lundi 22 juillet 2013

LA GUERRE EST FINIE


LA GUERRE EST FINIE


Version française – LA GUERRE EST FINIE – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne - La guerra è finita - Sine Frontera – 2003





J'ai encore la photo que tu m'as donnée
Elle est toute décolorée, de coups éraflée
Je la regarde chaque nuit quand la lune est là
Ou quand il pleut à seaux, je pense à toi
Pendant ce temps je pense, je pense… à toi

Je n'ai pas connu notre enfant qui est né
Ils m'ont mis sur le train et au front expédié
On me dit qu'il a tes yeux, tes yeux à toi,
Je t'en prie parle-lui de moi parfois
Parle-lui de moi, parle-lui de moi…

Quand je suis venu, Commandant,
Je n'avais rien. J'avais une âme cependant…
Trop de camarades par la mort emportés.
La guerre est finie, Commandant,
Et maintenant qu'ai-je et d'être resté
Qui pourra me pardonner…

J'ai encore la photo que tu m'as donnée
Elle est toute décolorée, de coups éraflée
Je la regarde chaque nuit quand la lune est là
Ou quand il pleut à seaux, je pense à toi
Pendant ce temps je pense, je pense… à toi

vendredi 19 juillet 2013

.IT.ALIENS


.IT.ALIENS



Version française – .IT.ALIENS – Marco Valdo M.I. – 2013

Chanson italienne – I Taliani – Sine Frontera – 2013











Lucien l'âne mon ami, voici une chanson en prise directe sur l'histoire et sur l'actualité de ce grand pays au destin si tourmenté ; j'ai nommé l'Italie... Pays que toi et moi, comme des millions de gens, nous aimons bien... Tout comme nous aimons tous les pays du monde et d'ailleurs, je me demande bien pourquoi, nous ne les aimerions pas. Et si tu fais vraiment attention, ce que tu fais toujours, je le sais, cette chanson perdra vite de son apparente simplicité. En réalité, c'est une chanson complexe qui se réfère à plusieurs niveaux de signification. Elle parle de l'intemporel et du mythe de l'Italie, de l'Italie telle qu'elle est dans l'imagination des gens et pas seulement, des gens d'Italie, mais aussi dans le monde – cette Italie des cartes postales, des agences de voyage, d'un certain cinéma et des journaux... et de la chanson de Boris Vian : "Huit jours en Italie", que j'apporterai un de ces jours dans les C.C.G.; juste pour le plaisir. Donc, c'est là le début de la chanson, cette Italie imaginaire et soudain, déboule la réalité : « L'Italie en faillite » et le « politicien au sourire indécent ». En fait, la chanson va détailler les symptômes de la « maladie made in Italie », cette maladie qui jour après jour l'asphyxie et la débilite.






Oh, dit Lucien l'âne, il y a de quoi faire !






Certes et la chanson le fait. Cependant, Lucien l'âne mon ami, ne perdons pas nos bonnes habitudes et ne nous laissons pas aller à une analyse de textes...






Il y aurait pourtant beaucoup à dire et à décrypter... Deux trois mots pour te donner des exemples qui vont par paire : conclave, Piave ; Occident, Moyen-Orient ; enveloppe et offrande, un rythme binaire auquel échappe une seule figure... Celle du personnage au nez de Pinocchio, ce politicien toujours souriant.






Celui-là est lui-même une figure à sens multiples. Au premier rang, bien sûr, le tracassin maxime, celui qui porte en permanence houppette postiche et nez de Pinocchio, le nain maléfique... Mais aussi ses émules... tellement nombreux, qui se pressent sur les écrans de télévision. Mais laissons cela, comme je te disais. Car, je voudrais te parler du problème de traduction que j'ai rencontré et que j'ai résolu d'une façon que je crois utile d'un peu raconter. C'est le titre même de la chanson : les It.aliens. En réalité, je devrais écrire les « .it. Aliens ». Je suppose que tu distingues bien que le « .it » est une manière de désigner ( en langage international et télématique) l'Italie, le lieu physique, géographique qu'on appelle Italie. Quant aux « aliens », comme on peut le voir au cinéma, ce sont des êtres qui ressemblent à des humains, mais qui n'en sont pas vraiment. Les « .it.aliens » de la chanson sont tous ces « braves gens » qui sont en train (encore à l'heure actuelle) d’avilir et de détruire ce pays des Italiens, ceux qu'ils ruinent et vampirisent.






Mais le titre en italien, c'est I Taliani... et même si, par supposition, il avait été « .it.aliani », ce n'aurait pas été ce que tu as pensé et que tu viens de me raconter.. ; car pour te suivre, il eût fallu « it...alieni »...






Je te l'accorde volontiers et ça prouve que tu as bien compris que le mot « alien », passé dans le langage courant par le biais des fanzines de science-fiction et les films du genre « E.T. » correspond en italien au mot « alieno ». C'est précisément ce que signifie la chanson : cet écart entre les gens et tous ceux-là qui sont décrits dans la chanson... Entre les Italiens et les « .it.aliens »... En somme, la chanson trace très exactement ces deux camps qui s'affrontent dans la Guerre de Cent Mille Ans que les riches et leurs aliens font aux pauvres, par la terreur, la peur, l'obligation de soumission et d'acceptation qu'ils imposent en vue d'assurer leur domination, de démultiplier et de blinder leur pouvoir et leurs privilèges, d'en tirer les plus grands profits en tous genres... par le mensonge aussi. Quant aux libertés que prend le traducteur, c'est précisément la marque de sa liberté et du moment qu'il annonce la couleur en indiquant que c'est là sa « version », il me semble que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ... Cela dit, je t'assure que ma version est assez proche de l'original et qu'elle en rend assez bien l’esprit et même la lettre.






Ainsi soit-il, conclut Lucien l'âne en baissant les oreilles avec componction. Finissons ici cette parlotte et recommençons à tisser le linceul de ce vieux monde engoncé, conservateur, tricheur, bonimenteur et cacochyme.









Heureusement !






Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane









Voici la chanson de ma terre
De mes gens, de son imaginaire
Spaghettis macaronis
Mafia macaronis
À la sauce tomate
Le soleil qui brûle
Complots élections
Pétitions processions
Faut remettre une pièce
L'Italie en faillite
Sous clé le conclave
Murmurait le Piave
Et le politicien maintenant
Au sourire indécent




IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)




Voici est la chanson de ma terre
D'une maladie made in Italie
Déculturée dépénalisée
La paix la guerre
La pioche la terre
L'Italie des cyclistes
L'Italie des fascistes
L'Italie libérée
Marchands de journaux et journalistes
Étudiants et ouvriers
La tête en Occident
Le cul au Moyen-Orient


IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)




IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)

Voici la chanson de ma terre
D'une maladie made in Italie
L'enveloppe sous la table
L'offrande au saint patron
Le couteau et le paneton
Le dentier et le toron
Mendiants et fantaisistes
Bonimenteurs et sous-fifres
Moralisateurs et respectables
Trafiquants et usuriers
Stylistes et boutiquiers
Et le politicien maintenant
Toujours plus arrogant

IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)

Voici la chanson de ma terre
De mes gens, de son amnésie
Qui a donné donné
Et qui jamais en reçoit
Ils oublient le passé
Après une minute déjà
Brigands complices
Les bombes les coups de feu
Gendarmes avec leur panache
Le nez de Pinocchio
Sous clé le conclave
Murmurait le Piave
Et le politicien maintenant
Encore souriant

IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)




IT.aliens, IT.aliens
IT.aliens, IT.aliens
IT.aliens, IT.aliens
IT.aliens, IT.aliens




IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)
IT.aliens, IT.aliens (Taliens braves gens)

mardi 16 juillet 2013

Torremolinos


Torremolinos

Chanson française de langue belge – Sttellla – 1992



Et quand je serai mort, je veux qu'on m'enterre
À Torremolinos, son cimetière.


L'autre jour, Lucien l'âne mon ami, en te contant une chanson d'Elio e le Storie tese à propos de jeunes et de jean bleu [[476]], j'avais indiqué que la traduction était frappée au sceau notamment de cette chanson de Sttellla « Torremolinos »... Une chanson très rythmée et en apparence et en réalité aussi, comme toutes les chansons de Sttellla, très loufoque... et souvent laissée de côté au rayon des conserves de bas de gamme, actuellement appelées en franglais : discount. Bref, une chanson (et d'ailleurs, un chanteur et un auteur aussi) considérée comme quantité négligeable ou comme on ne sait quelle serinade commerciale, généralement connue sous le nom de tube. J'avais donc fait une citation... et je croyais ainsi en avoir fini avec elle... mais voilà, elle s'est rappelée à mon souvenir et à la réflexion, je pense qu'elle a sa place ici dans les Chansons contre la Guerre en ce qu'elle – sous ses dehors aussi ironiques qu'innocents ou l'inverse – est une dénonciation d'un phénomène social de destruction de grande ampleur, le tourisme de masse. Dans la Guerre de Cent Mille Ans, le tourisme de masse est un instrument terrible, dont les conséquences sont ravageuses.


Qu'est-ce que tu racontes là ? Le tourisme de masse, disent les experts, est au contraire un instrument de progrès et de développement...


De fait, c'est bien ce qui se raconte... Mais j'affirme le contraire et je m'en explique. D'abord, une apparente bonne idée : aller voir ailleurs, la diversité du monde, des paysages... Ensuite, une réalité catastrophique, une catastrophe en chaîne. Pour ceux qui se retrouvent non pas dans la diversité, mais dans l'uniformité, y compris alimentaire, de millions de touristes pratiquant en tas les mêmes rites, singeant les riches anglais du XIXième siècle, mais sans en avoir les moyens, ni le temps. Pour ces gens fortunés, faire son « tour » prenait des années... Ici, tout est comprimé en quelques jours... Un ersatz que l'on jette pour récupérer les « congés payés ». Mais aussi, ce phénomène du tourisme de masse est cause d'une exploitation incroyable des populations locales et de destruction des paysages, dans un premier temps, puis, de toute l'économie des régions concernées. Il suffit de voir la situation de l'Espagne et sa fameuse « bulle immobilière »... Les aigrefins se sont nourris sur le dos du rêve conjugué des touristes et des esclaves locaux. Mais ce n'est pas ici le lieu de faire toute une sociologie... pour en revenir à la chanson de Sttellla, c'est très exactement ce qui y est décrit avec une dose massive d'acide ironique... Un « touriste » raconte son rêve, décrit son paradis.


Je pense bien que tu as raison... Moi, qui ai parcouru depuis si longtemps les pays et les côtes méditerranéennes, bien avant l'arrivée des hordes touristiques, j'y avais vu de la beauté, une forme de vie – dure certes, mais digne... Ce que je vois maintenant m'effraie et me désole. Sans compter le gaspillage insensé que représente le transport aérien de ces millions de néocolonialistes... Il est temps, Marco Valdo M.I., mon ami, de reprendre notre tâche et de tisser le linceul de ce vieux monde imbu, imbécile, indigne, insensé et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane



Il y a une ville à la Costa Del Sol
Où il y a plus de Belges que d'Espagnols
Où il y a plus de Léonidas
Et de Bata que de Gambas

On ira tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos

Même quand il pleut c'est génial
On sait poster des cartes postales
Ou boire un godet à l'Amicale
Des amis du camping municipal
Avec Sunair, c'est super
Avec Airtour, c'est l'aller et le retour
Avec Neckermann, c'est géniann
Avec Nouvelles Frontières, c'est pas cher

On ira tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos

Pour moi Torremolinos, c'est le paradis
Je crois bien que je vais mourir ici
Et quand je serai mort, je veux qu'on m'enterre
À Torremolinos, son cimetière.

On ira tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos

On ira tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos
Tous tous tous à Torremolinos

lundi 15 juillet 2013

C'EST NOUS LES JEUNES (AU JEAN BLEU)


C'EST NOUS LES JEUNES (AU JEAN BLEU)



Version française – C'EST NOUS LES JEUNES (AU JEAN BLEU)a – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne – Noi siamo i giovani (con i blue jeans) – Elio e le Storie Tese



Chanson dans le style des années soixante, qui se fout des jeunes faussement engagés contre la guerre, mais qui en réalité pensent à d'autres choses…

Plus qu'une chanson contre la guerre, c'est la parodie d'une chanson contre la guerre, mais elle fait trop rire pour ne pas mettre ici !

« Cri de douleur, d’orgueil, de dénonciation et d'espoir d'une poignée d'adolescents qui se voient discriminés par les vieux à cause du symbole même de la jeunesse : le jean. Le thème de l'amour libre et celui de l'orchite rencontrés dans ce morceau dix ans avant Supergiovane. »
(du communiqué à la sortie du disque)







C'est nous les jeunes
Au jean bleu
Nous sommes les jeunes
Nous dansons le rock'n' roll, oui oui
Nous dansons le twist, oui oui
Nous ne voulons pas aller à la guerre

C'est nous les jeunes au jean bleu
Tout beau tout déchiré, il pue un peu
Car nous le portons tous les jours
Et nous le porterons toujours
Mais ça ne nous chagrine pas
Car nous voulons la liberté
Nous sommes préoccupés
Par les guerres pas par notre jean
Nous le portons toujours celui-là
C'est comme un signe
Pour condamner les vieux
Qui ont ruiné ce monde
Que nous avait donné Dieu

C'est nous les jeunes
Au jean bleu
Tout beau tout étroit
Et large en bas
Ainsi nous sommes amincis
Ainsi, l'orchite nous attrapons
Et faire l'amour plus ne pouvons

Nous voulons la liberté
Oui nous voulons la liberté pour l'humanité
Pas seulement pour nous-mêmes
Mais aussi pour les autres
Nous voulons beaucoup de paix
Paix paix paix paix paix paix paix
Plus de guerre, nous voulons notre confort, c'est tout
Oui oui oui oui en avant les gars, unissons-nous

L'homme naît libre et sans prétentions
Il veut seulement faire l'amour
Des heures et des heures sans interruption
Nous voulons la liberté pour nos fesses
Comme nous vous l'avons dit chaque jour
En chœur toujours nous chantons notre jeunesse.

dimanche 14 juillet 2013

DAMNATION ÉTERNELLE


DAMNATION ÉTERNELLE


Version française - DAMNATION ÉTERNELLE - Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne - Dannati Forever – Elio e le Storie Tese – 2013

Ceux qui connaissent la chanson française de langue belge sentiront passer le souffle de Sttellla et se demanderont si de fait, Torremolinos ne serait la plus vivante représentation de l'enfer ou l'inverse.
« On ira tous, tous, tous à Torremolinos
Tous, tous, tous à Torremolinos
Tous, tous, tous à Torremolinos
Tous, tous, tous à Torremolinos
Pour moi Torremolinos, c'est le paradis
Je crois bien que je vais mourir ici
Et quand je serai mort, je veux qu'on m'enterre
À Torremolinos, son cimetière »
et pour la chanson française d'origine occitane, le « y a pas, y a pas » emprunté à Boby Lapointe, du moins, pour l'inspiration :
« Eh! Toto y a t'il ton papa ?
L'est pas là papa
Eh! Toto y a t'il ta maman ?
L'est pas là maman !
Et Toto y a t'il ton pépé ?
L'est pas là pépé !
Eh Toto y a t'il ta mémé ?
Y'a pas Y'a pas
Eh Toto y a t'il ton tonton ?
Y a pas y apas !
Eh Toto y a t'il ta tata ?
Y a pas y a pas !
S'y a pas
Ni ton papa ni ta tata et cetera
Ah quel bonheur
Je viens voir ta soeur »

Oh, dit Lucien l'âne, j'imagine qu'Elio (celui des Storie tese) appréciera ce voisinage insolite... Plaisir d’humour ne dure qu'un moment...


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
Primesautièrement !


LA CHUTE DES DAMNÉS  
P. P. Rubens


Faisant quelques pas dans un chemin de foi,
Je me demandais, l'autre fois :
Puis-je éliminer mes péchés par le jogging au bois ?
Mais j'ai commis trop de péchés mortels, je les collectionne
Par exemple :
J'ai pratiqué l'adultère, menti, volé,
Je n'ai pas arrêté de me toucher
À l'âge de six ans, j'étais déjà condamné

A, a, a, alors, dans les flammes éternelles, je vais en enfer,
A, a, a, avec les onanistes, les communistes et Adolf Hitler

Qui l'aurait dit que je finirais damné
Mais dès qu'on bouge, on tombe sur un péché :
On croit en un tas de dieux et puis, on les nomme en vain ;
Nom de Jehova, Nom de Diana, Nom de Bacchus, Nom d'un chien !
On se branle et on oublie de sanctifier ;
À l'enfer ! Pour l'éternité !
On n'honore pas Papy, on n'honore pas maman
On assassine les gens accidentellement, ;
On fornique à la fin d'un dîner élégant. Incidemment.

On ira tous, tous, tous en enfer !
Comme à Reggio Calabria et Salerno en août, c'est super
Tous, tous, tous en enfer, en enfer
Tous, tous, tous en enfer
De la crème de protection totale
Contre le feu infernal
Y a pas, y a pas !
Tous nudistes damnés recuits
Dans les siècles
Des siècles
Ainsi soit -il !

Même, même, même toi en enfer ?
Toi aussi, toi aussi, toi aussi...
Pa, pa, pa, papy, pape, notre saint père
En enfer
Ce n'est pas permis...
Notre père, quelle folie !
Vi vi vi vivre une vie d'enfer
Vivre, mourir !
Puis, pour finir
Tous, tous, tous en enfer, en enfer, en enfer

Tous ensemble, tous ensemble, en enfer, en enfer
Même le gouvernement,
Avec les sodomites, les modérés, les journalistes et les trafiquants
Toi aussi en enfer
Avec nous, vous, lui, elle, eux, le caïman

vendredi 12 juillet 2013

Pilippine Lock


Pilippine Lock


Version française - Pilippine Lock – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne - Pilipino lock - Elio e le Stolie Tese – 2003



Une pauvre émigrée philippine (c'est vrai que dans la version italienne, c'est un émigré... et après tout, rien n'empêche de changer de genre), après des années de travail au noir et d'exploitation subséquente se décide (enfin!) à se défendre par voie d'avocat et à récupérer ses salaires impayés, d'abandonner ce patron sans scrupules (ils le sont souvent... surtout, vis-à-vis des travailleurs clandestins) et de retourner chez elle... aux Philippines, sans doute ouvrir un salon de coiffure... car tel est son rêve.
Tout cela est fort bien dit à un détail près... l'impossibilité pour les gens d'Asie du Sud-Est de prononcer les « r » et à les remplacer – la plupart du temps – par un son qui se rapproche du « l »... et semble-t-il le « ph », son « f » par un son plus proche du « p ». D'où le titre de « Pilippine lock ».

Enfin, bonne chance pour déchiffrer la version française de mon ami Marco Valdo M.I.; j'en ai le poil tout gris.


Lucien Lane




Je lave toilette puis je lepasse semise
Puis je lave vitles et je lepasse semise
Puis je déglaisse le fou et je lepasse semise.
Puis je tlompe tout et je mets semise dans fou miclonde
semise dans miclonde.
Mais c'est vlai
La maison occidentale est difficile à langé.

Vidé la pouvelle
Changé le couvle-lit
Lavé pavement
Lamassé le sat les escléments
Lemplacé le papié vécé, acheté anticalc vim et cif

Pilippine lock.
Pilippine loll.
Une population de palfaits nettoyeuls de maisons.
J'éplusse éplusse.
La semaine plosaine patlon je ne monte pas.

Mais vient mon palent
Nettoie celtainement
Ainsi lien de sangé
Et quand lui pini se dépoule avec lock

- Rock! Rock Rock!
Dai, Clistopel John! Heyyyy!
Maintenant basta, pinito!

Pilippine lock.
Pilippine loll.
Nous ne sommes pas un gloupe ethnique di squatteuls
Au selvice du blanc.
Poul ça, Poul ça.
Casse le contlat Pilippine
Et contacte l'avocat.

Aplès fait un plocès,
et léclame les alliélés
De tous les salailes.
C'est le moment d'en fini
avec le tlavail noi
ainsi je tlavaille moins
et je gagne plus.

Et puis avec tous les eulos
Je plends un avion,
Je letoulne aux Pilipines
et tu ne me vois plus.

Pilippine s'en va, elle letoulne aux Pilipines,
Il te manquela cet oldle spécial
Où je mettais les choses.
Qu'est-ce qui lestela de ces années 80 ?
Qu'est-ce qui lestela ?

Seulement une chemise déjà lepassée dans un foul à micloonde.
Et un Pilippine lock.

Iiiii finito?

« Tu veux faile la coiffeuse ! Maman, pas m'inteless', à moi la cultule pas m'inteless'! Je veux un beau magasin de coiffeuse ! Je le sais, mamm'AHAHAHA mamm', je te plie, ne pas pleulé que tu fais pleulé moi aussi, maman ! Je t'aime, cependant je veux allé dehols, cette léalité m'étouffe, au dedans de moi je sens que je suis une coiffeuse ! »

jeudi 11 juillet 2013

AU JUGE




AU JUGE



(communiste ou pire encore – Imaginez, il pourrait être anarchiste... NdT)

Version française – Au Juge – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson italienne – Dal Giudice – Elio e le storie tese – 2011



Juste quelques mots à propos non pas du nain maléfique ou de son trou du cul, ni même de son nez qui s'allonge de plus en plus, tel l'instrument que Gepetto fournit à Pinocchio, au point peut-être d'arriver à concurrencer Cyrano (« c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! » - http://dardel.info/Textes/Cyrano.html), mais de cet excellent Elio (celui qui chante en Italie et qui si bien parodie... perruque et fausse moustache)...

Oh, dit Lucien l'âne, celui-là, je le connais bien et je l'aime beaucoup. Il sait y faire... Tu devrais le traduire plus souvent...

Pour moi, ce n'estpas une question de goût, c'est une question de temps... Moi aussi, j'aime beaucoup Elio e le Storie tese... Que n'en a-t-on de pareils chez nous... Oh, cette Italie, pleine d'humour et de chansons, aux yeux et aux pensées du monde sauve l'honneur et la réputation de la péninsule, tellement avilie par sa caste et ses mafias.


Même là, même ici, tout nous impose de reprendre notre sempiternel ouvrage et de tisser le linceul de ce monde au nez presqu'aussi long que celui de Cyrano, dès lors attentateur aux mineures, menteur, trompeur, sournois, vicieux, libidineux, orgueilleux, ambitieux, avide, vide et singulièrement cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane



Ce que veut dire être
D'à peine plus d'un mètre
Vous le révèlent les regards
des gens et les racontars
ou la curiosité
d'une fille mineure
qui s'approche seule et
Poussée par un souhait mineur
De découvrir si est avéré
Ce qu'on dit des nains
qu'ils seraient en possession
Des outils et des instruments
Prêts à l'épilation
À tous moments

Passent les années, passent les mois
et même les minutes ont disparu
C'est triste de se retrouver comme ça
Adultes sans avoir crû
La médisance insiste et cogne
Elle bat le tambour
jusqu'à dire sans détour
qu'un nain est une charogne
Car il a le cœur près du
Trop près du
Trop près du trou du cul
Ce fut dans ces nuits sans amour
Qu'en Arcore, avec ardeur
Je préparai le discours
À faire au procureur
Moi qui abordais le chemin tortueux
qui de chanteur patriarcal
Menait à Milan Deux
Et donc à la salle d'un tribunal
Où un juge de parti-pris
Du parti
Qui me veut mal

Et alors ma stature
Ne perdit sa bonne humeur
Quand à la barre, ce fut dur
Je pensais votre honneur
Vous confier au bourreau
Sera pour moi un plaisir nouveau
Avant de vous mettre à genoux
À l'heure de l'au revoir
Car vous ne reconnaissez pas du tout
Mon pouvoir
Ni ma Gloire.