jeudi 24 octobre 2013
mercredi 23 octobre 2013
LES FOUS SONT DEHORS
LES
FOUS SONT DEHORS
Version
française – LES FOUS SONT DEHORS – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson
italienne – I pazzi sono fuori – Roberto
Vecchioni – 1972
Dehors
dans son pyjama nouveau
Napoléon à Waterloo.
Passe l'homme blanc
Qui demande à tous « Vous vous sentez comment ? »
« Docteur, venez là,
J'ai un rhume qui ne passe pas »
« Ma Nina a écrit comme ça:
Celui qui m'a tuée, ce n'est pas toi »
Napoléon à Waterloo.
Passe l'homme blanc
Qui demande à tous « Vous vous sentez comment ? »
« Docteur, venez là,
J'ai un rhume qui ne passe pas »
« Ma Nina a écrit comme ça:
Celui qui m'a tuée, ce n'est pas toi »
Les
fous sont dehors, c'est sûr
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
Brouillard
le matin
Le vieux rouge ne discute pas
Il pense serein.
Il regardait en haut, il regarde en bas.
On ne peut pas lui parler
Il s'échauffe, crie, saute en l'air
« Partez d'ici, docteur, de l'air
Je veux mourir en liberté »
Le vieux rouge ne discute pas
Il pense serein.
Il regardait en haut, il regarde en bas.
On ne peut pas lui parler
Il s'échauffe, crie, saute en l'air
« Partez d'ici, docteur, de l'air
Je veux mourir en liberté »
Les
fous sont dehors, c'est sûr
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
« Aujourd'hui
au petit déjeuner
Il y a les douceurs et le café »
Rocco Sansimone n'en peut plus
Il est pâle comme le dernier Jésus,
Il pense à l'anarchie
Et à cette bombe faillie
Qui dans son esprit
Grandit, grandit
Il y a les douceurs et le café »
Rocco Sansimone n'en peut plus
Il est pâle comme le dernier Jésus,
Il pense à l'anarchie
Et à cette bombe faillie
Qui dans son esprit
Grandit, grandit
Les
fous sont dehors
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
Des
visites, des
parents,
la charité des amis
« Des visages souriants
Assurent, tu sortiras d'ici »
On demande à ce garçon
pourquoi sa mère ne vient jamais le voir
« Sans sourire, il répond,
Je la cache dans l'armoire »
la charité des amis
« Des visages souriants
Assurent, tu sortiras d'ici »
On demande à ce garçon
pourquoi sa mère ne vient jamais le voir
« Sans sourire, il répond,
Je la cache dans l'armoire »
Les
fous sont dehors
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
Ne les cherchez pas ici,
Le monde derrière les murs
Est plus désespéré que celui-ci.
mardi 22 octobre 2013
ASILEOUBUREAU
ASILEOUBUREAU
Version
française – ASILEOUBUREAU – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson
italienne – Manicomioufficio – Vanesia
– 2009
Canzone
participante au concours oltre
il muro
Ah,
Lucien l'âne mon ami, voici une chanson au titre des plus
étranges... En italien, « manicomio », c'est l'asile d'aliénés,
ce lieu où à défaut de les soigner, on garde les fous, les malades
mentaux. En italien, mais tu connais mieux l'italien que moi, je le
dis donc de façon un peu rhétorique, à la cantonade, façon de
causer donc et préambule à la chanson – canzone, en italien.
Donc, en italien, « ufficio », c'est le bureau, mot qu'on trouve
d’ailleurs en français, sous le nom d'office... Mais dans cet
usage, il a vieilli et ce n’était de toute façon pas tout à fait
correct... Un anglicisme, comme qui dirait. Je te dis tout ça, car
le titre de la canzone est un motvalise qui rassemble en un seul mot
les deux mots (manicomio et ufficio) pour en faire un seul
(manicomioufficio); comme je viens de le faire pour le mot : «
mot-valise ».
Je
vois, je vois, dit l'âne Lucien, un peu éberlué. Tu te lances
encore dans des considérations oiseuses, juste pour me dérouter.
Comme si je ne savais pas ce qu'est un motvalise, et comme si je ne
pouvais pas le distinguer... J'ai aussi compris que le nouveau
français est très polymorphe et que bien inspiré par ses
cousinages germaniques, il s'est enfin décidé à jeter sa gourme et
à se comporter comme une langue moderne. Bref à se simplifier et à
abandonner sans aucun complexe, le trait d'union superfétatoire,
dans la création de motvalises. Comme tu le remarqueras, j'ai mis le
motvalise au pluriel, je l'ai accordé ; enfin, je veux dire tout le
motvalise, le considérant comme un objet en soi, somme un ensemble
cohérent. Donc, un motvalise, des motvalises.
C'est
la logique même, dit Lucien l'âne d'un air pénétré.
Il
eût été absurde de faire autrement. On doit faire simple, car la
modernité est de tout simplifier. Imagine un instant qu'on se règle
sur bonhomme... Ça a l'air simple : un bonhomme, des bonshommes.
Mais imagine un instant que ce bonhomme soit, comme on dit, d'un
caractère bonhomme et donc, un bonhomme bonhomme et qu'il se
reproduise, qu'il se mette à proliférer... On devrait alors dire et
écrire de ses descendants ou de ses répliques : des bonshommes
bonhommes. Car surprise ! Le nom « bonhomme » n'a pas le même
pluriel que l'adjectif correspondant et homonyme. Donc, simplifions,
compactons, serrons, cohérons...
J'ai
cru aussi comprendre, dit Lucien l'âne d'un air rêveur, que
soucieux des anciens et des ancêtres, il est admis de façon
définitive que ce qui était reste et qu'on pourra donc sans aucune
réticence vivre la bigamie des mots. Par exemple ici, mot-valise et
motvalise...
C'est
tout à fait ça ! Évidemment, il faudra que ces foutus correcteurs
automatiques se fassent à cette mise en liberté des mots et des
phrases... Abandonnons joyeusement le trait d'union et revenons à la
chanson et à son curieux titre : manicomioufficio. Dit comme ça, à
première vue, il me fut incompréhensible et pour respecter cette
première sensation, sans doute intentionnellement posée là par
l'auteur, j'ai donc dû recourir moi aussi à un motvalise et j'ai
donc créé de toutes pièces le mot chargé d'exprimer « asile ou
bureau » et qui de fait, est devenu : « asileoubureau ».
Voilà
bien une histoire de fous, dit Lucien l'âne en riant de toutes ses
dents, d'un rire énorme et pour lequel il dut relever le front, se
balancer les oreilles en arrière et montrer sa belle langue au grand
jour. Soudain, je me demande et je te le demande aussi pourquoi,
finalement, on ne collerait pas l'adjectif au nom. Ce serait bien ;
regarde : une bellefille, un beaujour, un méchanthomme, un bonâne,
un fauxcol, un fauxcon (qui serait un drôledoiseau), une
histoirealambiquée, un bourreaubeau, un beaumotvalise... Évidemment,
comme dans certaines poses plastiques, quand il y a deux adjectifs,
on pourrait en mettre un par devant, l'autre par derrière..., une
longuehistoirealambiquée. Et même y ajouter un adverbe ; ce qui
donnerait : une trèslonguehistoirealambiquée. Quand on disait tout
à l'heure, qu'on pourra bientôt rivaliser avec nos cousins
germaniques. C'est juste une question de temps et de mise en
pratique.
Certes,
à l'oreille, on ne sentirait pas la différence. Et à l'écrit,
l'avantage serait de ne laisser aucun doute sur la parenté étroite
du nom et de l'adjectif et de l'éventuel adverbe. Vraiment, ça fait
plus solide, plus compact, plus moderne, en quelque sorte. Moi,
j'aime beaucoup de telles constructions langagières, mais comme tu
vois, faudra s'y faire. Encore une fois, revenons à la chanson. Que
dire ? J'ai perdu le fil. Ah oui, je me souviens à présent. Sur le
contenu de la canzone, je veux juste signaler qu'elle décrit très
exactement la sensation que doivent ressentir des millions de gens
dans ce monde plein d'écrans et de pointeuses. Ils finissent par
avoir le cerveau cuit, le mental ravagé... Le phénomène - en
franglais sanitaire : burn out, ce qui pourrait se traduire par
cramé, brûlé, ravagé par le feu - s'aggrave d'année en année.
Cela
ne se produisait-il pas auparavant ? , suggère Lucien l'âne un peu
hagard.
Avant
? Auparavant ? Mais enfin, Lucien l'âne mon ami, auparavant, il n'y
avait pas d'écrans... Le travail idiot ne s'en prenait pas comme ça
au cerveau... Avant, les gens se résumaient à des bras. Pour le
reste, c'était pareil. « Peu importe qui on est ! On est ce qu'on
fait ! » était déjà vérité d'évangile. Le lieu de travail
(forcé : celui de l'esclave, celui du salarié ou de tout qui est
contraint à travailler pour survivre – la fameuse menace : « pas
de travail, pas à manger ») a toujours été un lieu de folie – à
la fois, lieu fou et engendrant la folie.
Ceci
dit, dit Lucien l'âne, écoutons la chanson et reprenons notre tâche
qui est, je le rappelle, de tisser le suaire de ce vieux monde
dérangé de la coucourde avec ses araignées dans le plafond, ses
punaises dans le bois de lit, et ses rats dans la contrebasse et de
surcroît, cacochyme.
Heureusement
!
Ainsi
Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
À
l'asile, j'y vais tous les jours
Les gens disent que c'est normal
J'ai un badge pour m'identifier
Eux disent : on va travailler.
Peu importe qui on est ! Peu importe qui on est !
Les gens disent que c'est normal
J'ai un badge pour m'identifier
Eux disent : on va travailler.
Peu importe qui on est ! Peu importe qui on est !
Peut-être
est-ce la société qui est malade, à présent.
Sacrifice pour qui ?
Mais à la fin à quoi sert l'argent
Si pour le dépenser, on n'a pas le temps
C'est illogique, manifestement !
Sacrifice pour qui ?
Mais à la fin à quoi sert l'argent
Si pour le dépenser, on n'a pas le temps
C'est illogique, manifestement !
À
l'asile, tout est programmé systématiquement
Et chaque jour semble égal
Je passe les heures à fixer un écran
Et maintenant, j'ai perdu mon équilibre mental !
Et chaque jour semble égal
Je passe les heures à fixer un écran
Et maintenant, j'ai perdu mon équilibre mental !
lundi 21 octobre 2013
DOUCE RÉSISTANCE
DOUCE
RÉSISTANCE
Version
française – DOUCE RÉSISTANCE – Marco valdo M.I. – 2013
Chanson
italienne – Dolce resistenza – Massimo
Priviero – 2006
http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=6869&lang=it#agg167384
Dal Sito ufficiale di Massimo Priviero
Dal Sito ufficiale di Massimo Priviero
Nous
sommes nés sous le soleil rouge sombre
Voyageurs qui ne vont jamais loin
Prêts à crier contre le vent, contre l'ombre
Prêts à combattre même en vain
Voyageurs qui ne vont jamais loin
Prêts à crier contre le vent, contre l'ombre
Prêts à combattre même en vain
Hommes
qui n'ont jamais fermé les yeux
Et qui marchent un mètre plus en avant
Aucune caresse, aucun or du monde
Ni saints, ni drogues, ni argent
Et qui marchent un mètre plus en avant
Aucune caresse, aucun or du monde
Ni saints, ni drogues, ni argent
Nous
sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et
pour tôt ou tard tomber
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Et comme le temps est passé
Sur notre voix et nos traits
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Et comme le temps est passé
Sur notre voix et nos traits
Et
dans ma ville de silence hurlé
De nouveaux garçons cherchent la vérité
Combien de fois avons-nous vu la mer sous le ciel
Avec la pluie, avec le sel
De nouveaux garçons cherchent la vérité
Combien de fois avons-nous vu la mer sous le ciel
Avec la pluie, avec le sel
Le
temps s'envole mon ami, tu le sais
Et que sera demain, seul ton dieu le sait
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et que sera demain, seul ton dieu le sait
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Vois
les gens qui vont, aucune question ni réponse ne viendra
Vois la vie qui va et ne me demande pas ce qui restera
Combien de fois nous avons escaladé des montagnes
Pour tirer au ciel et chercher des rêves.
Vois la vie qui va et ne me demande pas ce qui restera
Combien de fois nous avons escaladé des montagnes
Pour tirer au ciel et chercher des rêves.
Tant
de jours malades et on ne peut y échapper
Combien de fois encore me demanderas-tu doucement ma résistance
Nous sommes seulement des soldats qui marchent fatigués
Cherchant leur pas tandis qu'ils avancent.
Combien de fois encore me demanderas-tu doucement ma résistance
Nous sommes seulement des soldats qui marchent fatigués
Cherchant leur pas tandis qu'ils avancent.
Et
c'est moi qui t'appelle, qui t'appelle encore
Avec le dernier souffle de mon corps
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait.
Avec le dernier souffle de mon corps
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait.
Ne
t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et pour tôt ou tard tomber
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes nés pour voler
Et pour tôt ou tard tomber
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
Nous sommes vivants, nous sommes prêts
Nous sommes, c'est tout ce qu'on sait
Ne t'arrête pas, ne t’arrête jamais
vendredi 18 octobre 2013
ENFANTS DE LA FOLIE
ENFANTS
DE LA FOLIE
Version
française – ENFANTS DE LA FOLIE – Marco Valdo M.I. – 2013
Chanson
italienne – Comportamento da pazzo – Monna Lisa Clacson – 2009
http://www.antiwarsongs.org/canzone.php?lang=it&id=43003&all=1#last
Monsieur
Rossi vend de gros tracteurs
Il travaille même le dimanche pour faire de l'argent
Mais le matin, il va à la messe
Car après la mort, il ne sait pas ce qui l'attend
Il travaille même le dimanche pour faire de l'argent
Mais le matin, il va à la messe
Car après la mort, il ne sait pas ce qui l'attend
Le
boulanger aussi va à la messe
Il est déjà réveillé. C'est un matinal.
Son sommeil n'est pas normal
Au regard des autres personnes
Il est déjà réveillé. C'est un matinal.
Son sommeil n'est pas normal
Au regard des autres personnes
Les souffrances d'un homme et sa femme
L'écolier très sage
Puis, il y a le fou qui blasphème
Et la madone qui déménage
Puis,
le fou qui aime les laids
Celui qui aime les beaux
L'autre qui aime les beaux et les laids
Et enfin, celui qui exhale des rots
Celui qui aime les beaux
L'autre qui aime les beaux et les laids
Et enfin, celui qui exhale des rots
Voici
l'enfant qui tue ses poupées
Et sa sœur qui aime y mettre le feu
La nymphomane édentée
Au sourire de boulier vide
Et sa sœur qui aime y mettre le feu
La nymphomane édentée
Au sourire de boulier vide
Sur
une porte, une plaque dorée
Deux gants blancs comme la conscience
Je suis malade, je les laisse conter
Que mon esprit ne sait rien de la sagesse
Deux gants blancs comme la conscience
Je suis malade, je les laisse conter
Que mon esprit ne sait rien de la sagesse
L'exalté
qui brandit le poing
Fait baver une foule de couillons
Et hurle qu'il faut partager son dessein
C'est un fou qui ne tolère pas d'autres visions
Fait baver une foule de couillons
Et hurle qu'il faut partager son dessein
C'est un fou qui ne tolère pas d'autres visions
Si
nous sommes fous, nous le sommes tous.
Si nous sommes vivants, nous sommes enfants de la folie.
Qu'ils soient beaux, qu'ils soient laids, ils le sont tous,
Joyeux ou tristes, enfants de la folie.
Si nous sommes vivants, nous sommes enfants de la folie.
Qu'ils soient beaux, qu'ils soient laids, ils le sont tous,
Joyeux ou tristes, enfants de la folie.
lundi 14 octobre 2013
EN ATTENDANT LES BARBARES
EN
ATTENDANT LES BARBARES
Maintenant que l'horizon
Est en flammes
Nous rentrons
Nous fermons en vitesse les volets
Nous mettons tout de côté
Les provisions
Les vêtements de l'été
En attente des barbares
Les empreintes le long du chemin
Mènent droit à notre jardin
Je ne te l'ai pas dit
Je ne te l'ai jamais dit
Dans ton sommeil, tes bras
Semblent des ailes fatiguées
Fuyant les barbares
Je le sais,
Ce n'était pas ça
Le vin promis
Les invitations
Les fleurs
Les rires
Mais cette nuit
La nuit
Est une lame illuminée
Qui coupe le noir
Et la peur
Et pointe en avant
Là où tout
Repose immaculé
Et juste
Et nôtre
Et pur
Avant l'arrivée des barbares
Maintenant que le soir
Raccourcit les ombres
Nous nous retirons
Et face au miroir
Comme des épouses
Nous nous préparons
En honneur des barbares
Version
française – EN ATTENDANT LES BARBARES – Marco Valdo M.I. –
2013
Chanson
italienne – Aspettando i barbari – Massimo
Volume – 2013
Texte
d'Emidio Clementi
Tiré
d'un roman de John Maxwell Coetzee
– En attendant les barbares – 1980 (Waiting
for the Barbarians)
MASSIMO VOLUME
Maintenant que l'horizon
Est en flammes
Nous rentrons
Nous fermons en vitesse les volets
Nous mettons tout de côté
Les provisions
Les vêtements de l'été
En attente des barbares
Les empreintes le long du chemin
Mènent droit à notre jardin
Je ne te l'ai pas dit
Je ne te l'ai jamais dit
Dans ton sommeil, tes bras
Semblent des ailes fatiguées
Fuyant les barbares
Je le sais,
Ce n'était pas ça
Le vin promis
Les invitations
Les fleurs
Les rires
Mais cette nuit
La nuit
Est une lame illuminée
Qui coupe le noir
Et la peur
Et pointe en avant
Là où tout
Repose immaculé
Et juste
Et nôtre
Et pur
Avant l'arrivée des barbares
Maintenant que le soir
Raccourcit les ombres
Nous nous retirons
Et face au miroir
Comme des épouses
Nous nous préparons
En honneur des barbares
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