vendredi 25 octobre 2013

LE GAMBIT DU FOU

LE GAMBIT DU FOU

Version française – LE GAMBIT DU FOU – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne – Il pazzo – La bottega di musica e parole – 2009








Condamné à 100 ans de prison
Je vois monter à l'est une aube lointaine.
J'ai trouvé dix kilos de trinitrotoluène
Je vous ai fait sauter en manière de récréation
Je souriais à la vue de vos bras cassés
De vos jambes coupées, de vos poumons troués,
De vos visages brûlés, de vos cœurs détruits
De vos cerveaux qui n'avaient jamais servi…

Incapable de vouloir et de comprendre
Enfermé à l'asile à mon âge le plus tendre
J'ai souffert de vos camisoles de force
Des masques de plomb gendarmes de surveillance
Je pleurais dans ma petite chambre
Aux murs de gomme essayant de me défendre
Puis, est venu ensuite le drame
J'ai perdu le chant de maman, la pauvre femme

And on my fool’s electric chair I say you goodbye
E dalla mia sedia elettrica vi dico arrivederci
Et de ma chaise électrique, je vous dis adieu

Messieurs du pouvoir… corrompus
Juge sans loi… vendu
Avocat sans toge… comédien
Curé sans croix… Pharisien
Homme encapuchonné… assassin

Victor

Victor


Chanson québécoise
Paroles et musique : Jean-François LESSARD – 2010
http://www.youtube.com/watch?v=UJeFpJdUHNU#t=12






Victor, elle s'intitule Victor, la chanson ?


Exactement. Et comme tu le vois à son auteur et son interprète – Jean-François Lessard, c'est une chanson québécoise. Avant d'aller plus avant en ce qui concerne la chanson elle-même, deux mots de la chanson québécoise en général et pour en dire ce que tu devines, à savoir qu'on n'en connaît pas grand chose de ce côté de la mer océane. Pour ajouter que ce n'est pas qu'on n'aimerait pas la connaître... Surtout celle d'aujourd'hui. Car pour celle d'hier ou d'avant-hier, elle a su trouver son chemin. Mais comment faire ?


Le mieux serait sans doute que l'un ou l’autre habitant du Québec fasse le relais auprès des CCG.


Bon... En attendant, je reviens à la chanson intitulée Victor et à ce qu'elle raconte. Elle raconte l'histoire de Victor Jara, Víctor Lidio Jara Martínez, assassiné comme bien d'autres par les militaires chiliens, dans le stade de Santiago suite au coup d'État du 11 septembre (9/11) ... 1973, fomenté et réussi à l'incitation et avec l'aide et l'appui des Zétazunis. Elle ira se mettre aux côtés des bien 30 chansons de Victor Jara et d'autant de chansons le concernant présentes dans les CCG [[http://www.antiwarsongs.org/do_search.php?lang=it&idartista=93&stesso=1]]. Comme dit Jean- François Lessard :


C'est pas une fable, c'est pas un conte
C'est une histoire pour mes enfants
Afin qu'ils sachent qu'un vrai héros
Ça peut n'avoir comme arme qu'un tour de chant


En effet, dit l'âne Lucien, la chanson est une arme – on le sait bien ici – et puis, nous elle nous aide à tisser le linceul de ce vieux monde rongé par l'ambition, le progrès, l'économie, les finances, le marché, tous animaux boulimiques, indécents, avides, moteurs de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin d’asseoir leur domination, leur prospérité et leurs énormes fesses. Un si vieux monde tremblant, gâteux et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane




Depuis qu'on laisse tomber la nuit
Sur nos cauchemars d'insomniaques
On trouve toujours des liturgies
Des Superman paradisiaques

Mais on parle rarement de ceux
Qui ont su faire de leur vivant
Trembler les riches trembler les dieux
Que sanctifie l'histoire des grands

Et quand ta voix de Santiago
Me chante les fantômes du Chili
C'est dans mes veines et dans mes os
Que je sens résonner leur vie

C'est pas une fable, c'est pas un conte
C'est une histoire pour mes enfants
Afin qu'ils sachent qu'un vrai héros
Ça peut n'avoir comme arme qu'un tour de chant

Un onze septembre que l'oncle Samedi
A oublié depuis longtemps
On t 'a menotté pour un drame
Blindé contre les sentiments
Car il y a les gens les ordinaires
Et tous les rêves qu'ils ont dans le cœur
Puis viennent l'argent els militaires
Et tout ce qu'ils ont de dictateurs

C'est pas une fable, c'est pas un conte
C'est une histoire pour mes enfants
Afin qu'ils sachent qu'un vrai héros
Ça peut n'avoir comme arme qu'un tour de chant

Ils t'ont installé dans un stade
Comme si c'était pour un spectacle
Devant tes six mille camarades
Le souffle court, prêts au massacre

On n'écrit pas tous bien notre vie
Et trop rarement devant la mort
Un refrain fut si bien choisi
Comme tu as su le faire Victor


Parlé :

« On a amené Victor au milieu du stade et on lui a ordonné de mettre les mains sur une table. Dans celles de l'officier, il y avait une hache. D'un coup sec, il a coupé les doigts de la main gauche, puis d'un autre coup, ceux de la main droite .Le corps de Victor s'est écroulé. Le hurlement des 6000 prisonniers a retenti dans le stade. L'officier s’est précipité sur lui en criant : « Chante maintenant pour ta puta madre » et il a continué à le rouer de coups. Tout d'un coup, Victor s'est levé et il s'est dirigé vers les gradins. Puis, on l'a entendu dire à la foule : « On va faire plaisir au commandante ». Levant ses mains dégoulinantes de sang, d'une voix brisée, il a commencé à chanter l'hymne de l'Unité populaire, que tout le monde a repris en chœur. C'en était trop pour les militaires ; on a tiré une rafale et Victor s'est lié en avant. D'autres rafales se sont fait entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec lui. Il y eut un véritable écroulement de corps tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait plus. Il était mort. » [ Extrait du texte original de Manuel Cabezas]

C'est pas une fable, c'est pas un conte
C'est une histoire pour mes enfants
Afin qu'ils sachent qu'un vrai héros

Ça peut n'avoir comme arme qu'un tour de chant

jeudi 24 octobre 2013

Monsieur le Président

Monsieur le Président


Chanson québécoise
Paroles et musique : Jean-François LESSARD – 2013
http://www.youtube.com/watch?v=dYUXKbp-lpA



Où on voit que de l'autre côté de l'Atlantique, jusqu'au Québec, les choses sont très sensiblement les mêmes qu'ici. C'est matraques et compagnie.

Je n'arrête pas de le dire... La Guerre de Cent Mille Ans est universelle... Elle durera tant qu'il y aura des riches..., dit Lucien l'âne en inclinant sa vaste tête. Là comme ici, comme ailleurs, il convient de tisser le linceul de ce vieux monde matraqueur, laveur de cerveaux, mondain, pollué, cacocéphale et cacochyme.



Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane


Il y a une crise sociale dans ma tête
Je ne m'en débarrasserai pas
Et pour preuve qu'elle n'est que dans ma tête
Le Président dit qu'il n'y en a pas

Il y a de la pollution dans ma tête
Je ne m'en débarrasserai pas
Mais ce ne doit être que dans ma tête
Le Président ne s'en fait pas

Il y a des indigents dans ma tête
Je ne m'en débarrasserai pas
Je suis seul à subir leurs complaintes
Le Président ne les entend pas

Même si dans ma tête, ça fait mal
Je vous fais confiance Monsieur le Président
Car si mon cerveau est très sale
Vous me le lavez régulièrement

J'ai des idées noires dans ma tête
Des sans-papiers, des illégales
Monsieur le Président faites leur la fête
Je veux dans ma tête votre loi martiale

J'ai dans ma tête vos coups de matraque
Monsieur le Président vous êtes génial
Mon cœur a oublié son attaque
C'est pour mon bien que vous me faites mal

Même si dans ma tête, c'est lugubre
Je vous fais confiance, Monsieur le Président
Car si mon cerveau est insalubre
Vous me le lavez régulièrement

J'ai des maladies dans ma tête
Je rends sur moi, je ne m'en plains pas
C'est mon effort pour votre guerre
Contre ceux qui vivent sur les bras de l'État

Désormais, je vais plus travailler
Comme vous le voulez, Monsieur le Président
Fini de lire, vivre ou penser
Je suis bien assez intelligent

Mais dans ma tête, j'ai toujours très mal
Je vous fais confiance, Monsieur le Président
Car dans ma tête où j'ai très mal
Dans mon cerveau bien tranquillement
J'attends votre solution finale.

mercredi 23 octobre 2013

LES FOUS SONT DEHORS

LES FOUS SONT DEHORS

Version française – LES FOUS SONT DEHORS – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne – I pazzi sono fuori – Roberto Vecchioni – 1972







Dehors dans son pyjama nouveau
Napoléon à Waterloo.
Passe l'homme blanc
Qui demande à tous « Vous vous sentez comment ? »
« Docteur, venez là,
J'ai un rhume qui ne passe pas »
« Ma Nina a écrit comme ça:
Celui qui m'a tuée, ce n'est pas toi »

Les fous sont dehors, c'est sûr
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.

Brouillard le matin
Le vieux rouge ne discute pas
Il pense serein.
Il regardait en haut, il regarde en bas.
On ne peut pas lui parler
Il s'échauffe, crie, saute en l'air
« Partez d'ici, docteur, de l'air
Je veux mourir en liberté »

Les fous sont dehors, c'est sûr
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.

« Aujourd'hui au petit déjeuner
Il y a les douceurs et le café »
Rocco Sansimone n'en peut plus
Il est pâle comme le dernier Jésus,
Il pense à l'anarchie
Et à cette bombe faillie
Qui dans son esprit
Grandit, grandit

Les fous sont dehors
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.

Des visites, des parents,
la charité des amis
« Des visages souriants 
Assurent, tu sortiras d'ici »
On demande à ce garçon
pourquoi sa mère ne vient jamais le voir
« Sans sourire, il répond,
Je la cache dans l'armoire »

Les fous sont dehors
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.

mardi 22 octobre 2013

ASILEOUBUREAU

ASILEOUBUREAU


Version française – ASILEOUBUREAU – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne – Manicomioufficio – Vanesia – 2009

Canzone participante au concours oltre il muro





Ah, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson au titre des plus étranges... En italien, « manicomio », c'est l'asile d'aliénés, ce lieu où à défaut de les soigner, on garde les fous, les malades mentaux. En italien, mais tu connais mieux l'italien que moi, je le dis donc de façon un peu rhétorique, à la cantonade, façon de causer donc et préambule à la chanson – canzone, en italien. Donc, en italien, « ufficio », c'est le bureau, mot qu'on trouve d’ailleurs en français, sous le nom d'office... Mais dans cet usage, il a vieilli et ce n’était de toute façon pas tout à fait correct... Un anglicisme, comme qui dirait. Je te dis tout ça, car le titre de la canzone est un motvalise qui rassemble en un seul mot les deux mots (manicomio et ufficio) pour en faire un seul (manicomioufficio); comme je viens de le faire pour le mot : « mot-valise ».


Je vois, je vois, dit l'âne Lucien, un peu éberlué. Tu te lances encore dans des considérations oiseuses, juste pour me dérouter. Comme si je ne savais pas ce qu'est un motvalise, et comme si je ne pouvais pas le distinguer... J'ai aussi compris que le nouveau français est très polymorphe et que bien inspiré par ses cousinages germaniques, il s'est enfin décidé à jeter sa gourme et à se comporter comme une langue moderne. Bref à se simplifier et à abandonner sans aucun complexe, le trait d'union superfétatoire, dans la création de motvalises. Comme tu le remarqueras, j'ai mis le motvalise au pluriel, je l'ai accordé ; enfin, je veux dire tout le motvalise, le considérant comme un objet en soi, somme un ensemble cohérent. Donc, un motvalise, des motvalises.


C'est la logique même, dit Lucien l'âne d'un air pénétré.


Il eût été absurde de faire autrement. On doit faire simple, car la modernité est de tout simplifier. Imagine un instant qu'on se règle sur bonhomme... Ça a l'air simple : un bonhomme, des bonshommes. Mais imagine un instant que ce bonhomme soit, comme on dit, d'un caractère bonhomme et donc, un bonhomme bonhomme et qu'il se reproduise, qu'il se mette à proliférer... On devrait alors dire et écrire de ses descendants ou de ses répliques : des bonshommes bonhommes. Car surprise ! Le nom « bonhomme » n'a pas le même pluriel que l'adjectif correspondant et homonyme. Donc, simplifions, compactons, serrons, cohérons...


J'ai cru aussi comprendre, dit Lucien l'âne d'un air rêveur, que soucieux des anciens et des ancêtres, il est admis de façon définitive que ce qui était reste et qu'on pourra donc sans aucune réticence vivre la bigamie des mots. Par exemple ici, mot-valise et motvalise...


C'est tout à fait ça ! Évidemment, il faudra que ces foutus correcteurs automatiques se fassent à cette mise en liberté des mots et des phrases... Abandonnons joyeusement le trait d'union et revenons à la chanson et à son curieux titre : manicomioufficio. Dit comme ça, à première vue, il me fut incompréhensible et pour respecter cette première sensation, sans doute intentionnellement posée là par l'auteur, j'ai donc dû recourir moi aussi à un motvalise et j'ai donc créé de toutes pièces le mot chargé d'exprimer « asile ou bureau » et qui de fait, est devenu : « asileoubureau ».


Voilà bien une histoire de fous, dit Lucien l'âne en riant de toutes ses dents, d'un rire énorme et pour lequel il dut relever le front, se balancer les oreilles en arrière et montrer sa belle langue au grand jour. Soudain, je me demande et je te le demande aussi pourquoi, finalement, on ne collerait pas l'adjectif au nom. Ce serait bien ; regarde : une bellefille, un beaujour, un méchanthomme, un bonâne, un fauxcol, un fauxcon (qui serait un drôledoiseau), une histoirealambiquée, un bourreaubeau, un beaumotvalise... Évidemment, comme dans certaines poses plastiques, quand il y a deux adjectifs, on pourrait en mettre un par devant, l'autre par derrière..., une longuehistoirealambiquée. Et même y ajouter un adverbe ; ce qui donnerait : une trèslonguehistoirealambiquée. Quand on disait tout à l'heure, qu'on pourra bientôt rivaliser avec nos cousins germaniques. C'est juste une question de temps et de mise en pratique.


Certes, à l'oreille, on ne sentirait pas la différence. Et à l'écrit, l'avantage serait de ne laisser aucun doute sur la parenté étroite du nom et de l'adjectif et de l'éventuel adverbe. Vraiment, ça fait plus solide, plus compact, plus moderne, en quelque sorte. Moi, j'aime beaucoup de telles constructions langagières, mais comme tu vois, faudra s'y faire. Encore une fois, revenons à la chanson. Que dire ? J'ai perdu le fil. Ah oui, je me souviens à présent. Sur le contenu de la canzone, je veux juste signaler qu'elle décrit très exactement la sensation que doivent ressentir des millions de gens dans ce monde plein d'écrans et de pointeuses. Ils finissent par avoir le cerveau cuit, le mental ravagé... Le phénomène - en franglais sanitaire : burn out, ce qui pourrait se traduire par cramé, brûlé, ravagé par le feu - s'aggrave d'année en année.


Cela ne se produisait-il pas auparavant ? , suggère Lucien l'âne un peu hagard.


Avant ? Auparavant ? Mais enfin, Lucien l'âne mon ami, auparavant, il n'y avait pas d'écrans... Le travail idiot ne s'en prenait pas comme ça au cerveau... Avant, les gens se résumaient à des bras. Pour le reste, c'était pareil. « Peu importe qui on est ! On est ce qu'on fait ! » était déjà vérité d'évangile. Le lieu de travail (forcé : celui de l'esclave, celui du salarié ou de tout qui est contraint à travailler pour survivre – la fameuse menace : « pas de travail, pas à manger ») a toujours été un lieu de folie – à la fois, lieu fou et engendrant la folie.


Ceci dit, dit Lucien l'âne, écoutons la chanson et reprenons notre tâche qui est, je le rappelle, de tisser le suaire de ce vieux monde dérangé de la coucourde avec ses araignées dans le plafond, ses punaises dans le bois de lit, et ses rats dans la contrebasse et de surcroît, cacochyme.



Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.




À l'asile, j'y vais tous les jours
Les gens disent que c'est normal
J'ai un badge pour m'identifier
Eux disent : on va travailler.
Peu importe qui on est ! Peu importe qui on est !
On est ce qu'on fait ! On est ce qu'on fait !
Peu importe qui on est ! Peu importe qui on est !
On est ce qu'on fait !
8-12-14-18 … Je donne les numéros !
Je donne les numéros !
Peut-être suis-je fou... Oui ?
Peut-être est-ce la société qui est malade, à présent.
Sacrifice pour qui ?
Mais à la fin à quoi sert l'argent
Si pour le dépenser, on n'a pas le temps
C'est illogique, manifestement !

À l'asile, tout est programmé systématiquement
Et chaque jour semble égal
Je passe les heures à fixer un écran
Et maintenant, j'ai perdu mon équilibre mental !

lundi 21 octobre 2013

DOUCE RÉSISTANCE

DOUCE RÉSISTANCE

Version française – DOUCE RÉSISTANCE – Marco valdo M.I. – 2013
Chanson italienne – Dolce resistenza – Massimo Priviero – 2006
http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=6869&lang=it#agg167384
Dal Sito ufficiale di Massimo Priviero






Nous sommes nés sous le soleil rouge sombre
Voyageurs qui ne vont jamais loin
Prêts à crier contre le vent, contre l'ombre
Prêts à combattre même en vain
Hommes qui n'ont jamais fermé les yeux
Et qui marchent un mètre plus en avant
Aucune caresse, aucun or du monde
Ni saints, ni drogues, ni argent
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et pour tôt ou tard tomber
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Et comme le temps est passé
Sur notre voix et nos traits
Et dans ma ville de silence hurlé
De nouveaux garçons cherchent la vérité
Combien de fois avons-nous vu la mer sous le ciel
Avec la pluie, avec le sel
Le temps s'envole mon ami, tu le sais
Et que sera demain, seul ton dieu le sait
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et pour tôt ou tard tomber
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Vois les gens qui vont, aucune question ni réponse ne viendra
Vois la vie qui va et ne me demande pas ce qui restera
Combien de fois nous avons escaladé des montagnes
Pour tirer au ciel et chercher des rêves.
Tant de jours malades et on ne peut y échapper
Combien de fois encore me demanderas-tu doucement ma résistance
Nous sommes seulement des soldats qui marchent fatigués
Cherchant leur pas tandis qu'ils avancent.
Et c'est moi qui t'appelle, qui t'appelle encore
Avec le dernier souffle de mon corps
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait.

Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et pour tôt ou tard tomber
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais