vendredi 24 octobre 2014

DING DING DÉLIRE

DING DING DÉLIRE

Version française - DING DING DÉLIRE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – DingDingdelirio - Io?dramas.d. (2010 ?)

Plus de terreur constante crée un malaise déchirant
Toi tu n'entends que ce ding !












Vous violentez Violette car elle a une crête.Vous lobotomisez Tommaso qui a mal à la tête.Ils n'ont pas de respect pour l'évêque… mais moi-même,
Je n'ai pas de respect pour l'évêque.

Cowboys écorchez vifs ces Peaux-Rouges :
Comme des punaises ils nous encerclent, un point c'est tout.
Ne pas t'allie aux sauvages et aux pauvres :
Sans armes, ce ne sont pas des hommes.

Crucifions ce journaliste,
Il a du mal a se tenir coi et la tête basse.
Refoulons son concept de dialogue.
Qui dit la vérité est à la solde du diable.

Les bombes amputent les jambes et puis broient des enfants,
Plus de pétrole, plus de sang refournit les pompes.
Plus de terreur constante crée un malaise déchirant
Toi tu n'entends que ce ding !

Ding! Ding! La monnaie tombe le fond.
Ding! Ding! La monnaie actionne le monde.
Mais c'est l'heure. Il est l'heure.
(Aujourd'hui les États-Unis doivent chercher hors de leurs frontières
Soixante pour cent du pétrole nécessaire
Du pétrole à importer, il n'en existe pas presque plus ! ).

Violette maintenant est violente.
Ding! Ding! Pour l'instant.

jeudi 23 octobre 2014

PETIT CHANT DE MARCHE


PETIT CHANT DE MARCHE


Version française - PETIT CHANT DE MARCHE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson allemande - Kleines Marschliedchen – Erich Kästner – 1932

Musique de Holger Münzer [1972]
Interpr
étation : Holger Münzer [1976] et Georg Schneyder [1986]


 

En rangs par quatre, vous et votre bêtise déambulez

La Kleines Marschliedchen (petite chanson de marche) d'Erich Kästner a été conçue en 1932, c'est-à-dire à la veille de la prise de pouvoir (par les Nazis) en janvier 1933.
On y découvre les pensées qui vinrent à un pacifiste comme Kästner, quand il vit marcher « les colonnes brunes » dans les rues.


Il n'y a donc rien d'étonnant, dit Lucien l'âne en redressant l'échine, à ce que les mêmes Nazis mirent les écrits d'Erich Kästner au bûcher.


Tu n'as pas tort. Ce qui est plus étonnant, c'est qu'Erich Kästner affronta la bête dans son antre – comme le fit le peintre Max Liebermann [[38296]] et même s'il fut réduit (provisoirement – le temps des 12 ans du Reich de Mille Ans) au silence, il persista dans son combat ; ce qui lui valut plus d'une invitation dans les bureaux de la Gestapo. Il fut probablement le seul écrivain allemand à assister (être présent physiquement) à l'autodafé de ses œuvres et de celles des autres « écrivains dégénérés ». J'ajouterais volontiers une petite réflexion à l'intetion de nos contemporains. La voici : on réduit souvent – dans nos contrées – Erich Kästner à l'écrivain de romans pour enfants ; ce qu'il fut aussi. C'est un peu court, on le voit aux extraordinaires chansons reprises dans les Chansons contre la Guerre ce qui, d'ailleurs,n'est qu'une petite partie de son œuvre. Cependant, on ne saurait trop conseiller ces romans aux enfants et à leurs parents. Que diriez-vous d'une petite lecture du « 35 mai » ? C'est excellent pour décrasser les esprits lobotomisés par les téléviseurs, ces célèbres « machines à décerveler ».


Certes, dit Lucien l'âne en riant, ce serait une belle découverte et pourquoi pas continuer par Petit Point ou Émile et les détectives ? Sans oublier cette incroyable histoire des deux jumelles qui échangent leurs parents sans que ceux-ci s'en doutent…


Je vais te faire une confidence, mon ami Lucien l'âne … Je crois bien que c'est avec ces histoires que j'ai connu Erich Kästner.


Confidence pour confidence, Marco Valdo M.I. mon ami : moi aussi. Enfin, reprenons notre tâche tranquille – comme le fit Kästner tout au long de sa vie – et tissons le linceul de ce vieux monde ennuyeux, triste, conformiste, idiot et cacochyme.



Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
(M.V.M.I. et L.L.)



En rangs par quatre, vous et votre bêtise déambulez
Dans les casernes du passé.
Ne croyez pas que nous sursautons quand vous criez,
Car ce que vous pensez, ce que vous criez est à pleurer.
Vous fîtes bouillir l'âme à peine arrivés ;
L'âme bouillit, et la raison se glaça.
La vie vous l'aimez seulement quand vous marchez,
Car alors on chante et on ne parle pas .

Marcher devant les princes vous émeut aux larmes,
Pourtant vous marchez au pas de l'oie.
On dit que ce qu'on n'a pas dans la tête,
On doit l'avoir dans les jambes.

Vous aimez la haine ; c'est votre mesure du monde.
Vous mettez la bête en l'homme.
Quand en vous la bête profondément s'insère,
La bête en l'homme mange l'homme.
Vous désirez faire pousser des carottes sur les décombres,
Et comme jamais, des églises et des casernes.
Vous aspirez au retour de la vieille dynastie
Et à goûter du pain des intermédiaires.

Vous voulez retarder les aiguilles du temps,
Et croyez ainsi modifier la course du temps.
Touchez à l'horloge. - Personne n'arrête le temps ;
L'horloge n'ira plus jamais correctement.

C'est un rêve, l'Allemagne ne se réveillera pas,
Car vous êtes idiots et on ne vous élit pas.
Le temps viendra où on dira :
Faire un État avec ces gens, on ne peut pas.

C'est un rêve, l'Allemagne ne se réveillera pas,
Car vous êtes idiots et on ne vous élira pas.
Le temps viendra où de vous, on dira :
Faire un État avec ces gens-là, on ne peut pas.

mercredi 22 octobre 2014

LA BERLOQUE

LA BERLOQUE

Scène de guerre – Rêve de Peur

Chanson française – LA BERLOQUE – Marco Valdo M.I. – 2014


Au loin, sonne une trompette.
La flammèche vient droit sur ma tête,
La mèche entre dans ma bouche,
Mon ventre est bourré de cheddite.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque.




La Berloque…


La breloque !


Non, la berloque, comme je te le dis.


Sûr ?


Sûr et certain, que je suis. Je te l'accorde : berloque et breloque sont deux mots très proches et aisément confondus. Il n'empêche que c'est bien de berloque qu'il est question. Et de plus, il faut l'entendre aux sens propre et figuré.


Moi, je veux bien, dit Lucien l'âne un peu éberlué, mais je ne sais rien ni de l'un, ni de l'autre.


Alors, je t'explique. Berloque n'est pas un mot d'usage courant… Au point que les dictionnaires les plus usités n'en disent mot. Cependant, quand on cherche, on trouve. Ainsi, berloque est attesté par Littré, ce qui – en soi – est une référence et aussi, par le dictionnaire de l'Académie française, référence redoutable, s'il en est.


Ça ne me dit toujours pas de quoi il s'agit, dit Lucien l'âne dépité.


Alors, voici ce qu'en dit Littré et puis l'Académie.

Donc, Littré : « Terme militaire. Batterie de tambour pour les repas, les distributions. Battre la berloque. On dit aussi, et plus souvent, breloque.
Fig. Battre la berloque : divaguer et ne savoir où donner de la tête. »
Et l'Académie : « n. f. Batterie de tambour ou sonnerie de clairon qui donne au soldat la permission de rompre les rangs. »

Dès lors, ici les deux sens s'appliquent également et créent ainsi une atmosphère amphibologique. Comme disait Victor Hugo : « J'écris avec intention cette phrase amphibologique, parce que les deux sens en sont vrais. »


D'accord, mais foin de littérature, venons-en à la chanson. De quoi qu'elle cause ?


Eh bien, c'est un rêve – étrange et pénétrant – que fait un soldat blessé, entouré d'autres grands blessés, de mourants, d'amputés... couché dans un poste de secours quelque part sur le front vers 1916 du côté du Chemin des Dames. Il délire et c'est ce délire que l'on entend. Ce soldat n'est autre que l'auteur du roman Clochemerle.


Gabriel Chevallier ?, demande Lucien l'âne tout interloqué.


C'est bien lui, mais dans un autre de ses romans, intitulé tout simplement « La Peur ». Un livre comme tu vas pouvoir en juger ici plein de terreur et de bruits, qui relate en direct son expérience de « poilu », qui se résume principalement à la peur, la peur, la peur ; jour et nuit, la peur… pendant des années, la peur du soir au matin et du matin au soir. En dormant, éveillé, en mangeant, en pissant, en chiant : la peur. Pour être tout-à-fait complet, j'ajoute que ce rêve est relaté dans le roman La Peur- édition de poche PUF 1951 aux pages 117 à 119.



Sans aucun doute, « La Peur » est le meilleur titre pour un roman sur la guerre, celle qu'il raconte et toutes les autres possibles et inimaginables. Et certainement pas, toutes les « turlutaines » qu'on serine généralement : gloire, courage, héroïsme… et autres billevesées.



De ce titre redoutable, Chevallier disait : « … Il y aurait improbité à parler de la peur de ses camarades sans parler de la sienne. C'est pourquoi il décida de prendre la peur à son compte, d'abord à son compte. Quant à parler de la guerre de la guerre sans parler de la peur, sans la mettre au premier plan, c'eût été de la fumisterie. On ne vit pas aux lieux où l'on peut être à tout instant dépecé à vif sans connaître une certaine appréhension. » Et cette conclusion finale à la sortie de l'enfer :

« Soldats, je vous félicite, vous avez atteint votre objectif : la Fuite. Vive la Fuite ! »

et un peu plus loin encore :

« Mon cher général, je viens vous informer que désormais nous nous passerons de vos services et que nous laisserons à la providence le soin de remplir les cimetières. Nous vous informons que, notre vie durant, nous aimerions ne plus entendre parler de vous ni de vos estimables collègues. Nous voulons qu'on nous foute la Paix, la Paix, la Paix ! Rompez, général ! »


On ne peut mieux dire… Saluons Gabriel Chevallier et reprenons notre modeste tâche qui consiste à tisser jour après jour le linceul de ce vieux monde indécent, imbécile, incongru, incendiaire, insensé et cacochyme.


Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane




Avec le soir, les cris redoublent,
Le délire s'empare des hommes.
Là-dedans, l'air est irrespirable ;
La température est insupportable ;
Le climat est effroyable ;
Ça sent le pus là-dedans,
Les pansements et le sang
Et puis, les excréments.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque

La tête me tourne, la fièvre me prend ;
On étouffe doucement.
Je tremble, j'hallucine.
Dans mes yeux, un bûcher fulgurant ;
Debout, disloqués, grimaçants,
Des soldats bleus, des soldats gris s'assassinent
Un peu décapités, sanguinolents
Sans gencives, sans dents.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque

Bleus, gris, c'est le massacre ;
Ils se démènent, ils s'acharnent.
Hommes et rats partagent le champ.
Leurs mâchoires ricanent.
Le crâne ouvert ballotte,
Une main s'enfonce et sort en riant
Une bouillie aux vermicelles,
L'amas gluant de la cervelle.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque

Alors, tranquille, indifférent,
Il gobe son œil qui pend,
Puis, ouvre sa capote,
Déroule ses intestins dégoulinants,
En fait un nœud coulant.
D'un geste sûr, il enserre
Le cou de l'Allemand.
La langue sort lentement.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque

Une femme vient qui allaite
Un enfant ;
Elle le pose doucement
Sur la barricade en flammes ;
Il remue en pleurant ;
La mère émue part en gémissant.
Cochon de lait à la broche,
L'enfant grésille.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque


On emplit les seaux de sang ;
On récupère le rôti d'enfant
Qu'on emporte pour la popote
Du haut commandement.
Là, on prend l'apéritif en observant
De loin, à la lunette,
Vainqueurs, vaincus également,
Les cadavres indifférents.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque

En première ligne, tout à l'avant,
Je sers la mitrailleuse,
Cette tueuse bégayeuse.
Un papillon s'en va voltigeant
Dessus la côte crayeuse ;
Au pied coule la Meuse.
Tuez ce papillon, dit le commandant
Mais ce papillon, c'est mon cœur volant.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque.

Mon ennemi le colonel descend
D'une auto et craque une allumette.
Sur la boue, les rats sont à la fête.
Une petit lueur avance en bondissant ;
Au loin, sonne une trompette.
La flammèche vient droit sur ma tête,
La mèche entre dans ma bouche,
Mon ventre est bourré de cheddite.
Toc, toc, toc !
Dehors, on bat la berloque.

lundi 20 octobre 2014

SERGENT BRAILLARD

SERGENT BRAILLARD

Version française – SERGENT BRAILLARD – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson allemande - Sergeant Waurich – Erich Kästner – 1930
aus: "Was nicht in Euren Lesebüchern steht"   von und mit Holger Münzer
Texte: 1930 Sergeant Waurich (Laerm im Spiegel)
Musique : Hans Eisler – 1966
Adaptation: Holger Münzer (1972) Interprétation: Holger Münzer (1976)





« Si tu avais mon revolver maintenant -
Tu me tirerais dessus, là tout de suite, ici ? »
J'ai dit : « Oui » !









Ah, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson d'Erich Kästner. Comme telle, elle vient de loin… De l'an 1930. Et ce n'est pas sans intérêt de connaître la date de sa création, surtout si on la met en relation avec le titre de la canzone et certains des éléments qu'elle contient.

Écoute, Marco Valdo M.I. mon ami, une chanson d'Erich Kästner ne me laisse jamais indifférent. C'est vraiment un très grand monsieur, un vrai poète, un superbe romancier, un non moins extraordinaire chroniqueur et un journaliste comme on n'en trouve que rarement.

Mon ami Lucien l'âne, tu ne peux pas savoir combien tes propos me comblent. Tout ce que tu dis de Kästner est rigoureusement exact. Dès lors, a priori, cette canzone est d'un grand intérêt pour les Chansons contre la Guerre. Ensuite, elle raconte l'histoire d'un sergent nul, brutal, idiot, sadique ; ce qui en fait un texte anti-militariste et même, anti-militaire. Mais elle est bien plus que ça… Et là, intervient la question de la date et du grade de l'individu dénommé ici : Sergent Braillard. Je t'ai dit  : écrite en 1930. Enlève « une douzaine d'années » ; on est en 1917-18. Donc, un gars qui était sergent à cette époque. Un de ces militaires, casques d'acier… des corps francs.


Ne serait-ce pas certain gueulard moustachu ?, dit Lucien l'âne en clignant de l'oeil.


Certes, dit Marco Valdo M.I. en souriant, je vois bien que tu penses à quelqu'un d'autre, dont ce pourrait être le portrait… Mais ce « gueulard moustachu », ce « blechtrommel », ce tambour de fer blanc n'a jamais pu atteindre le grade de sergent. Il est resté caporal. De plus, il n'a jamais exercé la fonction d'instructeur militaire, même bête, même incompétent. Bref, Kästner ne l'a pas connu durant la guerre ; il ne pouvait quasiment rien prévoir en 1930 de ce qui allait faire d'un caporal minable un tyran dément de première envergure.


Cependant, son texte est prophétique, je te le dis, dit Lucien l'âne en secouant sa noire crinière. Et pour savoir combien, il suffit de le lire ou de l'écouter…
D'ailleurs, il est fort dommage qu'il n'ait pas mis en acte ce qui est dit dans la canzone :

… il m'a demandé :
« Si tu avais mon revolver maintenant -
Tu me tirerais dessus, là tout de suite, ici ? »
J'ai dit : « Oui » !
Et en effet, on aurait peut-être pu éviter bien des tribulations et des morts.


Mais ce n'est pas sûr… Regarde bien, Lucien l'âne mon ami, le personnage ici décrit par Kästner, qui ressemble tellement à ce Ratatin de malheur, à ce hâbleur, cette idole haineuse d'horribles hyènes honteuses, ce nain maléfique, ce moulin à paroles… avait été produit à des milliers d’exemplaires par la décomposition de l'Empire de Guillaume, comme un cadavre produit en masse les vers qui vont le dévorer. Le point essentiel est que, comme disait le loup à propos du mouton, si ce n'était lui, c'eût été un de ses clones. Et dès lors, l'assassiner précocement n'aurait peut-être pu éviter le désastre. Je reconnais cependant que c'est une idée plaisante. Ceci dit,le texte d e Kästner a tout d'un discours de Cassandre et montre, une fois encore, combien la poésie ouvre les horizons de la pensée.


Marco Valdo M.I. mon ami, il y aurait tant de choses encore à dire à propos de cette canzone. Mais laissons l'imagination es uns et des autres faire ses circonvolutions et reprenons notre tâche, simple mais si nécessaire et tissons le linceul de ce vieux monde imbécile, militarisé, bestialisé et cacochyme.



Heureusement !



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane




Il y a une douzaine années maintenant,
C'était notre sergent.
Nous avons appris de lui : « Présentez arme ! »
Quand l'un de nous tombait, en riant
Il crachait devant lui dans le sable.

« À genoux ! » était sa sentence préférée.
Bien deux cents fois, il l'a braillée.
Nous étions là sur la place désolée,
Où nous avons plié les genoux
Et appris la haine du même coup.

À celui qui déjà était à quatre pattes,
Il arrachait sa veste
Et hurlait : « Salopard, tu vas geler des fesses ! »
Puis, il s'en allait. On fait encore
Des soldes de jeunesse.

Il m'a jeté par amusement sur le sable
Ensuite, il m'a demandé :
« Si tu avais mon revolver maintenant -
Tu me tirerais dessus, là tout de suite, ici ? »
J'ai dit : « Oui » !

Celui qui l'a connu, ne l'oubliera jamais.
On se le garde au frais !
C'est un animal. Il vomit et il braille.
On appelle le sergent Braillard : « le bétail »,
Comme ça, tout le monde le reconnaît.


L'homme m'a retourné le foie.
Lui, ça ne le touche pas.
Il provoque et fait mal et martèle à haute voix.
Et quand avant de dormir, commence à poindre la nuit,
Alors, je pense à lui.