mardi 31 janvier 2017

Dolly

Dolly

Canzone française – Dolly – Marco Valdo M.I. – 2013
Histoires d'Allemagne 96
An de Grass 97

Au travers du kaléidoscope de Günter Grass : « Mon Siècle » (Mein Jahrhundert, publié à Göttingen en 1999 – l'édition française au Seuil à Paris en 1999 également) et de ses traducteurs français : Claude Porcell et Bernard Lortholary.

Petite illustration :  http://www.youtube.com/watch?v=kmfeKUNDDYs (Louis Armstrong - Hello Dolly Live )


Comme toutes les précédentes, cette Histoire d'Allemagne rapporte le récit en chanson d'un narrateur ; ici, il s'agit d'un amoureux, d'un étrange personnage amoureux de Dolly la clone, dont je te rappelle qu'elle fut conçue par deux savants écossais, qui à cette époque déjà lointaine, s'étaient pris d'un délire biogénétique. Je te cite la nouvelle telle qu'elle m'est revenue : « Deux scientifiques écossais annoncent publiquement qu'ils ont réussi, le 5 juillet 1996, à donner naissance au premier mammifère cloné à partir d'un animal adulte. L'animal est une brebis et s'appelle "Dolly" en hommage à la chanteuse Dolly Parton [http://www.youtube.com/watch?v=OTuQ9cKGSdM]. Souffrant d'une maladie pulmonaire incurable, Dolly (la brebis, pas la chanteuse) sera euthanasiée six ans plus tard. Une fois naturalisée, elle sera exposée dans un musée d'Edimbourg. »


Dommage pour la brebis... Quelle destinée ! J'imagine qu'au temps de leur découverte, ces savants Écossais ont attendu que Dolly tienne sur ses pattes pour annoncer cet heureux événement et présenter Dolly au monde entier. Je parle évidemment toujours de la brebis... Avec tout ça, on s'embrouille. Peux-tu revenir un peu sur la genèse de la chanson ?


Bien sûr ! Donc, si tu t'en souviens le professeur Vonderbrügge s'en était allé à un colloque, un congrès, un symposium... Bref, une rencontre de « call-girls » de Koestler sans répondre aux questions existentielles de son interlocuteur, qui n'était autre que Günter Grass lui-même, un pater familias assez patriarcal. Mais en homme de parole, à son retour, l'estimable Herr Professor va lui raconter Dolly la clone, telle qu'elle lui avait été exposée par le célébrissime professeur Wilmut, le père scientifique de Dolly la brebis, encore une fois pas la chanteuse. Quant à la mère de Dolly, le mystère est encore plus grand, car elle en a trois. Ceci relève de la science écossaise et est bien résumé dans la chanson.













Par ailleurs, dit Lucien l'âne en riant, il me semble reconnaître une chanson dans la chanson, car ce passage des trois mères me rappelle très fort la chanson de Jeanneton...


Et, non seulement, comme tous les ânes, tu as de l'oreille, mais tu as l’œil aussi. C'est bien de la chanson de Jeanneton que cette partie est , disons, inspirée.


Veux-tu que je te la chante, en vitesse ? C'est une de ces chansons du folklore, dont nul ne sait qui a bien pu en être l'auteur... Par ailleurs, on l'intitule La Rirette (http://www.youtube.com/watch?v=PGff9twp7UI), ce qui fait que sa ritournelle est logiquement « larirette » et non « lahilette »...

Jeanneton prend sa faucille,
La rirette, la rirette,
Jeanneton prend sa faucille,
Pour aller couper le jonc
Pour aller couper le jonc

En chemin, elle rencontre,
La rirette, la rirette,
En chemin, elle rencontre,
Quatre jeunes et beaux garçons
Quatre jeunes et beaux garçons

Le premier, un peu timide,
La rirette, la rirette,
Le premier, un peu timide,
Lui caressa le menton
Lui caressa le menton

Le deuxième un peu moins sage,
Larirette, larirette,
Le deuxième un peu moins sage,
La coucha sur le gazon
La coucha sur le gazon

Le troisième encore moins sage,
La rirette, la rirette,
Le troisième encore moins sage,
Lui souleva le jupon
Lui souleva le jupon

Ce que fit le quatrième,
Larirette, larirette,
Ce que fit le quatrième,
N'est pas dit dans la chanson
N'est pas dit dans la chanson

Et pour le savoir, mesdames
Larirette, larirette,
Et pour le savoir, mesdames
Allez donc couper le jonc
Allez donc couper le jonc

La morale de cette histoire,
Larirette, larirette,
La morale de cette histoire,
C'est que les hommes sont des cochons
C'est que les hommes sont des cochons

La morale de cette morale,
Larirette, larirette,
La morale de cette morale,
C'est que les femmes aiment les cochons
C'est que les femmes aiment les cochons

La morale de cette morale,
Larirette, larirette,
La morale de cette morale,
C'est que ça fait des petits cochons
C'est que ça fait des petits cochons »


Bravo, Lucien l'âne mon ami, ta culture folklorique est insondable. Des petits cochons et pas des brebis, comme tu le dis si bien... mais poursuivons... Car il y a une deuxième chanson dans la chanson... Je te laisse deviner...


Allons, Marco Valdo M.I. mon ami, pour qui me prends-tu ? Ne me prendrais-tu pas pour un âne ? Tu le sais bien que j'ai reconnu ce passage d'Arthur, chanson de Boris Vian [http://www.youtube.com/watch?v=MDF54OqCgSk]. Très exactement son dernier couplet :

« Ça tourne les enfants ça tourne:
"Arthur, es-tu là?"
"Oui les gars."
"Arthur, où t'as mis ton corps?"
"Mais j'ai pus de corps, les gars."
"Arthur, as-tu du cœur?"
"Belote, les gars, rebelote et dix de der." »


Oh, Lucien l'âne mon ami, tu connais les classiques, comme je vois. Donc, notre bonne Dolly la clone a été créée sans mâle (si l'on excepte les deux Écossais savants), ce qui ne cesse d'inquiéter notre narrateur, lequel – je te rappelle qu'il est amoureux de Dolly, sinon comment expliquer son intérêt et son désespoir – se lamente de ce qu'elle a été faite sans mâle et que cette circonstance mettrait ainsi fin aux relations sentimentales. Idée fausse comme il apparaît dans le deuxième couplet de la chanson. Réfléchissant un peu, le narrateur se dit que tous comptes faits, les hommes seraient plus tranquilles s'ils ne devaient pas satisfaire à certaines obligations naturelles et que Dolly la clone et ses adeptes les en débarrasseraient. Cette surprenante évolution aurait la conséquence heureuse de libérer les hommes et de leur permettre de ne plus « penser à ça » ou à tout le moins, de ne plus « penser qu'à ça ». Ce qui ouvrira la voie à de nouvelles façons de vivre. Mais comme tu le verras, il garde des relations chaleureuses avec elle(s) – Dolly la clone et les autres dames.


Donc, si je comprends bien, dit Lucien l'âne en souriant, il s'apprête à rejoindre le quatrième sexe ou genre... Après les hétéros, les homos, les ambis... Les « sans », ceux pour qui la « chose » est sans grand intérêt ou carrément, sans intérêt. Ce serait effectivement un grand moment dans l'évolution des sociétés humaines que d'arriver à se débarrasser du soi-disant « besoin sexuel ». Ce qui n'empêche en rien de bonnes relations, comment dire sentimentales et sensuelles. Je te parie que c'est en effet là un débat qui va surgir au-delà des questions actuelles du genre et du sexe.


C'est peut-être un peu tôt, mais en effet, la question se pose et s'imposera. Pour le reste, la chanson se termine en posant l'angoissante évolution du climat, du développement des catastrophes climatiques... et face au danger, que fait notre protagoniste ?... il se réfugie dans les bras de sa clone... Voila toute l'histoire de l'année 1997.


Alors, laissons notre narrateur à ses copulations avec Dolly la clone et tissons le linceul de ce vieux monde clonesque, clownesque, copulateur, cancanier, catastrophique, corrompu et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane






Hello Dolly
Ma jolie Dolly
On ne sait pas trop de quelle mère tu es la fille
Tu es si belle Dolly
La plus belle Dolly
C'est beaucoup trois mères dans une vie
La première est génétique, lahilette, lahilette
La première est génétique, lahilette, lahilette
Est-ce elle ta vraie maman ? Est-ce elle ta vraie maman ?
La deuxième est ovulaire, lahilette, lahilette
La deuxième est ovulaire, lahilette, lahilette
Est-ce elle ta vraie maman ? Est-ce elle ta vraie maman ?
La troisième, c'est la porteuse, lahilette, lahilette
La troisième, c'est la porteuse, lahilette, lahilette
Est-ce elle ta vraie maman ? Est-ce elle ta vraie maman ?
Elles sont toutes tes mères
Qui est donc ton père ?
Il n'y a plus de père, les gars
Mais ne vous en faites pas pour ça
Belote, rebelote et dix de der
Et tu nous as surpris, Dolly
Ma jolie Dolly
La plus belle, Dolly
J'ai cru que pour moi tout était fini
Quand j'ai compris, Dolly
Qu'il n'y aurait plus de gars dans ta vie




Hello Dolly
Ma jolie brebis
Grâce à toi, s'ouvre une nouvelle vie
On pourra danser Dolly
On pourra chanter Dolly
Car demain, nous serons des hommes libérés
On ne sera plus obligés
Dolly,
Grâce à toi, Dolly
De copuler dans la vie
Mais ne t'en fais pas
Tous ceux qui aiment ça
Pourront encore venir dans tes bras
Tout ça, ma jolie Dolly
C'est grâce à toi, Dolly
Et moi je chante pour toi
Je danse avec toi
Dans tes bras Dolly
Moi, j'aime ça, Dolly
Tu es si belle Dolly
La plus belle Dolly
Grâce à toi, on aura une nouvelle vie




Hello Dolly
Ma jolie Dolly
Il y a partout des inondations
Le temps change Dolly
Le climat Dolly
Bouleverse tout à sa façon
La terre s'échauffe, Dolly
Les eaux montent, Dolly
Le monde tremble, Dolly
Il est temps de se mettre au lit.
Dans tes bras, Dolly
Comme autrefois, Dolly
Quand tu es partie, Dolly
Ma jolie Dolly
J'ai cru que pour moi tout était fini
Mais tout va mieux depuis
Depuis que j'ai compris
Ma jolie brebis
On va danser tous les deux, Dolly
On va chanter tous les deux, Dolly
On va recommencer tous les deux , Dolly,

À copuler dans la vie.

dimanche 29 janvier 2017

L’élu des Cons

L’élu des cons



Chanson parodique de langue française – L’élu des cons – Marco Valdo M.I. – 2017








Lucien Lane avait écrit en son temps une chanson intitulée « Berluscon », comme je suis extrêmement paresseux en période d’hibernation, amsi sommé par l’urgence de l’actualité et la nécessité de consacrer le nouveau « Berluscon » étazunien, je me suis empressé de reprendre le texte le Lucien Lane, lequel l’avait déjà partiellement emprunté au dénommé Georges Brassens, ci-devant chanteur-auteur-compositeur et à sa chanson « Le Roi des Cons ». Ce nouveau « Berluscon », comme son prédécesseur, a grands renforts de mensonges et de menteries, de vantardises et d’insinuations malveillantes s’est fait élire. Nous le nommerons Mr. Trumpe-la-Mort en attendant d’être démenti par les faits.

Comme je le disais l’autre jour et comme je ne suis pas moins paresseux que tout à l’heure, je reprends – une fois n’est pas coutume – la partie de notre dialogue maïeutique entre Lucien l’âne et moi-même qui concerne ce Mr. Trumpe la Mort (jusqu’à preuve du contraire) que nous avions eu en commentant le « lynchage médiatique » du petit Barron. Cette partie – voir ci-dessous – est reprise dans la canzone de la manière suivante :

« L’autre jour, il a dit à tout le pays
Je serai Président avec toute ma famille ».

Le dialogue susmentionné disait :

« Pareillement donc, ces jours-ci, un processus similaire s’est mis en action de l’autre côté de l’Atlantique lorsque dans le cadre d’une cérémonie officielle à vocation télévisuelle universelle, un homme public [Mr Trumpe la mort] met sur l’estrade ses enfants et petits-enfants, y compris un certain Barron qui serait mineur d’âge.

Puis, cet homme s’étonne qu’on s’en étonne et s’indigne qu’on s’en indigne et qu’une journaliste prenne la défense de cet enfant ainsi exposé et otage de l’ambition et d’un orgueil mal placé – un orgueil mal placé a ceci de commun avec un furoncle mal placé, il suppure.
La question qui se pose ici est de savoir à qui revient la responsabilité de la mise en cause de l’enfant Barron de 13 ans ?
Elle ne peut en aucun cas être attribuée à la journaliste qui a fait remarquer cette incongruité, cette immense faute déontologique et les dégâts que pareil traitement pourraient comporter pour cet enfant jeté dans la cage aux lions.

En effet, dit Lucien l’âne. Réglons d’abord cette première question. À mon sens, et au sens de toute personne raisonnable, si faute il y a et il y en a même plus d’une, elles sont imputables entièrement et uniquement aux adultes « responsables » qui ont organisé cette pratique monarchique, de surcroît hors de propos dans une République.
On a élu Monsieur Machin, soit, même si la chose n’est pas claire et qu’elle est mise en discussion ; mais on n’a certainement pas élu sa femme, son fils, son petit-fils, son oncle, sa tante, son petit ami, son chien… Dès lors, à partir du moment où l’enfant (ici, le prénommé Barron) est mis en avant sur la scène comme une marionnette, il devient une marionnette présidentielle et cet enfant-marionnette risque de subir le sort d’une figurine de foire qu’on place comme cible au tir à pipes.
C’est précisément un des dangers que dénonçait la journaliste.

D’accord avec toi, Lucien l’âne, ton raisonnement est imparable. Il s’agit avant tout d’épargner l’enfant et il serait parfaitement imbécile et injuste de s’en prendre à la journaliste.
De plus, s’il n’y avait pas eu cette malheureuse exposition en public, qui aurait su que Barron s’appelait Barron, si on l’avait laissé avec les enfants hors des affaires de son grand-père. À cet égard, la journaliste notait aussi l’isolement du gamin dans la Tour patriarcale et elle y voyait – à juste titre – une situation qui serait préjudiciable pour un enfant, quel que fut cet enfant.
Je continue le récit : il y a comme un soupçon de mégalomanie chez ce président dont il appert qu’il devrait être affublé d’un titre plus conforme à ses comportements de satrape et de monarque absolu. Peut-être y rêve-t-il ? Peut-être va-t-il l’exiger et qui sait, vu la tournure des choses, l’obtenir aux forceps ?

Oh, dit Lucien l’âne en riant, j’ai quelques propositions : dans un premier temps, Ras, Rais, Roi, Koning, Koenig, Dux, Duce, Conducator.
Puis, dans quelques semaines, car les choses vont vite : Kaiser ou mieux encore, Empereur ou Imperator.

De ce fait, Lucien l’âne mon ami, tout qui se trouve sous la houlette du berger immobilier est en quelque sorte devenu, comme dans l’entourage des rois de France, un oint du Seigneur.
En l’occurrence, de ce que j’ai entendu de cette Cour relookée, il y en a tant à oindre, qu’on s’y trouve dans la nécessité impérative d’accélérer la réalisation des oléoducs en construction.
Oindre et adouber, ce sont là des pratiques féodales et franchement, moyenâgeuses tout comme serait une pratique ancienne de faire la guerre au pays voisin, mettons pour une histoire de mur mitoyen. Toutes ces pratiques me paraissent assez déplacées dans un pays qui, au départ (1776) et dans sa Constitution (1787), s’est construit contre ce genre de pratique. »

Tout cela est bien beau et j’aimerais quand même savoir ce que dit la chanson, dit Lucien l’âne. Je l’imagine aisément et je suis par avance d’accord que ce gros lourd étazunien est assez comparable à bien des égards à Berluscon. Mais j’aimerais que tu commentes un peu ton texte.

J’y viens à l’instant. Elle commence ma chanson avec l’élection boiteuse du magnat de l’immobilier, le nommé Mr Trumpe la Mort. Elle lui fait savoir qu’une entourloupe ne fait pas le printemps. Avec un Président qui délire, les Zétazunis sont mal, mais nous aussi, car il ne faudrait pas oublier qu’il pourrait se muer en une sorte de Dr Folamour et qu’on en prendrait tous sur la tête.
Ensuite, elle dit successivement qu’on n’entend pas le soutenir, qu’on ne le croit pas, qu’on ne l’apprécie pas, que sa mégalomanie nous laisse froids, que tout patriarche monarchisant qu’il est, il n’aura pas droit au sacre des rois et des empereurs, que les femmes exècrent ce vieux bouc, que le monde entier se moque de lui, qu’on a destitué certains de ses prédécesseurs (pour moins que ça), que face à des juges intègres, il est foutu et pour conclure, comme disait ma grand-mère que « Ce n’est pas à 75 ans qu’on devient parachutiste ».

Alors là, ça m’a l’air fort de café. Regardons-la et puis reprenons notre vraie tâche qui est de tisser le linceul de ce vieux monde « plein de rumeur et de fureur - absurde » et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane


Ils sont mal les Zétazunis
Ils sont mal les Zétazunis
Avec un Président qui délire
Avec un Président qui délire

Il y a peu de chances qu’on
Soutienne l’élu des cons.

Il peut bien mentir ce malin
Il peut bien mentir ce malin
Du soir jusqu’au petit matin
Du soir jusqu’au petit matin

Il y a peu de chances qu’on
Qu’on croie l’élu des cons.

Je tu il elle nous vous ils
Je tu il elle nous vous ils
Il nous prend pour des imbéciles
Il nous prend pour des imbéciles

Il y a peu de chances qu’on
Apprécie l’élu des cons.

Il se prend pour le plus grand
Il se prend pour le plus grand
Des Présidents de tous les temps
Des Présidents de tous les temps

Il y a peu de chances qu’on
Dépasse l’élu des cons.

L’autre jour, il a dit à tout le pays
L’autre jour, il a dit à tout le pays
Je serai Président avec toute ma famille
Je serai Président avec toute ma famille

Il y a peu de chances qu’on
Consacre l’élu des cons.

Président, roi, puis demain, empereur
Président, roi, puis demain, empereur
Mr Trumpe la Mort a tout d’un dictateur
Mr Trumpe la Mort a tout d’un dictateur

Il y a peu de chances qu’on
Couronne l’élu des cons.

Les femmes des Zétazunis
Les femmes des Zétazunis
Congédient ce vieux Papi
Congédient ce vieux Papi

Il y a peu de chances qu’elles
Adulent l’élu des cons.

Les autres peuples de la Terre
Les autres peuples de la Terre
De rire roulent par terre
De rire roulent par terre

Il y a peu de chances qu’on
Exporte l’élu des cons.

Que ça c’est vu dans le passé
Que ça c’est vu dans le passé
Richard Nixon fut expulsé
Bill Clinton fut expulsé

Il y a toutes les chances qu’on
Liquide l’élu des cons

Quand du pouvoir d’État, il abuse
Quand du pouvoir d’État, il abuse
Si des juges intègrent l’accusent
Si des juges intègres l’accusent

Il y a beaucoup de chances qu’on
Condamne l’élu des cons

À force d’avaler du viagra
À force d’avaler du viagra
En épectase, un soir il mourra
En épectase, un soir il mourra

Il y a toutes les chances qu’on
Enterre l’élu des cons.

samedi 28 janvier 2017

Le Rêve d’Adolf sur papier


Le Rêve d’Adolf sur papier



Après le Rêve de Guillaume, premier tome des Histoires d’Allemagne et le second tome intitulé : Le Rêve de Weimar, voici un autre livre de Marco Valdo M.I. : il s’intitule Le Rêve d’Adolf et couvre les années 1933 à 1945, les années où un Reich à vocation millénariste s’est essayé à dominer le monde. Certains crurent à ce délire et imposèrent leurs folies sadiques à leurs contemporains. Il en résultat des dizaines de millions de morts et tant d’autres malheurs et destructions. Le Reich fit lamentablement plouf après douze ans.

Ce qu’il faut absolument dire ici, ce qui mérite d’être dit et souligné ici, c’est que sans les Chansons contre la Guerre (CCG), cette édition papier n’aurait sans doute jamais existé puisque toutes les chansons et tous les textes (ou presque) qui y figurent viennent en droite ligne des C.C.G. Ils y ont été conçus et ils y ont grandi ; l’auteur y a aussi appris à les faire.
Au final, il y a 30 chansons pour 13 années. Il y en a 13 tirées des récits de « Mein Jahrhndert » de Günter Grass et mises en chanson, une est une évocation des Bananes de Koenigsberg d’Alexandre Vialatte et 16 qui sont des versions françaises de chansons allemandes, proposées ici par Marco Valdo M.I. ; pour certaines, il a même fallu faire la version française expressément afin de pouvoir les insérer dans le livre.

Republier ce qui existe déjà dans les CCG et sur au moins, deux blogs (Canzones et Histoires d’Allemagne) peut sembler paradoxal, mais il n’en est rien. Il y a diverses raisons à cela.

La première, c’est la demande de plusieurs amis qui souhaitaient pouvoir trouver ces Chansons contre la Guerre (en langue française) sur papier ; essentiellement par commodité de lecture. Les écrans lassent l’œil.

La deuxième, c’est le souhait de l’auteur de voir son travail présenté sous une autre forme ; peut-être aussi, son envie de faire des livres et le fait que j’aime les livres.

La troisième est une opportunité de l’évolution ; tout comme Internet avait permis la création et le développement (notamment) des Chansons contre la Guerre (et d’un milliard d’autres sites, blogs…), les nouvelles formes d’édition sont apparues qui permettaient de publier des livres sans disposer de grands moyens financiers et pour tout dire, sans moyen. C’est une forme d’édition libre qui naissait. Concrètement, je suis mon propre éditeur, mais également, celui qui écrit les textes, les compose, les met en page, les corrige ; il n’y a que les imprimer que je ne fais pas. Ce travail artisanal se rapproche assez de celui du peintre, du sculpteur. Évidemment, tout ceci n’est possible que parce qu’un imprimeur peut – grâce à des nouvelles techniques – proposer une impression à la demande, un exemplaire à la fois et à un prix raisonnable à l’exemplaire. Ainsi, chaque personne qui le souhaite peut publier un livre (mais il faut évidemment pouvoir le faire, c’est-à-dire concevoir et écrire un livre, ce qui est un autre sujet), mais aussi, chaque personne peut commander directement son exemplaire du Rêve de Weimar à l’imprimeur et régler son dû à l’imprimeur.
Une des conséquences de cette manière de faire est qu’il ne se trouvera pas des paquets de ce livre sur les étals des libraires, sauf si un libraire particulièrement enthousiaste décide de le faire dans sa librairie.
On me demande souvent si je fais ces livres pour gagner de l’argent…
Avec ce système de vente à l’exemplaire, c’est à peu près impossible ; mais en fait, comme disait mon grand-père, ce n’est pas le but du jeu ; traduction : on s’en fout. Dès lors, il est clair qu’on ne pousse pas à la consommation : lit qui veut.

Une autre raison de cette publication est que les Histoires d’Allemagne avaient été conçues sur une durée de plusieurs années et apparaissaient dispersées et perdaient une bonne part de leur vitalité en raison-même de cet éparpillement. Il convenait d’y mettre de l’ordre et de les rassembler en un ensemble structuré.

Bonne idée car en les regroupant, il est apparu que ces chansons jouaient un rôle de catalyseur de la réflexion sur ce qui est actuellement le « problème central de l’Europe » : l’Allemagne.

L’Allemagne, qui fut le Rêve d’Otto (von Bismarck), est déclinée ici en six rêves qui prolongent celui du premier chancelier. Tous ces rêves tendent vers le même but : la Grande Allemagne.
On commence par celui de Guillaume II, dit le Kaiser, qui est donc un chapitre du déroulement du rêve allemand. Comme on sait, il se terminera par un épouvantable désastre.
Ensuite, à l’effondrement du Reich, apparaîtra une République, connue sous le nom de République de Weimar; elle aussi fera un rêve tumultueux qui se termine tragiquement par la venue au pouvoir des nazis.
C’est ce troisième rêve qui est présenté ici sous titre : « Le Rêve d’Adolf », un rêve effroyable, qui se termine aussi par la disparition du régime et dans ce cas, de son Führer dans les ruines et le désastre de tout le pays et même au-delà.
L’unification allemande était certes un rêve et aurait pu être un rêve réussi, s’il n’y avait une question de méthode : la méthode militaire, l’usage de la force, l’ambition territoriale, le nationalisme et la guerre étaient des erreurs tragiques.
L’idée était bonne, excellente même, mais la méthode absolument exécrable. C’est ainsi qu’on finit par mourir pour des idées…

D’autres volumes sont prévus. On en reparlera.

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.

On peut le trouver à l'adresse :

http://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier/333-le-reve-d-adolf