samedi 27 juillet 2013

LA MAISON AU BORD DU FLEUVE

LA MAISON AU BORD DU FLEUVE



Version française – LA MAISON AU BORD DU FLEUVE – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne - Una casa in riva al fiume – Riccardo Venturi – 2013

Sur l'air d'Un amore di Ricky Gianco











La maison que vous voyez sur la photo est à quelques mètres de la mienne, mais elle appartient à un monde disparu. C'est une très vieille maison paysanne plurifamiliale qui lorsque l'Isolotto était encore une étendue de champs, à savoir jusqu'aux années 50 du XXième siècle ; on ne sait pas comment elle survit, là sur une vieille route qui, après être passée sous le pont de l'Indiano, se perd le long de l'Arno entre un camp de nomades, une cimenterie et une implantation militaire. À un certain point, elle devient un sentier riverain jusqu'à l'embouchure de la Greve ; une ancienne campagne violée par la ville. Mais cette chose que j'ai écrite, ne croyez pas que soit une sorte de « ragazzo della via Gluck ». C'est, par contre, l'histoire d'un de mes rêves les yeux ouverts qui contraste avec la réalité.

Lorsqu'on passe devant, au coin de la décrépite et poussiéreuse via dell'Isolotto et de la via dello Scalo, dont le nom suppose quelque port de barques disparu, on a d'étranges sensations. Il y a un an, elle a été occupée par quelqu'un qui a dessiné sur la façade, avec un écrit et une étrange et belle figure qui englobe une fenêtre. C'est le style, que je connais bien , du squat ; mais, actuellement, elle doit être habitée par quelqu'un qui ne veut pas se faire voir. Et on imagine parfaitement qui cela peut être. Ce sont les invisibles de nos villes, qui ne sont pas seulement invisibles. Ils sont même inimaginables. Interdit même de se les figurer, alors qu'ils agitent de pauvres linges et qu'on entrevoit un fil de fumée.

Parfois quand j'y passe, le rêve les yeux ouverts est toujours le même ; elle est tellement grande, cette maison, que je voudrais la refaire, ou mieux la rendre habitable, à ma mode. En conservant l'écrit et l'étrange figure, et la transformer dans ce qu'elle a probablement déjà été pour une période : un squat ouvert à tous, plein de chats, de livres et de gens qui y vivent : rêve et lutte. C'est une sorte de « rêve communautaire » que j'emporte au travers de toute ma vie et que j'ai semé littéralement aux quatre coins du monde. Les vieilles maisons paysannes qui tombent en ruine à la périphérie des villes sont mon monde idéal, non par désir d'« oasis » ; mais par désir de partage, d'idéaux, de conscience. Ainsi je rêve, pour une minute ou toute une vie. À ce point du rêve, cependant, intervient toujours la réalité. Le présent. Les évictions forcées, les décapeuses, les démolitions. Le monde que j'ai en tête, qui est par ailleurs bien plus simple, succombe sous ce qu'ont en tête les patrons. Et je regarde la maison au bord du fleuve avec ses invisibles et ses décombres. Ils l'abattront, un jour, avant qu'elle ne croule toute seule. Jamais ne rayonnera ce que j'ai en tête, il n'y a du reste personne pour qui cela puisse arriver.

Et alors, une certaine nuit, je lui dédie une chanson. Une chanson que j'avais en tête depuis longtemps ; mais elle devait trouver, cette fois, sa musique. Elle l'a trouvée, parfaitement adaptée à sa structure métrique, dans la vieille et très belle chanson de Ricky Gianco qui parle de tout autre chose (et dont je présente la vidéo pour faire entendre la musique). Mais, peut-être, la mienne aussi parle d'un amour, et d'un rêve, et d'une rage qui augmente. Je la revois dans la nuit sombre du passé avec la vie qui y est passée, avec ses visages et ses vies, avec la respiration énorme du temps qui ne s'arrête pas. [RV]




Ah, Lucien l'âne mon ami, cette « maison au bord du fleuve » me rappelle une chanson française qui entretient avec elle je ne sais quelle parenté...


Laisse-moi donc deviner de quelle chanson il peut bien s'agir... N'est-ce pas cette chanson de Nino ferrer intitulée : « La Maison près de la Fontaine » ?[[41385]]

Bien sûr que si... Cela dit, ne penses-tu pas que notre ami Ventu a raison et que nos rêves sont parmi les ingrédients les plus importants de la matière de vie ? J'ajouterai que les CCG (Chansons contre la Guerre) sont un lieu étrange où grâce à ta présence, on peut sauter allègrement par dessus le trou noir du christianisme et retrouver le goût de la pensée et de la discussion débarrassée du fléau de l'Être suprême.






Il me paraît à moi que cette canzone de Ventu est aussi l’histoire des CCG … Ce rêve qui se bâtit malgré et en dépit... Quant au fond de cette chanson et de la réflexion sous-jacente de Riccardo, je voudrais juste rappeler, à l'instar d'Allais, Monnier et tant d'autres, qu'on a bâti les villes à la campagne et qu'on a créé la campagne elle-même en des lieux où la main de l'homme n'avait jamais mis le pied. Ce qui était hier n'y est plus, ce qui est aujourd'hui n'y sera plus... De la disparition des gens et des choses, il n'y a pas à s'en faire. Du reste, Pottier disait : Du passé faisons table rase... Nous ne sommes rien, soyons tout... [L'internationale].


Cependant, avant que tu ne conclues, je voudrais préciser que tout comme la pipe de Magritte n'était pas une pipe, ceci n'est pas une traduction...


De fait, c'est juste notre manière de tisser le linceul de ce vieux monde qui doit disparaître et laisser place au destin bariolé et disert « entre les aubes et les couchants ». Vieux monde où règnent par la force des matraques, des armées et des lois de tristes personnages avides et cacochymes.


Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane




Une maison au bord du fleuve, une maison un peu croulant,
Un temps, sans doute, y ont vécu et y sont morts des gens
Quand autour il y avait le ciel, quand autour il n'y avait rien
Jusqu'à ce que la ville avance avec son cri bouleversant,
On passe maintenant devant, devant son mur au dessin
Qui cache les deux-trois choses d'un désespéré
Les restes d'un dîner, des fantômes de cannettes
Matelas éventrés, mégots de cigarettes.
J'y vais parfois et l'envie me vient de la rêver,
De remettre entre ses murs la chaleur et la vie ,
Un désir mord ma chair et mes os et me prie
D'opérer une reconquête, de lui offrir un futur libéré.

Une maison que tu ne connais pas,
Et qui jamais ne fut connue de toi,
Une porte que tu n'ouvriras pas
Quand tu la regardes et ne la connais pas

Certes je pourrais me rêver avec mes chats et mes copains
Barricader mes anarchies pendant que je remets en état les sanitaires,
Raccorder à l'infini le courant clandestin
Quand on se donne du bon temps et qu'on reste à rien faire,
On pourrait arroser de joie
De détritus et d'éclats cette banlieue,
À deux pas de ce champ aux parfums pénétrants
Aux yeux clairs et aux Mercedes aux sièges exorbitants,
Des accordéons étirés, et sous le bras, écoles et livres
Sur la via del Poderaccio, des vieux, des femmes aux fortes lèvres
Tandis que le ciel de printemps incendie l'espérance,
Mille vieilles maisons en fête, mille fleuves en partance.

Cette maison que tu n'as pas,
Et qui jamais ne fut à toi,
Une vie que tu ne vivras pas
Alors que tu la vis et ne le sais pas

Et j'imagine les entrecroisements du passé et du présent,
Terres brûlées avec nos outils pour bêcher l'inexistant,
Le paysan parle avec l'enfant pakistanais,
La fille de la campagne avec le vendeur népalais
La grand-mère à la fenêtre secoue la tête d'un adolescent
Et sa crête et lui sourit comme on sourit à un dément
Mondes submergés et mêlés, bariolés, désaxés,
Confusions des langues dans mes pensées armées
Avec les murs transparents de mes amours intermédiaires
Entre les aubes et les couchants où le fleuve est comme une mer
Qui ne veut jamais de frontières, qui ne veut pas limiter
Ni le demain ni l'hier, même pas le temps d'osciller

Cette maison que tu ne connais pas
Que je rêverai encore cette nuit
Cette maison, tu le sais
Est grande comme tes ennuis


Mais ensuite je pressens des bruits et des regards clandestins
Tandis que vole le linge et qu'on frotte des allumettes,
Il n'y a personne aux fenêtres et le rien dans les herbettes
De canots pneumatiques et de misères, et de guerres et de destins,
Je perçois des souffles sales, peut-être une main
De vies méconnues qui sont venues de loin,
Je tire, je pousse ; en avant, en arrière ; le ciel se fait bleuâtre,
Déjà on voit à l'horizon la décapeuse du bourgmestre
Et les uniformes, les casques, les boucliers et les matraques de la police
Évacuation et sécurité, férocité et folie
Et maintenant tu vois ces visages mixtes aux vieux paysans
Et la maison au bord du fleuve se dissout dans le vent


Une maison que tu ne connais pas,
Et qui jamais ne fut connue de toi,
Quand tu y repasseras
N'aura jamais existé pour toi


Vieille route maintenant barrée avec des blocs de ciment,
V
ieille maison là à se défaire avec ses spectres contre le vent,
Bâtisses fatalistes
et là-haut le pont avec son trafic délirant
Tandis
que je rentre à pied le regard un peu divagant,
Une maison au bord du fleuve, une maison un peu croulant,
Un temps, sans doute, y ont vécu et y sont morts des gens

Cette maison que tu ne connais pas
Et qui jamais ne veut mourir
Cette porte tu l'ouvriras
Quand avec ce monde tu pourras en finir.



jeudi 25 juillet 2013

L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES


L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES



Version française - L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne - L'uomo che piantava alberi – Ratti della Sabina – 2003





Cette chanson me rappelle l'histoire de John Chapman..., dit Marco Valdo M.I.



Qui était donc John Chapman ? , demande Lucien l'âne …



Un botaniste étazunien...



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.















Loin, loin, bien au-delà de l'horizon,
Il y avait une terre où rien ne poussait.
Où seuls le chardon et l’épine survivaient,
Parmi les squelettes des maisons
Qui en indiquaient la frontière.
De grandes étendues de pierres
Et le vent d'hiver
Décourageaient les aventuriers
De s'y hasarder.



Mais en un temps, en un temps
À y repenser maintenant,
Qui ne semble pas tellement éloigné,
Le destin de cette terre fut changé
Par la main d'un homme fier et droit
Qui décida de vivre à cet endroit,
Loin de tous et de tous caché,
Il choisit de voyager sa vie lentement,
Laissant derrière lui l'agitation des gens.



Changèrent les lunes,
Passèrent les étés, les automnes,
Jour après jour, de sa main patiente
Cet homme plantait
Des graines et il pensait :
« Naîtront et croîtront des arbres
Qui coloreront cette terre grise
Et demain renaîtra la vie. »



Le temps passa, le rêve devint réalité,
Emplissant son cœur de joie,
La désolation des temps passés
Céda la place à de grands vergers.
Et qui passe aujourd'hui en ces endroits
Peut admirer la beauté infinie,
De l’œuvre par le cœur d'un homme accomplie
Digne cependant de la main du Dieu de la vie.
Même si pour les enfants de la terre,
La naissance de ces plantes
Reste toujours un mystère,
Moi, je sais qu'elles sont écloses
D'un esprit qui maintenant repose
Dans le plus beau coin de la galaxie

lundi 22 juillet 2013

LA GUERRE EST FINIE


LA GUERRE EST FINIE


Version française – LA GUERRE EST FINIE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - La guerra è finita - Sine Frontera – 2003





J'ai encore la photo que tu m'as donnée
Elle est toute décolorée, de coups éraflée
Je la regarde chaque nuit quand la lune est là
Ou quand il pleut à seaux, je pense à toi
Pendant ce temps je pense, je pense… à toi

Je n'ai pas connu notre enfant qui est né
Ils m'ont mis sur le train et au front expédié
On me dit qu'il a tes yeux, tes yeux à toi,
Je t'en prie parle-lui de moi parfois
Parle-lui de moi, parle-lui de moi…

Quand je suis venu, Commandant,
Je n'avais rien. J'avais une âme cependant…
Trop de camarades par la mort emportés.
La guerre est finie, Commandant,
Et maintenant qu'ai-je et d'être resté
Qui pourra me pardonner…

J'ai encore la photo que tu m'as donnée
Elle est toute décolorée, de coups éraflée
Je la regarde chaque nuit quand la lune est là
Ou quand il pleut à seaux, je pense à toi
Pendant ce temps je pense, je pense… à toi

vendredi 19 juillet 2013

.IT.ALIENS


.IT.ALIENS



Version française – .IT.ALIENS – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – I Taliani – Sine Frontera – 2013











Lucien l'âne mon ami, voici une chanson en prise directe sur l'histoire et sur l'actualité de ce grand pays au destin si tourmenté ; j'ai nommé l'Italie... Pays que toi et moi, comme des millions de gens, nous aimons bien... Tout comme nous aimons tous les pays du monde et d'ailleurs, je me demande bien pourquoi, nous ne les aimerions pas. Et si tu fais vraiment attention, ce que tu fais toujours, je le sais, cette chanson perdra vite de son apparente simplicité. En réalité, c'est une chanson complexe qui se réfère à plusieurs niveaux de signification. Elle parle de l'intemporel et du mythe de l'Italie, de l'Italie telle qu'elle est dans l'imagination des gens et pas seulement, des gens d'Italie, mais aussi dans le monde – cette Italie des cartes postales, des agences de voyage, d'un certain cinéma et des journaux... et de la chanson de Boris Vian : "Huit jours en Italie", que j'apporterai un de ces jours dans les C.C.G.; juste pour le plaisir. Donc, c'est là le début de la chanson, cette Italie imaginaire et soudain, déboule la réalité : « L'Italie en faillite » et le « politicien au sourire indécent ». En fait, la chanson va détailler les symptômes de la « maladie made in Italie », cette maladie qui jour après jour l'asphyxie et la débilite.






Oh, dit Lucien l'âne, il y a de quoi faire !






Certes et la chanson le fait. Cependant, Lucien l'âne mon ami, ne perdons pas nos bonnes habitudes et ne nous laissons pas aller à une analyse de textes...






Il y aurait pourtant beaucoup à dire et à décrypter... Deux trois mots pour te donner des exemples qui vont par paire : conclave, Piave ; Occident, Moyen-Orient ; enveloppe et offrande, un rythme binaire auquel échappe une seule figure... Celle du personnage au nez de Pinocchio, ce politicien toujours souriant.






Celui-là est lui-même une figure à sens multiples. Au premier rang, bien sûr, le tracassin maxime, celui qui porte en permanence houppette postiche et nez de Pinocchio, le nain maléfique... Mais aussi ses émules... tellement nombreux, qui se pressent sur les écrans de télévision. Mais laissons cela, comme je te disais. Car, je voudrais te parler du problème de traduction que j'ai rencontré et que j'ai résolu d'une façon que je crois utile d'un peu raconter. C'est le titre même de la chanson : les It.aliens. En réalité, je devrais écrire les « .it. Aliens ». Je suppose que tu distingues bien que le « .it » est une manière de désigner ( en langage international et télématique) l'Italie, le lieu physique, géographique qu'on appelle Italie. Quant aux « aliens », comme on peut le voir au cinéma, ce sont des êtres qui ressemblent à des humains, mais qui n'en sont pas vraiment. Les « .it.aliens » de la chanson sont tous ces « braves gens » qui sont en train (encore à l'heure actuelle) d’avilir et de détruire ce pays des Italiens, ceux qu'ils ruinent et vampirisent.






Mais le titre en italien, c'est I Taliani... et même si, par supposition, il avait été « .it.aliani », ce n'aurait pas été ce que tu as pensé et que tu viens de me raconter.. ; car pour te suivre, il eût fallu « it...alieni »...






Je te l'accorde volontiers et ça prouve que tu as bien compris que le mot « alien », passé dans le langage courant par le biais des fanzines de science-fiction et les films du genre « E.T. » correspond en italien au mot « alieno ». C'est précisément ce que signifie la chanson : cet écart entre les gens et tous ceux-là qui sont décrits dans la chanson... Entre les Italiens et les « .it.aliens »... En somme, la chanson trace très exactement ces deux camps qui s'affrontent dans la Guerre de Cent Mille Ans que les riches et leurs aliens font aux pauvres, par la terreur, la peur, l'obligation de soumission et d'acceptation qu'ils imposent en vue d'assurer leur domination, de démultiplier et de blinder leur pouvoir et leurs privilèges, d'en tirer les plus grands profits en tous genres... par le mensonge aussi. Quant aux libertés que prend le traducteur, c'est précisément la marque de sa liberté et du moment qu'il annonce la couleur en indiquant que c'est là sa « version », il me semble que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ... Cela dit, je t'assure que ma version est assez proche de l'original et qu'elle en rend assez bien l’esprit et même la lettre.






Ainsi soit-il, conclut Lucien l'âne en baissant les oreilles avec componction. Finissons ici cette parlotte et recommençons à tisser le linceul de ce vieux monde engoncé, conservateur, tricheur, bonimenteur et cacochyme.









Heureusement !






Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









Voici la chanson de ma terre
De mes gens, de son imaginaire
Spaghettis macaronis
Mafia macaronis
À la sauce tomate
Le soleil qui brûle
Complots élections
Pétitions processions
Faut remettre une pièce
L'Italie en faillite
Sous clé le conclave
Murmurait le Piave
Et le politicien maintenant
Au sourire indécent




IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)




Voici est la chanson de ma terre
D'une maladie made in Italie
Déculturée dépénalisée
La paix la guerre
La pioche la terre
L'Italie des cyclistes
L'Italie des fascistes
L'Italie libérée
Marchands de journaux et journalistes
Étudiants et ouvriers
La tête en Occident
Le cul au Moyen-Orient


IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)




IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)

Voici la chanson de ma terre
D'une maladie made in Italie
L'enveloppe sous la table
L'offrande au saint patron
Le couteau et le paneton
Le dentier et le toron
Mendiants et fantaisistes
Bonimenteurs et sous-fifres
Moralisateurs et respectables
Trafiquants et usuriers
Stylistes et boutiquiers
Et le politicien maintenant
Toujours plus arrogant

IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)

Voici la chanson de ma terre
De mes gens, de son amnésie
Qui a donné donné
Et qui jamais en reçoit
Ils oublient le passé
Après une minute déjà
Brigands complices
Les bombes les coups de feu
Gendarmes avec leur panache
Le nez de Pinocchio
Sous clé le conclave
Murmurait le Piave
Et le politicien maintenant
Encore souriant

IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)




IT.aliens, IT.aliens
IT.aliens, IT.aliens
IT.aliens, IT.aliens
IT.aliens, IT.aliens




IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)