mardi 1 octobre 2013

POÈTES ANDALOUS

POÈTES ANDALOUS


Version française – POÈTES ANDALOUS – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson espagnole – Poetas andaluces – Los Aguaviva – 1970

Poème Balada para los poetas andaluces de hoy de Rafael Alberti (1953)
Musique : Manolo Díaz – 
1970



Chantent encore les poètes andalous

C'était en 1970 et, en Espagne, le généralissime Franco jouirait d'encore bien cinq ans de sa dégoûtante vie. Le poète andalou de lointaine origine toscane Rafael Alberti (son grand-père Tommaso Alberti Sanguinetti était un garibaldien pistoiais réfugié en Espagne) était par contre en exil en Italie. Faisant partie de la fameuse Generación de '27, comme Aleixandre, García Lorca, Salinas et Guillén, il avait adhéré au Parti Communiste et avait combattu le franquisme ; depuis 1939, il n'était plus rentré en Espagne ; depuis 1963, il vivait à Rome.
Son poème « Balada pare los poetas andaluces de hoy » parle du présent d'alors, des poètes andalous de cet aujourd'hui qui se retrouvaient seuls, après que leurs prédécesseurs, les hommes libres, avaient été détruits, anéantis, exilés par la dictature franquiste. Une poésie où la liberté se heurte au désert, à la solitude. Les poètes existent encore, mais que chantent-ils, que voient-ils, que ressentent-ils ? Ils chantent, voient et entendent avec des voix d'hommes, mais les hommes n'y sont plus. Ils sont seuls.
Il semble que l'Andalousie entière soit restée sans rien, privée de ses meilleurs hommes. Tuée par les fusils des traîtres, envoyée au loin sans plus d'espoir de retour. Et Alberti, qui était profondément andalou malgré l'exil qui l'avait ramené sur la terre de ses lointains aïeux, le sentait bien, mieux que les autres. Il le sentira encore plus lorsque, trois ans après, son ami et camarade Pablo Neruda, qui avait l'Espagne dans son cœur, mourra, seul, dans l'horreur d'une autre dictature qui avait à peine commencé à ensanglanter le Chili ; il lui dédiera, à Florence, un discours ému commencé dans un italien incertain et poursuivi en espagnol, et un volume intitulé « A Pablo Neruda, con Chile en el corazón»
Mais les poètes ne sont jamais seuls. Ils chantent, regardent et entendent plus haut ; d'autres voix répondront, d'autres yeux regarderont, d'autres oreilles entendront. Avec cette poésie, Rafael Alberti énonce dans la manière la plus simple (la simplicité est le vrai mètre de la grande poésie) la manière avec laquelle les poètes communiquent, même lorsque leur terre est en proie à la plus sombre et la plus noire solitude de la tyrannie.
Cette même année 1970, un groupe folkloriste espagnol, Los Aguaviva, qui jouissait alors d'une discrète renommée, même en Italie, décida de mettre en musique cette poésie, en la réélaborant pour l'adapter à la mélodie composée leur leader, producteur et compositeur Manolo Díaz. C'étaient vraiment d'autres temps, des temps où une poésie du genre de Rafael Alberti, mise en musique et chantée par un groupe folk espagnol pouvait bondir en tête des classements des disques les plus vendus. Présentée avec le titre abrégé de Poetas andaluces, elle réussit à entrer dans le hit parade italien. On l’entendait jusque dans les juke boxes.
Et je m'en souviens aussi ; rapportée chez nous par mon frère aîné Francesco, qui en était littéralement tombé amoureux, je me vois me la chantonner gamin, , même sur la plage : « hombres, dónde los hombres ? », comprenant à peine le sens des mots. Une des chansons remisée dans un coin de mon esprit, et sortie aujourd'hui par Adriana, que je voudrais remercier de façon entièrement spéciale ; en construisant une page qui en soit digne. [RV]


Apparemment, le chant d'Alberti a été entendu et à présent, l'Andalousie offre ses poètes sans voiles au monde entier : http://www.poetasandaluces.com/index.asp
[Lucien Lane]



Rafael Alberti


Apparemment, ce tableau du peintre Abbé Nozal [http://nozal.com/pintura/piedra.htm] représentant le visage de Rafael Alberti -  poète andalou, aurait lui aussi disparu... Si j'en crois ce message qui l'accompagne :
« -Si si usted, de pronto, cree haber visto este cuadro en algún lugar y puede ofrecer alguna pista de su paradero, por favor comuníquelo de inmediato a través de email. Gracias.



Si vous croyez avoir vu ce tableau dans un certain lieu et pouvez offrir une certaine piste pour le trouver, voulez-vous s'il vous plaît la communiquer immédiatement via cet email. Merci. »







Que chantent les poètes andalous d'à présent ?
Que voient les poètes andalous d'à présent ?
Qu'entendent les poètes andalous d'à présent ?

Ils chantent d'une voix d'homme. Mais, où sont les hommes ?
Avec des yeux d'homme, ils voient. Mais, où sont les hommes ?
Avec leur poitrine d'homme, ils ressentent. Mais, où sont les hommes ?

Ils chantent, et quand ils chantent, on dirait qu'ils sont seuls
Ils voient, et quand ils voient, on dirait qu'ils sont seuls
Ils entendent, et quand ils entendent, on dirait qu'ils sont seuls

Que chantent les poètes andalous d'à présent ?
Que surveillent les poètes andalous d'à présent ?
Qu'entendent les poètes andalous d'à présent ?

Et quand ils chantent, on dirait qu'ils sont seuls
Et quand ils surveillent, on dirait qu'ils sont seuls
Et quand ils entendent, on dirait qu'ils sont seuls

Mais, où sont les hommes ?

Peut-être qu'en Andalousie, il n'y a plus personne
Peut-être que dans les montagnes andalouses, il n'y a plus personne
Que sur les terres et les mers andalouses, il n'y a personne ?

N'y a-t-il plus personne qui réponde à la voix du poète,
Qui voie le cœur sans voiles du poète ?
Tant de choses sont mortes, il n'y a plus rien que le poète

Chantez haut, vous entendrez ce qu'entendent d'autres oreilles
Regardez haut, vous verrez ce que voient les autres yeux
Battez haut le cœur, vous saurez où palpite un autre sang

Même enterré dans son obscur sous-sol, le poète n'est pas seul
Son chant monte du plus profond,
Quand il sort au jour, il est déjà à tous les hommes.
Et déjà, sa chanson est à tous les hommes
Et déjà, sa chanson est à tous les hommes
Et déjà, sa chanson est à tous les hommes
Et déjà, sa chanson est à tous les hommes


samedi 28 septembre 2013

Jules César

Jules César

Chanson française – Grand Jojo – 1982

http://www.youtube.com/watch?v=M8JP0SUz-FY
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=M8JP0SUz-FY








Mon cher Lucien l'âne, mon ami, toi qui as connu la Rome Antique, toi qui as circulé tout au travers de l'Empire, toi qui as accompagné les légions au travers des territoires, franchi les Alpes, surmonté les Pyrénées, tu as certainement dû rencontrer Jules César, l'envahisseur de la Gaule, celui qui plus tard écrivit – tant il avait pris de raclées dans nos paysages vallonnés et boisés : « Horum omnium fortissimi sunt Belgae, propterea quod a cultu atque humanitate provinciae longissime absunt, minimeque ad eos mercatores saepe commeant atque ea quae ad effeminandos animos pertinent inportant, proximique sunt Germanis, qui trans Rhenum incolunt, quibuscum continenter bellum gerunt. ». J'imagine que cette péripétie de l'histoire gauloise, tu as dû l'entendre des milliers de fois lors des campagnes des Gaules par les légions romaines, dont parle si bien notre ami Ricet Barriet dans sa version des bords de Marne, intitulée La Java des Gaulois. [[40011]]


Oui, certes, mais Marco Valdo M.I. mon ami, je l'ai même porté sur mon dos, ce vieux guerrier chauve avec sa couronne grise sur la tête ; je l'ai même supporté dans son triomphe avec ses lauriers, qu'il lui fallait remettre en place constamment, car ils glissaient sur son crâne comme un skieur sur la neige. Je l'entends encore qui serinait à longueur d'étapes, pendant que marchaient d'un pas alerte ses légions, son « Veni, vidi, vici ». Entre nous, c'était une vaste blague, il n’arrêtait pas de se faire lanterner par les Gaulois, qui se retiraient à son approche et revenaient une fois les matamores passés. Mais peux-tu me dire pourquoi tu me parles de tout ça ?


Je peux le dire... comme pouvait le dire évidemment l'éminent Sar, incarné par Pierre Dac, philosophe disciple de Mordicus d'Athènes. Pour ton plaisir et celui de tous nos amis, je t'offre une version de ce sketch du grand Sar de l'Indre, sans doute le plus célèbre duo des compères Francis Blanche et Pierre Dac, sketch où l'on entend le fameux « Il peut le dire » [http://www.youtube.com/watch?v=YXCIwSgXYX0], mais aussi une autre version sans doute plus connue encore http://www.youtube.com/watch?v=SIKtYsdKOJw ].

Donc, je te parle de tout cela pour te faire comprendre le lien qu'il y a entre cette canzone du Grand Jojo et les Chansons contre la Guerre. Les fauteurs de guerre, les puissants de ce monde et comme il apparaît ici, ceux de l’Antiquité déjà, ont toujours eu le goût des triomphes et de la pompe qui les magnifiaient. A contrario, les moquer, les ridiculiser, les brocarder a toujours été un moyen de les dénoncer, de les affaiblir et de les combattre. Dans la Guerre de Cent Mille Ans (et dès lors, dans toutes les guerres, qui n'en sont jamais que des épisodes partiels), la lutte symbolique, la lutte autour de la respectabilité du pouvoir, de ses manifestations les plus diverses, de ses préceptes et de ses représentants a toujours constitué un enjeu essentiel, une des dimensions fondamentales de l’affrontement. D'où le crime de lèse-majesté ou les sanctions prévues pour protéger la personne « inviolable » du Chef, qu'il soit Roi, Empereur, Caudillo, Conducator ou Président. L'homme est aussi un être symbolique, son monde est aussi un monde symbolique. Il suffit de réfléchir un instant au rôle du drapeau, des médailles, des hymnes, des sonneries, des cortèges, des uniformes et hors de la sphère militaire, le rôle du costume, de la cravate, de l'apparence, de l'automobile, de la coupe de la chemise, jusqu'à la manucure et la coupe cheveux... La Guerre de Cent Mille Ans s'insinue et se mène jusque dans les apparences.


Jusque là, Marco Valdo M.I., je t'ai suivi et je suis parfaitement d'accord. Mais, dis-moi, la canzone elle-même ?


Comme son titre te l'indique, elle chansonne Jules César, dont il te souviendra qu'il fut un général romain, un consul et finalement, si je ne me trompe, un « dictateur à vie », précurseur de l'Empire. C'est en quelque sorte l'archétype de tous les Empereurs (son nom de César et ses variantes Czar, tsar... désignera l'Empereur), le symbole et le rêve de tous les candidats au pouvoir suprême, de tous les « bâtisseurs d'empire » de l'Occident. Peu importe, faut-il le préciser, qu'ils soient formellement « empereurs », qu'il y ait formellement un empire ou que leur empire soit une peau de chagrin ou une bulle en suspension dans l'air du temps. Donc, brocarder César, le mettre en jupette face à l'Histoire, lui ôter son falzar ou autrement dit, son pantalon, c'est – par extension ou par un biais – s'en prendre à tous ceux-là – empereurs, dictateurs, présidents... qui se complaisent et se gonflent de leur pouvoir ou de leur fonction. Une telle chanson dans le Portugal de Salazar, l'Espagne de Franco, l'Italie de Mussolini (pour en rester aux pays latins) aurait valu à son auteur de redoutables remontrances, si ce n'est pire. Thyl et Chveik [[8859]] l'avaient appris à leurs dépens. Ceci reste vrai même si l'intention première de l'auteur de la chanson était tout simplement d'amuser et de faire rire son public.


Sur ce dernier point, Marco Valdo M.I. mon ami, tu as raison ; il est dangereux de faire rire et par ailleurs, parfois, la chanson prend son autonomie et impose d'elle-même son sens profond. Aussi, souvent la chanson, celle-ci en particulier, tisse le linceul de ce vieux monde dictatorial, impérial, respectueux de l'ordre établi, compassé, triomphal, césarien et cacochyme.



Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane






Je vais vous raconter l'histoire banale
De Jules César qui était empereur
Il avait un long nez comme une banane
Et ses oreilles étaient comme des… choux-fleurs !

Le soir doucement sur ses chaussettes
En pyjama en-dessous de son peignoir
Il retrouvait Cléopâtre en cachette
Mais ça personne ne pouvait le… savoir !

Jules César
On l'appelait Jules César
Il ne mettait pas de falzar
Pour qu'on voie ses belles jambes
Ses jolies jambes
Ses jambes de Superstar

Quand Jules César revenait de la guerre
Tout fier et victorieux sur son grand char
Il ordonnait qu'on distribue de la bière
Qu'on buvait à la santé de… César !

Les gladiateurs dans l'arène
Passaient avec des sandwiches boudin noir
La fiesta durait parfois six semaines
Il fallait l'avoir vu pour… le croire!!

Cléopâtre un jour lui a dit peut-être
Je vivrai chez toi, je quitterai mon rez-de-chaussée
Fou de joie, il cria par la fenêtre : Yodel lala itou
Tous les Romains ont dit il est… cinglé!
Jules César
On l'appelait Jules César
Il ne mettait pas de falzar
Pour qu'on voie ses belles jambes
Ses jolies jambes
Ses jambes de Superstar


Jules César
On l'appelait Jules César
Il ne mettait pas de falzar
Pour qu'on voie ses belles jambes
Ses jolies jambes
Ses jambes de Superstar

jeudi 26 septembre 2013

Le Sergent Flagada

Le Sergent Flagada (clap clap sound)
Chanson française – Grand Jojo – 1983
Auteurs compositeurs : Jean-Marie Troisfontaine - Burt Blanca - Vannick - Armath



Lucien l'âne mon ami, tu as sans doute comme moi et bien d'autres déjà pu constater que le rire est une arme terrible...


Bien sûr que je connais ça... C'est le résultat de l'acide comique quand on l'applique à une situation, une institution, un personnage... Le résultat est encore plus flagrant si on y ajoute une bonne dose d'acide ironique et bien évidemment, dans le cas de la chanson, il faut aussi y mettre une certaine quantité d'acide musique. Bref, les mots et les choses trempés dans ces acides ont un fort effet de dérision, assez indélébile au demeurant.


Lucien l'âne mon ami, tu me retires les mots de la bouche, en quelque sorte ; en clair, tu dis ce que je voulais te dire. Dès lors, nous sommes du même avis. Mais il me paraît utile, cependant, d'y ajouter la nécessité absolue d'un fort penchant à ce qu'on appelle le « second degré » et même quelquefois, au troisième, etc jusqu'au énième. Car, comme tu le sais, c'est d'une pratique commune et fréquente par chez nous que d’appliquer la matière forte de la pensée divergente aux lieux communs et aux propos plats.


Marco Valdo M.I., mon ami, je ne peux que confirmer tes propos. Faut dire qu'on campe en plein territoire surréaliste, celui qui recouvre grosso mode l'ancien comté de Hainaut - Comitatus Hanoniæ en latin, graafschap Henegouwen en néerlandais, Hennegau en allemand - lequel s'étendit du Brabant et du Namurois jusqu'aux limites de l'Artois et de la Picardie. Pays incroyablement comique et ironique où la Trouille conflue dans la Haine, en un lieu de terribles batailles.


Pays aussi où un journal appelait récemment à voter pour le chat Sugus, félin clairvoyant, avec le slogan décapant de « Avec nous, du mou pour tous ». Faut dire qu'il s'agissait du « Batia Mourt Soù », version hennuyère du « Bateau Ivre », œuvre du poète voisin de Charleville.




Mais en fait, où veux-tu en venir ? De quelle chanson peut-il bien s'agir pour être précédée de toutes ces circonvolutions langagières et circonlocutions circonspectes ?

Si j'ai pris pareils chemins de traverse, c'est que – vois-tu, Lucien l'âne mon ami – la chanson que je vais te faire voir et entendre est tout entière baignée dans ce mélange d'acide comique et ironique à prendre au ixième degré. Tu imagines bien cela puisqu'il s'agit d'une chanson du Grand Jojo, chanteur populaire que d'aucuns se plaisent à mépriser. Tu verras ici combien c'est absurde. Comme nous sommes dans les Chansons contre la Guerre, on ne peut certes insérer n'importe quoi et le minimum, c'est que la chanson ait un rapport avec l'objet du site. Par exemple, qu'elle applique au guerrier, au militaire, à la guerre et à tous ses acolytes, un traitement à l'acide comique, ironique, etc. Et c'est parfaitement le cas du Sergent Flagada, dont tu entendras la légende ci-après. On pourrait d'ailleurs rapprocher cette chanson d'une chanson de Fabrizio De André, celle où il ridiculise le grand Charles Martel, intitulée dans sa version française « Charles Martel revient de la bataille de Poitiers » [[1095]]. Évidemment, le sergent Flagada ne revient pas d'aussi loin dans le temps – il est notre contemporain, ni d'une aussi prestigieuse croisade, mais à sa façon, il rejoint cette inénarrable parodie de Müller et Reboux [[9143]], où le militaire ne jouait pas du clairon comme dans l'original de Déroulède, mais mangeait son drapeau. Rien que son nom déjà est toute une histoire. Je ne le dis pas pour toi, car je sais que tu sais, mais pour nos amis étrangers. Flagada veut dire : mou, mollasson, flapi, raplapla, vasouillard, fatigué, épuisé, sans force et par extension, fainéant, feignant, tire-au-flanc... Le reste est à l'avenant. Tu remarqueras également qu'il s'agit d'un Yankee, soldat parmi les plus envahisseurs de tous les temps.


Il faudrait peut-être, dit Lucien l'âne en se gondolant comme un toit de plastique en plein midi, il faudrait – toujours pour nos amis venus d'autres horizons – préciser ce qu'est une « médaille en chocolat », car c'est un objet désopilant s'agissant d'une médaille « al valor militare »... Surtout dans un pays où il fait chaud... (l'Irak, par exemple). Je te laisse deviner la tache qu'elle fera sur le costume quand Flagada défilera en plein soleil... Allons, foin de commentaires, reprenons notre tâche et tissons, en riant de grand cœur, le linceul de ce vieux monde militaresque, envahisseur, rodomontesque, matamoresque, honneur et patrie et cacochyme.



Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane







( Pour le voir : www.youtube.com/watch?v=1iJqwxEHB40)



Jules Vanobbergen, né le 6 juillet 1936 à Bruxelles, est un chanteur mieux connu sous le pseudonyme Le Grand Jojo ou Lange Jojo chez les néerlandophones.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Jojo






Le sergent Flagada
Un Yankee, un soldat
Les muscles de ses bras
C'est comme du nougat



Oui mais à la trompette
C'était une vraie vedette
Une star de cinéma
Le sergent Flagada



C'est lui qui réveillait
Tous les matins
La garnison américaine
Tout le monde au pied du lit
En petit caleçon
Pour l'inspection du capitaine



Mais lui c'était un planqué
Un carottier
C'était le roi de la combine
Il jouait de la trompette
Car il ne savait pas tirer à la carabine



Le sergent Flagada
Un Yankee, un soldat
Les muscles de ses bras
C'est comme du nougat



Oui mais à la trompette
C'était une vraie vedette
Une star de cinéma
Le sergent Flagada



Mais un jour les Indiens
Ont attaqué
La garnison américaine
Tout le monde était allé
Au supermarché
Pour le shopping fin de semaine



Le sergent Flagada
Qui était là
Sonna l'alerte à la trompette
Ils ont tous rappliqué
À pied, à cheval, en pédalo
En trottinette



Le sergent Flagada
Pour avoir fait ça
A reçu de ses gars
Une médaille en chocolat



Le sergent Flagada
Pour avoir fait ça
A reçu de ses gars
Une médaille en chocolat




Le sergent Flagada
Pour avoir fait ça
A reçu de ses gars
Une médaille en chocolat