzone française – La Genèse d'Adam – Marco Valdo M.I. – 2014

Le Livre Blanc 6

Opéra-récit contemporain en multiples épisodes, tiré du roman de Pavel KOHOUT « WEISSBUCH » publié en langue allemande – Verlag C.J. Bucher, Lucerne-Frankfurt – en 1970 et particulièrement de l'édition française de « L'HOMME QUI MARCHAIT AU PLAFOND », traduction de Dagmar et Georges Daillant, publiée chez Juillard à Paris en 1972.





Adam, ta mère t'avait confectionné à la main
Un joli uniforme de chef de train
Et sou par sou, tu avais acquis l'équipement complet
La poinçonneuse, la casquette et le sifflet.







Cette histoire d'Adam ne cesse de m'intriguer. Adam lui-même me laisse perplexe... Où tout cela va-t-il finir ? Finalement, j'ai comme l'idée qu'ils n'ont pas tort les imprécateurs ; ceux-là qui disent :
« Adam, que fais-tu là ?
Adam, Adam, tu tues la foi. »
Et je me demande-même, si par hasard, Adam ne serait pas Adam, Adam, la réincarnation d'Adam et son père serait l'hypostase du Père éternel.


Oh, Lucien l'âne mon ami, tu anticipes, tu anticipes, mais d'une certaine manière, tu touches juste. Ces Tchèques sont redoutables ; ils ont toujours l'air de raconter des inepties... J'allais dire des âneries. Mais l’histoire d'Adam, telle que la raconte Pavel Kohout, est une fable, est une invention poétique. Et comme tu le sais, le travail, l'oeuvre poétique est une arme. C'est sans doute celle dont les pouvoirs doivent le plus se méfier et c'est d'ailleurs elle qu'ils en viennent le plus vite à éliminer. Du moins, ils essayent et souvent y réussissent, en surface. Mais, ils n'attrapent jamais que l'écume des jours. Pour ce qui est comprendre Adam... Là, je n'ai qu'un seul conseil à te donner... Comme disait, mon aïeul le berger : « Laisse pisser le mouton » .


Le mien, et nul ne s'en étonnera, disait : « Laisse pisser l'âne », mais c'était en famille. Mais à propos de la famille, qui est quand même, dit-on, le fondement de la chrétienté, celle de l'ami Adam me semble bien avoir un destin tragique et ferroviaire.

C'est en effet ce que dit la chanson. Et même révolutionnaire ; je dirais plus volontiers subversif ; ce qui est bien pire pour les gens d'ordre. Le révolutionnaire vise à renverser le pouvoir... En somme, le renverser ne veut évidemment pas dire supprimer le pouvoir. Comme l'Histoire le démontre, d'ailleurs, c'est bien du contraire qu'il s'agit. Il s'agit de s'emparer du pouvoir et bien évidemment, de le conserver. En somme, c'est « Tire-toi de là que je m'y mette ! ». La subversion elle vise à empêcher le pouvoir de s'asseoir sur les libertés et les hommes eux-mêmes. Quand je dis ici « le pouvoir », c'est bien sûr « tout pouvoir généralement quelconque ».

À ce propos, je me souviens de ce discours d'un candidat président qui disait : « Je ne veux pas le pouvoir pour le pouvoir. Mais le pouvoir pour pouvoir pouvoir. » Je te laisse démêler cette belle affirmation. Saluons le père d'Adam et Adam lui-même et reprenons notre tâche qui consiste, faut-il le rappeler, à tisser le linceul de ce vieux monde conformiste, ferroviaire, dominateur, riche et cacochyme.


Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane



Adam, passionné de chemin de fer
Adam, né un 24 décembre
Dans la nuit de Noël
Perdit son géniteur – regret éternel

Son père, le chef de train
Par inadvertance, descendu du convoi,
Finit sa vie en un lieu incertain
Dans la neige et les bras en croix.

Adam, Adam, une loi violée une fois
Adam, n'est plus une loi.
Adam, que fais-tu là ?
Adam, Adam, tu tues la foi.

Adam fêtait la locomotive à vapeur
La Rocket de Stephenson
Qui à dix-neuf à l'heure,
Alla de Stockton à Darlington

Adam, ta mère t'avait confectionné à la main
Un joli uniforme de chef de train
Et sou par sou, tu avais acquis l'équipement complet
La poinçonneuse, la casquette et le sifflet.

Adam, Adam, une loi violée une fois
Adam, n'est plus une loi.
Adam, que fais-tu là ?
Adam, Adam, tu tues la foi.

Adam, Adam, on ne te comprend pas !
Adam, Adam, que vient faire là ce Yoga-soutra ?
Adam, Adam, cette concentration d'Hatha-Yoga ?
Adam, Adam, on ne te comprend pas !

Un jour, tu t’élevas au plafond
Tu fis une révolution
Tu ridiculisas ce brave Newton
Tu semas la consternation

Adam, Adam, une loi violée une fois
Adam, n'est plus une loi.
Adam, que fais-tu là ?
Adam, Adam, tu tues la foi.

En dépit des supplications et des injonctions
Adam refusait toute compétition
Adam disait : Je n'ai qu'une ambition
Apprendre à ne pas avoir d'ambition.

La mouche marche au plafond, naturellement
Et alors, l'être le plus évolué intellectuellement
L'homme doit pouvoir le faire aussi, naturellement
C'est tout-à-fait évident, évidemment.

Adam, Adam, une loi violée une fois
Adam, n'est plus une loi.
Adam, que fais-tu là ?
Adam, Adam, tu tues la foi.







jeudi 19 juin 2014

CHANSON ENRAGÉE

CHANSON ENRAGÉE

Version française – CHANSON ENRAGÉE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Canzone arrabbiata – Anna Melato – 1961 ‎
Paroles et musique de Nino Rota





Je vais et je chante 

La rage que j'ai.






Originairement écrite pour le film des « Fantômes à Rome » d'Antonio Pietrangeli et réutilisée dans
colonne sonore du « Film d'amour et d'anarchie ou bien : ce matin à 10 heures, rue des Fleurs, dans la maison de tolérance bien connue… », réalisé en 1973 par Lina Wertmüller.
Anna Melato est accompagnée par l'orchestre dirigé par Carlo Savina.



En 1932, un paysan lombard, Antonio Soffiantini dit Tunin (Giancarlo Giannini), après le meurtre de la part des carabiniers d'un de ses compagnons anarchistes, se rend à Rome pour assassiner Mussolini. Dans la capitale, il entre en contact avec Salomé (Mariangela Melato), une prostituée amante d'un anarchiste du groupe, qui le reçoit dans la maison close où elle travaille en le présentant pour son parent. Là, Tunin tombe amoureux d'une autre prostituée, Tripolina (Lina Polito), auquel il dévoile la raison qui l'a amené à Rome. Le matin de l'attentat, il se réveille en retard. Angoissé, il perd la raison et commence à tirer sur les forces de l'ordre qui étaient dans le bordel seulement pour un contrôle de routine.
Arrêté et battu par la police politique, Tunin meurt en prison mais sa mort est déguisée en suicide. (it.wikipedia)
Après le grand succès international de « Mimì metallurgico ferito nell'Onore » (« Mimi métallurgiste frappé dans son honneur »), Lina Wertmüller repropose le prodigieux masque avec des yeux écarquillés de Giancarlo Giannini (dans beaucoup de premiers plans) dans un autre rôle de héros malheureux : elle lui remplit le visage de taches de rousseur, le place, comme un poussin dépaysé, dans un bordel romain, symbole d'une Italie divisée dans des dialectes, et en fait une icône en piteux état mais puissante de la lutte antifasciste. C'est typique du cinéma de la réalisatrice de faire des oeuvres formellement raffinées, grâce aussi à son mari décorateur/costumier Enrico Job, dans lequel elle place des personnages immondes et aux moeurs vulgaires ; la première partie, située dans la maison de tolérance, on se divertit parmi tant de prostituées triviales (parmi lesquelles grande Mariangela Melato, putain « camarade » de Bologne) retirée, jusqu'aux poils et aux pores de la peau, dans toute leur joyeuse véracité, avec modalités plus felliniennes (ce n'est pas par hasard qu'il y a Nino Rota pour la musique) que son œuvre précédente (qui était « germaine ») ; la partie centrale se plonge, avec une tendresse unique, dans la romantique histoire d'amour ; celle finale, fait triompher l'Idéal, la politique des malheureux avec les couilles pleines de Duce, en un cri désespéré et tragique, illustré par une citation d'Errico Malatesta (« Ces assassins sont même des saints et des héros… et ils seront célébrés le jour où on oubliera le fait brutal pour se rappeler seulement l'idée qui les éclaira et le martyre qui les rendit sacrés »). ...
Le personnage d'Antonio Soffiantini, dit Tunin, interprété de Giancarlo Giannini, est probablement inspiré de la figure et de l'aventure de l'anarchiste Michele Schirru qui en 1931 arriva à Rome de New York avec l'idée de tuer le Duce ; il tomba amoureux d'une danseuse, fut arrêté avant même qu'il put mettre au point son plan, il tenta le suicide et donc, il fut fusillé « pour ne pas avoir commis le fait »…
Je renvoie à ce propos aux chansons
Kenze neke, du groupe homonyme de Siniscola, et à Antonio Soffiantini, detto Tunin‎, elle aussi interprétée par Anna Melato.






À propos d'attenter à la vie de Mussolini, de Michele Schirru et d'autres, juste une petite suggestion, dit tout bas Lucien l'âne. Lisez la canzone [[35005]] de mon ami Marco Valdo M.I. ; elle résume très bien l'affaire.




Je chante pour qui n'a pas de chance
Je chante pour moi
Je chante par rage à cette lune
Contre toi
Contre qui est riche et ne le sait pas
Qui salira la vérité
Je vais et je chante
La rage que j'ai.

Je pense à tant de gens dans l'obscurité
À la solitude de la cité
Je pense aux illusions de l'homme
Tous ces mots qui l'assomment.

Je chante pour qui n'a pas de chance
Je chante pour moi
Je chante par rage à cette lune
Contre toi
Je chante ce soleil qui viendra
Qui se couchera, qui renaîtra
Aux illusions déjà
À la rage qui me tient là.

Je pense à tant de gens dans l'obscurité
À la solitude de la cité
Je pense aux illusions de l'homme
Tous ces mots qui l'assomment.


Je chante pour qui n'a pas de chance
Je chante pour moi
Je chante par rage à cette lune
Contre toi
Je chante ce soleil qui viendra
Qui se couchera, qui renaîtra
Aux illusions déjà
À la rage qui me tient là.