mercredi 19 mars 2014

IL EST GRAND TEMPS !

Il est grand temps ! Il est grand temps ! 
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
Celui qui perd son temps aujourd'hui est un dément, 

IL EST GRAND TEMPS !

Version française - IL EST GRAND TEMPS ! – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson allemande – Höchste Eisenbahn! – Friedrich Hollaender – 1932
Paroles et musique de Friedrich Hollaender.



Cette chanson donnait son titre à la dernière des revues de cabaret composées par Hollaender avant de fuir l'Allemagne nazie, quand – comme dit le refrain – il restait peu de temps à perdre, peu de temps pour faire tout ce qu'on n'avait pas fait jusqu'alors… Juste le temps de faire ses valises et de sauter dans le premier train et laisser ce pestilentiel et sombre pays, otage des chemises brunes.

Il y a des cabarets, comme le « Tingel-Tangel » fondé par Hollaender lui-même en 1931, qui menèrent désespérément la dernière bataille contre le nazisme qui était en train de gagner le pouvoir. Ce n'est pas un hasard si à l'automne 1932, les S.A. firent irruption au Tingel-Tangel en détruisant tout et en frappant les acteurs qui jouaient justement « Höchste Eisenbahn » « IL EST GRAND TEMPS ! »…

Friedrich Hollaender fuit Berlin à grands pas quelques heures après l'incendie du Reichstag (qui fut, comme on sait, un épisode manigancé à dessein par les nazis comme prétexte à la répression de toute forme d'opposition et de désaccord) sans réussir à rien emmener, pas même une des centaines de partitions écrites par lui. Presque tout fut perdu dans le furieux délire du régime, y compris la partition et les brouillons et les photos de scène de cette revue, par la suite patiemment reconstituée à partir du peu de matériel resté.



Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
De faire tout ce que tu n'as pas fait !

Y a-t-il une femme que tu n'as pas encore embrassée ?
Y a-t-il encore un pays, où tu n'es pas allé ?
Il est grand temps ! Il est grand temps !
Y a-t-il une issue que tu n'as pas encore trouvée ?
Y a-t-il un droit que tu ne peux te procurer ?
Il est grand temps ! Il est grand temps!
Car on ne sait ce qui arrivera demain,
Et personne ne peut prévoir ce qui adviendra.
Tout peut être bouleversé, après-demain déjà,!
Seul aujourd'hui est certain :

Pour saisir, ce qu'il faut saisir,
Pour haïr, ce qu'il faut haïr,
Pour enchaîner ce qu'il faut enchaîner,
Pour sauver ce qu'il faut sauver.
Il est grand temps ! Il est grand temps !
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
Celui qui perd son temps aujourd'hui est un dément,
Il n'y a pas de bonnes solutions pour les chances perdues.
Il est grand temps!
Ah, l'aiguille avance à une cadence éperdue
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!

Y a-t-il une injustice que tu n'as pas réparée ?
Y a-t-il une chance que tu n'as pas tentée ?
Il est grand temps ! Il est grand temps !
Y a-t-il un mufle que tu n'a pas encore calmé ?
Y a-t-il des pauvres que tu n'as pas aidés ?
Il est grand temps! Il est grand temps !
Y a-t-il une vérité que ta bouche garde pour soi ?
Y a-t-il encore toujours des musiques militaires ?
Toujours encore le cauchemar de la guerre ?
C'est maintenant à toi :

D'oser ce que tu dois !
De dire ce que tu dois !
De justifier ce que tu dois !
De pleurer, ce que tu dois !


Il est grand temps ! Il est grand temps !
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!
Le train, que tu manques maintenant,
Part sous ton nez, et toi limace humaine inerte, tu restes sur le trottoir.
Il est grand temps !
L'aiguille avance impitoyable. As-tu fait ton devoir ?
Alerte, alerte, il est plus que temps !!!

mardi 18 mars 2014

L'HOMME EST UNE MACHINE QUI AVANCE À COUPS DE PIED DANS LE CUL

L'HOMME EST UNE MACHINE QUI AVANCE
À COUPS DE PIED DANS LE CUL

Version française - L'HOMME EST UNE MACHINE QUI AVANCE À COUPS DE PIED DANS LE CUL – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – L'uomo è una macchina che va a calci in culo – Fucktotum – 2009



Jarry sur son vélo Clément 96





.
Juste une remarque, dit Marco Valdo M.I. en riant : la définition de l'homme par Fucktotum me paraît assez proche de celle du vélo que dans « La Passion considérée comme une course de côte », citée en introduction à L'Aviateur [46427], Jarry attribuait aux Chinois de son imaginaire : « ...la définition que donnent aujourd’hui les Chinois de la bicyclette : « Petit mulet que l’on conduit par les oreilles et que l’on fait avancer en le bourrant de coups de pied. » .

J'aime beaucoup cette définition, mais, laisse-moi te dire que jamais un âne ne se laisserait conduire comme ça...



Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane



L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

L'histoire enseigne et l'a démontré :
L'homme est paresseux quand il n'est pas motivé
Et les révolutions et les grandes découvertes
Sont le fruit de coups de pied dans les couilles
Les droits de l'homme sont des conneries
S'ils ne sont pas défendus à coups de lattes
Les proclamations solennelles ne perturbent pas l'imbécile
La masse ne se bouge que quand elle a le ventre vide

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
Une bête de somme, une tête de mule
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

Celui qui dit de tendre l'autre joue
A déjà rempli son ventre
Le prêtre le dit aussi pour nous tenir tranquilles
Mais à l'occasion il bénira les fusils
Et contre la faim et la diphtérie
L'ONU amuse la galerie
L'unique forme d'engagement civil
C'est de prendre un fusil

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
Une bête de somme, une tête de mule
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul

L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul
Une bête de somme, une tête de mule
L'homme est une machine qui avance à coups de pied dans le cul


LA TERRE CESSERA DE TOURNER

LA TERRE CESSERA DE TOURNER

Version française - LA TERRE CESSERA DE TOURNER – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Il giorno che la Terra smise di girare - Fucktotum – 2011











Ah, Lucien l'âne mon ami, voici une chanson qui va bien te plaire, car elle remet les humains à leur vraie place et plus exactement, les ramène à leur vraie dimension dans l'univers... Autant dire à pas grand chose.


Oh, oh... Je me réjouis de la découvrir.



Et ce n'est pas tout, elle replace également les églises et les religions dans le paysage. Et puis, elle met fin au mythe de l'éternité de la Terre, laquelle comme tu le sais, n'en a plus pour très longtemps... À peine quelques milliards d'années.


Houla, la fin approche. C'est affolant, dit Lucien l'âne en riant de toutes ses dents. Je ne l'imaginais pas si proche


Mais la chanson nous raconte une autre histoire ; elle nous dévoile d'autes mystères...



Quels mystères ? Qu'y aurait-il encore que nous ignorerions ?



Eh bien, elle nous révèle, en fait, que nous vivons sous la coupe d'extraterrestres, qui tiennent les leviers de commande de toute notre vie : ils contrôlent toute la richesse par les banques, le pouvoir par la politique et influencent gravement nos consciences par leurs prêtres, leurs papes et leurs Monseigneurs... Évidemment, il faut tenir compte du fait que c'est la version italienne. Ailleurs, ce sont d'autres religieux qui jouent les mêmes rôles.


Tout cela est bien inquiétant, dit Lucien l'âne tout tremblant. Comment va-t-on y mettre fin ?



Il s'agira tout simplement de s'en débarrasser... Comment ? La chanson ne le dit pas... Elle conclut juste ceci :
« Alors on se débarrassera en toute justice
De ces envahisseurs jouant les Monseigneurs. »



Voilà qui est clairement dit. Pour la méthode, on verra au moment opportun. En attendant, apportons-y notre petite contribution et traduisant cette chanson, décolonisons la planète de ses envahisseurs, tissons, tissons le linceul de ce vieux monde condamné à disparaître, sous influence, rébarbatif, supplicieur et cacochyme.





Heureusement !





Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane







Le jour où la Terre cessera de tourner
On découvrira que les prêtres sont des Martiens
Ils décolleront pour Mars dans leurs clochers
En réalité, des fusées spatiales, d'étranges engins.




Le vent soufflera fort, personne n'ira travailler
Les politiciens et les banquiers fuiront dans le ciel
Eux aussi n'étaient que des agents étrangers
Ils s'en retourneront là-bas (Bon débarras !) avec leurs grattes-ciel




Le jour où la Terre cessera de tourner
Le Pape cessera de parler (Ouf!)
Plus de journaux, plus de télés
Plus de publicité pour nous casser les pieds (Ouf!)




Restera un grand silence et des fleuves poissonneux
Et les bisons en troupeaux rôdant furieux
Ce sera l'heure de se démener
Pour convaincre la Terre de se remettre à tourner




On comprendra combien elle est lasse d'être habitée
Par des milliards de cons qui l'importunent
Face à l'univers, on compte pour des prunes
Quand on s'en rendra compte, la galaxie sera sauvée





Il sera enfin clair que ces siècles de supplice
Étaient l’œuvre de créatures venues d'ailleurs
Alors on se débarrassera en toute justice
De ces envahisseurs jouant les Monseigneurs

JE HAIS LA NATURE

JE HAIS LA NATURE

Version française – JE HAIS LA NATURE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Odio la natura – Fucktotum – 2002






En pur « fucktotum style », mais c'est aussi toujours – à sa manière - une chanson contre la guerre à notre belle terre…



Je hais la nature
Je la regarde avec peur
Les koalas, les hérissons et les pandas
C'est le diable qui les envoie

Animaux anthropomorphes
Et nous humains tous morts
Mieux vaut l'aube nucléaire
Que l'aurore boréale

J'aime le verre et le ciment
Et la poussière d'amiante
Les pétroliers sur la plage
Et les mouettes qui naufragent

Je hais la nature
Je la regarde avec peur
On travaille, on sue, on espère
Ensuite par les bactéries, on meurt.

Je fais don aux pingouins
D'un beau trou dans l'ozone
Et au dîner aux voisins
Des grillades à la tonne

À la moissonneuse-batteuse,  j'écume
La forêt centenaire
Avec la trinitro, dans la brume
Le gorille saute en l'air

Je rêve de parkings et de prés de vinyle
De pluies acides qui baignent un gris avril
Ce monde mort est bien fini
Rats d'égout et cafards dans nos lits

Je hais la nature
Les légumes me saturent
Le ciel bleu et l'air pur

Sacrédieu, putain de nature !

dimanche 16 mars 2014

LE CŒUR DORÉ DE LA BOURGEOISIE

LE CŒUR DORÉ DE LA BOURGEOISIE


Version française - LE CŒUR DORÉ DE LA BOURGEOISIE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson allemande - Das goldene Herz der Bourgeoisie – Robert Gilbert – 1931

Texte de David Weber, pseudonyme de Robert Gilbert (1899-1978), musicien, chanteur et acteur allemand.
Musique de Herbert Breth-Mildner.
Interprétée par Ernst Busch, disque “Es kommt der Tag”, huitième publication de la série Rote Reihe” d'Aurora-Schallplatten (1974).
Plus récemment par Christoph Holzhöfer, chanteur allemand.

De Robert Gilbert alias David Weber voir aussi Ballade Vom Neger Jim.



Voilà le cœur doré, le cœur gras couleur char de la bourgeoisie.






Ils ne sont pas aussi mauvais qu'ils paraissent
Ils ont un esprit doux.
Ils ne peuvent pas voir mourir un pou
Et ils s'efforcent d'obtenir la richesse
Et quand un couple de prolos y passe,
Le robinet du gaz ouvert et pas débranché,
Alors, ils soupirent compassés
Et donnent un mark entier
Pour les petits orphelins de Marie
Voilà le cœur doré de la bourgeoisie

L'argent ne leur est pas en soi sympathique,
Ils profitent sans se poser de questions
Ils se croient absolument démocratiques
Et parlent de la liberté à la maison.
Et quand ils sentent que ça bouge,
Alors, ils publient quelque chose de rouge
Et se lamentent : Réforme !
Le danger est énorme
Et la Bourse morne comme la pluie -
Voilà le cœur doré, le cœur gras noir-rouge-jaune de la bourgeoisie.

Ce sont des humains ô combien insatiables
Ils ont leur Goethe sur sa table.
Mais quand ils sentent venir la guerre et ses millions
Alors, ils trouvent le tank admirable ;
Les lance-flammes et les canons,
Et les petits obus semblent mignons !
La bravoure, c'est l'élan vital
Le gaz aussi, c'est génial !
Qu'ils crèvent comme du bétail, c'est complètement égal !
Voilà le cœur doré, le cœur gras couleur char de la bourgeoisie.


Prolos, ils vous ont exploités,
Si noblement, si bien, si humainement.
Si on tire sur vous vraiment
Eux-mêmes n'auront pas tiré.
Les types qui se bagarrent et assassinent,
On peut en acheter des quantités -
C'est leur commerce.
Mais quand vous affrontez
Ces tueurs à gage et compagnie
Alors, vous découvrez le cœur doré,
Le cœur gras pavé de pièces d'or de la bourgeoisie.